{"id":444,"date":"2016-03-19T08:56:29","date_gmt":"2016-03-19T08:56:29","guid":{"rendered":"https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/?p=444"},"modified":"2022-05-22T11:05:30","modified_gmt":"2022-05-22T11:05:30","slug":"avignon-mi-figue-mi-raisin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/avignon-mi-figue-mi-raisin\/","title":{"rendered":"Avignon : mi-figue, mi-raisin"},"content":{"rendered":"<p><strong>Jean-Pierre Han<\/strong><a href=\"#end1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-448\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1197068675-226x300.jpg\" alt=\"1197068675\" width=\"226\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1197068675-226x300.jpg 226w, https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1197068675.jpg 302w\" sizes=\"auto, (max-width: 226px) 100vw, 226px\" \/><\/p>\n<p>La 66<sup>e<\/sup> \u00e9dition du Festival d&#8217;Avignon, juillet 2012.<\/p>\n<p>\u00c0 Avignon, une \u00e8re s&#8217;ach\u00e8ve, ou plus exactement s&#8217;ach\u00e8vera l&#8217;ann\u00e9e prochaine apr\u00e8s l&#8217;\u00e9dition 2014. Il n&#8217;emp\u00eache, d\u00e8s cet \u00e9t\u00e9 l&#8217;atmosph\u00e8re fut quelque peu particuli\u00e8re. Les deux directeurs du Festival, Hortense Archambault et Vincent Baudriller, en place depuis 2003 entendant peut-\u00eatre faire feu de tout bois et pr\u00e9senter une programmation en forme de feu d&#8217;artifice. Histoire de mieux se faire regretter, sachant qu&#8217;ils auraient bien voulu continuer leur aventure dans la cit\u00e9 papale, qu&#8217;un d\u00e9risoire jeu de chaises musicales affectant quelques nominations \u00e0 la t\u00eate de grandes institutions th\u00e9\u00e2trales ont rendu impossible. Vu de l&#8217;\u00e9tranger la com\u00e9die politico-th\u00e9\u00e2trale de l&#8217;ancien gouvernement doit faire sourire : il fallait absolument caser le presque retrait\u00e9 Luc Bondy \u00e0 la t\u00eate du Th\u00e9\u00e2tre de l&#8217;Od\u00e9on : ce fut fait au d\u00e9triment d&#8217;Olivier Py qui avait pourtant fort bien dirig\u00e9 l&#8217;\u00e9tablissement durant ses mandats. L&#8217;affaire fit quelque remous que le ministre de la Culture de l&#8217;\u00e9poque, Fr\u00e9d\u00e9ric Mitterrand, s&#8217;empressa de calmer en nommant trois ans \u00e0 l&#8217;avance le m\u00eame Olivier Py \u00e0 le t\u00eate du Festival d&#8217;Avignon !<\/p>\n<figure id=\"attachment_447\" aria-describedby=\"caption-attachment-447\" style=\"width: 250px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-447\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1155875512.jpg\" alt=\"The poster of the Avignon festival.\" width=\"250\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1155875512.jpg 250w, https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1155875512-225x300.jpg 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-447\" class=\"wp-caption-text\">The poster of the Avignon festival.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Hortense Archambault et Vincent Baudriller ont travaill\u00e9 avec Simon McBurney, l\u2019artiste associ\u00e9 de cette ann\u00e9e. \u00c0 chaque \u00e9dition un artiste est ainsi d\u00e9sign\u00e9 par les directeurs du Festival. Son r\u00f4le consiste bien s\u00fbr \u00e0 pr\u00e9senter sa ou ses cr\u00e9ations, mais aussi \u00e0 \u00e9tablir un v\u00e9ritable dialogue avec les directeurs notamment en ce qui concerne la programmation. Ils ont fait appel \u00e0 tous leurs fid\u00e8les, anciens artistes associ\u00e9s eux aussi, et pr\u00e9sents d&#8217;ann\u00e9e en ann\u00e9e, mais pas toujours ensemble comme lors de cette session. La liste est \u00e9loquente : Thomas Ostermeier, Josef Nadj, Christoph Marthaler, Romeo Castellucci\u2026 Ils \u00e9taient donc tous l\u00e0 accompagn\u00e9s de quelques autres fid\u00e8les comme Arthur Nauzyciel, l&#8217;anglaise Katie Mitchell, laur\u00e9ate du Prix Europe Nouvelles r\u00e9alit\u00e9s th\u00e9\u00e2trales en 2010, Christophe Honor\u00e9\u2026 Bref que du tr\u00e8s beau monde auquel sont venus s&#8217;ajouter St\u00e9phane Braunschweig, le directeur du Th\u00e9\u00e2tre national de la Colline \u00e0 Paris, \u00c9ric Vigner, autre directeur de Centre dramatique national et les plus jeunes, et donc forc\u00e9ment prometteurs, Guillaume Vincent ou S\u00e9verine Chavrier. Superbe g\u00e9n\u00e9rique qui ne tient d&#8217;ailleurs pas compte des chor\u00e9graphes, sachant que depuis quelques ann\u00e9es le Festival s&#8217;est tr\u00e8s largement ouvert \u00e0 la danse contemporaine.<\/p>\n<p>On se souvient de la tr\u00e8s vive pol\u00e9mique qui opposa, en 2005, selon les organisateurs, les tenants du th\u00e9\u00e2tre de texte \u00e0 ceux plus tourn\u00e9s vers un th\u00e9\u00e2tre transdisciplinaire et performatif notamment repr\u00e9sent\u00e9 par l&#8217;artiste associ\u00e9 Jan Fabre. Ce fut l\u00e0, en r\u00e9alit\u00e9, une habile mani\u00e8re de maquiller le fait que la programmation de cette ann\u00e9e-l\u00e0 n&#8217;\u00e9tait tout simplement pas tr\u00e8s bonne. Sept ans plus tard, les directeurs qui se sont aguerris sembl\u00e8rent nous faire un pied de nez en pla\u00e7ant leur nouvelle \u00e9dition quasiment sous le signe de la litt\u00e9rature. Que l&#8217;on en juge : Simon McBurney mit en sc\u00e8ne, dans la Cour d&#8217;honneur du palais des papes, et en ouverture du Festival, une adaptation du <em>Ma\u00eetre et Marguerite <\/em>de Mikhail Boulgakov, un peu plus tard lui succ\u00e9da sur la sc\u00e8ne de cette fameuse Cour l&#8217;\u00e9crivain John Berger, puis vint le tour d&#8217;Arthur Nauzyciel pour une adaptation plus que controvers\u00e9e de <em>La Mouette<\/em> de Tchekhov.<\/p>\n<p>Ailleurs on assista \u00e0 la mise en sc\u00e8ne de <em>Six personnages en qu\u00eate d&#8217;auteur<\/em> de Pirandello mis en sc\u00e8ne par St\u00e9phane Braunschweig, Katie Mitchell travaillant quant \u00e0 elle \u00e0 la pr\u00e9sentation plus que fid\u00e8le \u2013 puisque le texte \u00e9tait lu, pendant que se d\u00e9roulait sur la plateau une sorte d&#8217;illustration des propose tenus \u2013 du roman de W.G. Sebald, <em>Les Anneaux de Saturne.<\/em> Mais tous les projecteurs furent braqu\u00e9s sur l&#8217;\u00e9crivain, metteur en sc\u00e8ne et cin\u00e9aste, Christophe Honor\u00e9 qui n&#8217;avait pas moins de trois de ses textes repr\u00e9sent\u00e9s. Les deux premiers mont\u00e9s par \u00c9ric Vigner (<em>La Facult\u00e9<\/em>) et Robert Cantarella (<em>Un jeune se tue<\/em>), alors que lui-m\u00eame s&#8217;amusait \u00e0 mettre en sc\u00e8ne un de ses textes consacr\u00e9 au mouvement du \u00ab Nouveau roman \u00bb (mouvement litt\u00e9raire informel qui regroupa des \u00e9crivains comme Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet, Claude Simon, Nathalie Sarraute, Robert Pinget)\u2026 Mais, bien s\u00fbr, bon sang ne sachant mentir, le reste de la programmation s&#8217;\u00e9loignait plus ou moins du rivage de la pure litt\u00e9rature ou du texte d\u00e9j\u00e0 classique comme <em>Un ennemi du peuple<\/em> d&#8217;Ibsen transpos\u00e9 avec force et pertinence par Thomas Ostermeier.<\/p>\n<figure id=\"attachment_446\" aria-describedby=\"caption-attachment-446\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-446\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1092332983.png\" alt=\"Ibsen\u2019s Enemy of the People directed by Thomas Ostermeier for Schaub\u00fchne Berlin festival. \u00a9 Christophe Raynaud\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1092332983.png 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1092332983-150x150.png 150w, https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1092332983-270x270.png 270w, https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1092332983-230x230.png 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-446\" class=\"wp-caption-text\">Ibsen\u2019s Enemy of the People directed by Thomas Ostermeier for Schaub\u00fchne Berlin festival. <br \/>\u00a9 Christophe Raynaud<\/figcaption><\/figure>\n<p>Th\u00e9\u00e2tre de texte, classique ou pas, th\u00e9\u00e2tre transdisciplinaire, performatif, plus ou moins exp\u00e9rimental ou pas, force est de dire que la pr\u00e9sente \u00e9dition fut loin d&#8217;\u00eatre convaincante. Cela avait pourtant bien commenc\u00e9 avec <em>Le Ma\u00eetre et Marguerite<\/em> pr\u00e9sent\u00e9 par Simon McBurney, un beau spectacle tr\u00e8s habilement r\u00e9alis\u00e9, assez habilement (technologies nouvelles utilis\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 plus soif) pour habiter le vaste plateau de la Cour d&#8217;honneur. Rien de g\u00e9nial ni de franchement novateur, mais enfin un spectacle qui tenait la route et parvenait \u00e0 faire entendre l&#8217;\u0153uvre de Boulgakov, ce qui n&#8217;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pas si mal que cela. Puis vinrent deux spectacles de toute beaut\u00e9 : <em>La N\u00e9gation du temps<\/em> du Sud-Africain William Kentridge et <em>My Fair Lady : un laboratoire de langues<\/em> de Christoph Marthaler, sur deux sujets qui sont aux fondements m\u00eame de l&#8217;acte th\u00e9\u00e2tral : le temps et les langues.<\/p>\n<figure id=\"attachment_445\" aria-describedby=\"caption-attachment-445\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-445\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1340110683.jpg\" alt=\"Meine faire Dame is Christoph Marthaler\u2019s version of My Fair Lady, produced in Basel, Switzerland. \u00a9 Judit Schlosser\" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1340110683.jpg 500w, https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1340110683-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-445\" class=\"wp-caption-text\">Meine faire Dame is Christoph Marthaler\u2019s version of My Fair Lady, produced in Basel, Switzerland. \u00a9 Judit Schlosser<\/figcaption><\/figure>\n<p>Paradoxalement le premier sujet n&#8217;est quasiment jamais trait\u00e9 sur nos sc\u00e8nes. Il est vrai que ce n&#8217;est pas une mince affaire que de s&#8217;y atteler, et sans doute fallait-il tout le talent de William Kentridge pour oser le faire et\u2026 r\u00e9ussir dans un brillant m\u00e9lange des genres (th\u00e9\u00e2tre, musique, danse, etc.) \u00e0 nous convaincre. Quant \u00e0 Marthaler, on conna\u00eet son univers tr\u00e8s particulier et sa propension \u00e0 jouer de la choralit\u00e9 dans toutes ses r\u00e9alisations. Sa vision-adaptation de la c\u00e9l\u00e8bre com\u00e9die musicale d&#8217;Alan Jay Lerner et de Frederick Loewe est \u00e0 la fois dr\u00f4le et percutante et sans doute \u00e9tait-il n\u00e9cessaire d&#8217;\u00eatre tr\u00e8s attentif \u00e0 la deuxi\u00e8me partie du titre du spectacle : \u00ab un laboratoire de langues \u00bb, car c&#8217;est bien de cela dont il \u00e9tait question, parfois de mani\u00e8re d\u00e9sopilante.<\/p>\n<p>Ces trois spectacles programm\u00e9s en tout d\u00e9but de festival semblaient annoncer une formidable \u00e9dition 2012. Il fallut malheureusement bien vite d\u00e9chanter, les d\u00e9ceptions venant s&#8217;accumuler les unes apr\u00e8s les autres, qu&#8217;il s&#8217;agisse de <em>Six personnages en qu\u00eate d&#8217;auteur<\/em> de Pirandello remis au go\u00fbt du jour par St\u00e9phane Braunschweig, des <em>Anneaux de Saturne<\/em> illustr\u00e9s par Katie Mitchell ou encore de <em>La Facult\u00e9<\/em> de Christophe Honor\u00e9 mal g\u00e9r\u00e9e par \u00c9ric Vigner. Et ce n&#8217;est pas les jeunes talents \u00ab prometteurs \u00bb, Guillaume Vincent et S\u00e9verine Chavrier, qui chang\u00e8rent quoi que ce soit \u00e0 la morosit\u00e9 ambiante.<\/p>\n<p>Il fallut attendre <em>Un ennemi du peuple<\/em> d&#8217;Ibsen, relu et corrig\u00e9 avec une force et une vigueur extr\u00eames qui lui sont coutumi\u00e8res par Thomas Ostermeier (l&#8217;adaptation de la pi\u00e8ce \u00e9tant sign\u00e9e par Florian Borchmeyer) pour que le Festival se r\u00e9veille enfin. La pi\u00e8ce d&#8217;Ibsen \u00e9crite en 1882 est en effet d&#8217;une actualit\u00e9 br\u00fblante et nous renvoie directement \u00e0 notre monde en pleine crise. Avec ce spectacle le Festival retrouvait sa vocation annonc\u00e9e, celle d&#8217;\u00eatre en prise directe avec le r\u00e9el, politique, financier, \u00e9cologique.<\/p>\n<p>Vitrine de la cr\u00e9ation th\u00e9\u00e2trale contemporaine, le Festival fait la part belle, depuis de nombreuses ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0, \u00e0 des spectacles venus des quatre coins du monde. Ceux-ci lui auront bien rendu la politesse cette ann\u00e9e : sans eux le Festival aurait \u00e9t\u00e9 franchement terne (sauvons toutefois du d\u00e9sastre fran\u00e7ais Christophe Honor\u00e9 metteur en sc\u00e8ne de sa propre pi\u00e8ce <em>Nouveau Roman<\/em>)\u2026 Et ce n&#8217;est pas le dernier spectacle pr\u00e9sent\u00e9 dans la Cour d&#8217;honneur du palais des papes, <em>La Mouette<\/em> de Tchekhov, mise en sc\u00e8ne ou mise \u00e0 mal et singuli\u00e8rement \u00e9tir\u00e9e (jusqu&#8217;\u00e0 plus de quatre heures) par Arthur Nauzyciel qui inversa ce constat. Mais au moins, et toujours pour rester dans la tradition du festival, cette pr\u00e9sentation de la pi\u00e8ce de Tchekhov eut le m\u00e9rite de provoquer un d\u00e9but de pol\u00e9mique entre critiques. Les uns (ceux des grands journaux notamment) criant quasiment au chef-d&#8217;\u0153uvre, quelques autres, dont je m&#8217;honore de faire partie, ayant du mal \u00e0 contenir leur col\u00e8re devant une telle imposture li\u00e9e \u00e0 un v\u00e9ritable contresens sur la pi\u00e8ce. Ce type d&#8217;\u00e9cart du regard critique est int\u00e9ressant \u00e0 plus d&#8217;un titre ; il interroge tr\u00e8s fortement notre fonction, ce dont on ne peut que se r\u00e9jouir.<\/p>\n<hr \/>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-thumbnail wp-image-448\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1197068675-150x150.jpg\" alt=\"1197068675\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1197068675-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1197068675-270x270.jpg 270w, https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1197068675-302x300.jpg 302w, https:\/\/www.critical-stages.org\/7\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2016\/03\/1197068675-230x230.jpg 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><br \/>\n<a name=\"end1\"><\/a>[1] <strong>Jean-Pierre Han<\/strong> journaliste et critique dramatique. Directeur de la revue <em>Frictions<\/em>. R\u00e9dacteur en chef des <em>Lettres fran\u00e7aises<\/em>. Vice-Pr\u00e9sident de l\u2019AICT. Directeur des stages pour jeunes critiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">Copyright <strong>\u00a9<\/strong> 2012 Jean-Pierre Han<br \/>\n<em>Critical Stages\/Sc\u00e8nes critiques<\/em> e-ISSN: 2409-7411<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/4.0\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/88x31.png\" alt=\"\" width=\"88\" height=\"31\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">This work is licensed under the<br \/>\nCreative Commons Attribution International License CC BY-NC-ND 4.0.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean-Pierre Han[1] La 66e \u00e9dition du Festival d&#8217;Avignon, juillet 2012. \u00c0 Avignon, une \u00e8re s&#8217;ach\u00e8ve, ou plus exactement s&#8217;ach\u00e8vera l&#8217;ann\u00e9e prochaine apr\u00e8s l&#8217;\u00e9dition 2014. 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