{"id":267,"date":"2016-03-10T16:43:05","date_gmt":"2016-03-10T16:43:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/?p=267"},"modified":"2022-05-29T07:43:22","modified_gmt":"2022-05-29T07:43:22","slug":"howard-barker-interviews-1980-2010-conversations-in-catastrophe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/howard-barker-interviews-1980-2010-conversations-in-catastrophe\/","title":{"rendered":"Howard Barker Interviews 1980-2010: Conversations in Catastrophe"},"content":{"rendered":"<h6 style=\"text-align: center;\">Edited and introduced by Mark Brown<br \/>\n214 pp. Bristol and Chicago: intellectbooks, 2011.<\/h6>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Philippe Rouyer<\/strong><a href=\"#end1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-269\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2016\/03\/1331790067.jpg\" alt=\"1331790067\" width=\"493\" height=\"651\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2016\/03\/1331790067.jpg 493w, https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2016\/03\/1331790067-227x300.jpg 227w\" sizes=\"auto, (max-width: 493px) 100vw, 493px\" \/><\/p>\n<p>Cet ensemble de 17 entretiens avec Howard Barker (n\u00e9 \u00e0 Dulwich, UK le 28 juin 1946) dans l\u2019ordre chronologique est un r\u00e9gal pour tous ceux qui connaissent d\u00e9j\u00e0 l\u2019\u0153uvre prolifique de leur auteur. Gr\u00e2ce \u00e0 la proximit\u00e9 et \u00e0 la connivence entre Mark Brown, journaliste, critique, professeur \u00e0 Strathclyde, Ecosse, membre de l\u2019AICT et Howard Barker, les mat\u00e9riaux qui nous sont offerts permettent de visiter et surtout de revisiter l\u2019\u0153uvre th\u00e9\u00e2trale mais pas seulement &#8212; il est aussi peintre et po\u00e8te &#8212; d\u2019un des auteurs les plus importants de notre \u00e9poque. L\u2019ordre chronologique permet de suivre le d\u00e9veloppement de la pens\u00e9e \u00e0 la fois th\u00e9orique et pratique de Howard Barker sur l\u2019\u00e9criture, le monde , ses enjeux id\u00e9ologiques et politiques, sur le th\u00e9\u00e2tre, le jeu de l\u2019acteur. Cet ordre chronologique est d\u2019autant plus passionnant qu\u2019il prouve la continuit\u00e9 d\u2019une pens\u00e9e qui s\u2019approfondit au fil des contradictions mais qui reste adoss\u00e9e \u00e0 des fondements incontournables.<\/p>\n<p>Nous n\u2019avons que deux ou trois petits regrets \u00e0 formuler et nous les ferons tout de suite.<\/p>\n<p>Dans la table des mati\u00e8res, les dates des entretiens, leur date et lieu de publication, ou le fait que ce sont des entretiens originaux, ne sont pas mentionn\u00e9es ; il faut se reporter \u00e0 la fin de chaque entretien.<\/p>\n<p>Dans un livre de cette qualit\u00e9, on regrettera en outre l\u2019absence d\u2019une liste compl\u00e8te des \u0153uvres th\u00e9\u00e2trales et surtout de leur date de cr\u00e9ation sur sc\u00e8ne. De la m\u00eame fa\u00e7on on regrettera dans la liste de lecture (p.211) que seuls les ouvrages publi\u00e9s depuis 2007 par Oberon Books soient cit\u00e9s. John Calder a publi\u00e9, avant de fermer sa maison d\u2019\u00e9dition (1949-2007) et de donner les droits des \u0153uvres th\u00e9\u00e2trales \u00e0 Faber, des <em>collected plays<\/em> pour la plupart \u00e9puis\u00e9es. Cela aurait m\u00e9rit\u00e9 de figurer de m\u00eame que les publications faites \u00e0 l\u2019\u00e9tranger &#8212; notamment en France gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019Atalante, et \u00e0 Lansman en Belgique &#8211;, et surtout depuis 2001 aux \u00c9ditions th\u00e9\u00e2trales. Dernier petit regret : j\u2019ai eu le plaisir de diriger la th\u00e8se de doctorat de Juliette M\u00e9zergues soutenue en juin 2008 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Michel de Montaigne &#8211; Bordeaux 3 dont la pr\u00e9sidente du jury \u00e9tait E. Angel-P\u00e9rez, grande sp\u00e9cialiste de Barker en France qui a dirig\u00e9 l\u2019\u00e9quipe pour la traduction de <em>Arguments pour le th\u00e9\u00e2tre<\/em>, Besan\u00e7on, Les Solitaires intempestifs, 2006. Le titre de la th\u00e8se est : <em>Pour une esth\u00e9tique du chaos : le th\u00e9\u00e2tre de la catastrophe<\/em>. On y trouvera une chronologie compl\u00e8te des \u0153uvres de Barker et de leurs repr\u00e9sentations en GB et ailleurs, notamment en France, jusqu\u2019en 2008.<\/p>\n<p>Howard Barker n\u2019est pas proph\u00e8te en son pays, un peu comme Edward Bond et il est en froid, c\u2019est une litote, avec le monde des institutions th\u00e9\u00e2trales. Mais en France, l\u2019Od\u00e9on Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Europe a propos\u00e9 de janvier \u00e0 avril 2009 un cycle Howard Barker (<em>Les europ\u00e9ens, Gertrude <\/em>et<em> Le cas Blanche Neige<\/em>) qui a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 au grand public fran\u00e7ais une \u0153uvre encore confidentielle ici.<\/p>\n<p>Il est impossible de d\u00e9tailler la richesse de tous ces entretiens conduits par des chercheurs universitaires confirm\u00e9s et par de jeunes doctorants passionn\u00e9s. On recommandera cependant le premier (pour <em>Theatre Quarterly<\/em> en 1981 vol.10.40) et le dernier entretien original sp\u00e9cialement conduit pour ce livre par Mark Brown avec Howard Barker et qu\u2019il faut lire plume \u00e0 la main tant les images et les id\u00e9es y sont riches. On sera frapp\u00e9 de la continuit\u00e9: c\u2019est le m\u00eame homme qui parle avec cette honn\u00eatet\u00e9 fondamentale et paradoxale qui assume ses contradictions, ses changements d\u2019all\u00e9geance \u00e0 une id\u00e9ologie politique, celle de la gauche orthodoxe et alternative, mais qui reste comme Edward Bond fid\u00e8le \u00e0 ses convictions profondes au del\u00e0 des modes et des bouleversements de surface du monde capitaliste et lib\u00e9ral. De 1980 \u00e0 aujourd\u2019hui on a le plaisir de retrouver le m\u00eame courage esth\u00e9tique et humain de dire qu\u2019il faut poser des questions et surtout qu\u2019on ne pose pas de questions en feignant d\u2019avoir les r\u00e9ponses.<\/p>\n<p>S\u2019inscrire d\u00e8s le d\u00e9part dans une vision catastrophique du monde n\u2019est pas un aveu de faiblesse mais de grande lucidit\u00e9 o\u00f9 le th\u00e9\u00e2tre peut apporter sa contribution d\u00e9rangeante. En face de notre part d\u2019ombre &#8212; Barker emploie beaucoup le mot <em>dark<\/em> dans de nombreux entretiens &#8212; dans la situation de citoyens mortels format\u00e9s par le monde commercial, t\u00e9l\u00e9visuel et politique du spectacle, il faut avoir le courage, qui est en fait un vrai retour aux sources du th\u00e9\u00e2tre tragique, d\u2019accepter que le th\u00e9\u00e2tre est le seul lieu o\u00f9 le provisoire est roi et que dire, j\u2019aime ou je n\u2019aime pas le th\u00e9\u00e2tre de Barker n\u2019a aucun sens.<\/p>\n<p>Pour appr\u00e9cier ce livre, il faut certainement conna\u00eetre le th\u00e9\u00e2tre de Barker, mais c\u2019est aussi une invitation \u00e0 le d\u00e9couvrir sur sc\u00e8ne ou par la lecture. Tous les interrogateurs qui ont \u0153uvr\u00e9; ici ne sont pas des fanatiques de Barker; ils savent, gr\u00e2ce \u00e0 la dialectique de l\u2019engagement dans la rencontre face \u00e0 face, \u00eatre \u00e0 l\u2019\u00e9coute d\u2019un homme qui \u00e9crit et joue sa vie sans narcissisme excessif, se d\u00e9fie de lui-m\u00eame, de Dieu (mais ath\u00e9e n\u2019est pas le bon mot pour Barker), trouve tout de suite des formules superbes sur tout, par exemple la vie, la mort, l\u2019honn\u00eatet\u00e9, la justice, l\u2019impartialit\u00e9 (\u00abc\u2019est la mort du th\u00e9\u00e2tre\u00bb voir l\u2019entretien \u00abthe idea of hidden life\u00bb de 1989), l\u2019\u00e9nergie, la catastrophe, la trag\u00e9die, le capitalisme, le th\u00e9\u00e2tre politique, le r\u00e9alisme et le naturalisme (th\u00e9\u00e2tre de la pertinence &#8212; <em>relevance<\/em> bien difficile \u00e0 traduire), la modernit\u00e9\u2026 la liste est longue.<\/p>\n<p>La m\u00e9thode de l\u2019entretien oral suivi d\u2019une transcription scrupuleuse apportent la confirmation d\u2019une intelligence ac\u00e9r\u00e9e, d\u2019une certitude ouverte de la pens\u00e9e et de la pratique d\u2019un auteur qui n\u2019accepte pas les \u00e0 peu pr\u00e8s et g\u00e8re brillamment les contradictions. Sa capacit\u00e9 \u00e0 formuler dans l\u2019instant de la conversation des id\u00e9es et leur mise en pratique sc\u00e9nique avec beaucoup de brio, de style et de conviction nous donne l\u2019impression que nous sommes, nous les lecteurs, ses interlocuteurs.<\/p>\n<p>Dans tous ces entretiens, Barker nous montre les raisons de son aversion pour les distinctions traditionnelles et paralysantes entre pens\u00e9e et action, autobiographie et \u0153uvre artistique, performance et direction impitoyable d\u2019acteurs. On apprend autant sur la vie de l\u2019auteur, en tant qu\u2019auteur, que sur l\u2019homme, \u00eatre humain engag\u00e9 dans la vie politique du monde que sur l\u2019\u0153uvre en perp\u00e9tuelle reconsid\u00e9ration et restructuration, sur la mani\u00e8re dont il peut partir d\u2019une image, d\u2019un objet, d\u2019un personnage ou d\u2019une id\u00e9e pour arriver \u00e0 un texte tr\u00e8s structur\u00e9 ou \u00e9clat\u00e9.<\/p>\n<p>Les plus belles pages sur la notion de th\u00e9\u00e2tre de la catastrophe, centrale chez Barker, se retrouvent d\u2019un entretien \u00e0 l\u2019autre; la catastrophe barkerienne n\u2019a rien \u00e0 voir avec la catastrophe ordinaire format\u00e9e \u00e0 laquelle nous a habitu\u00e9s la t\u00e9l\u00e9vision.<\/p>\n<p>Il serait presque ind\u00e9cent pour nous de vouloir r\u00e9sumer l\u2019entretien final avec Mark Brown \u00ab Art is; about going into the dark \u00bb [l\u2019art c\u2019est partir vers l\u2019obscur]: affronter l\u2019ombre, notre part personnelle et sociale d\u2019ombre, accepter la trag\u00e9die sans croire \u00e0 la catharsis finale ch\u00e8re \u00e0 Aristote ; cr\u00e9er toujours en situation de catastrophe et accepter que mobiles et \u00e9thique puissent changer sans qu\u2019on condamne ces changements.<\/p>\n<p>Barker, un peu comme Beckett, mais dans un autre registre formel, se refuse \u00e0 fabriquer de l\u2019optimisme &#8212; la lumi\u00e8re de Brecht &#8212; \u00e0 partir de situations \u00e9minemment noires qu\u2019il faut affronter.<\/p>\n<p>Pour Barker, le th\u00e9\u00e2tre est \u00ab l\u2019espace de l\u2019ill\u00e9galit\u00e9 \u00bb par excellence, le laboratoire des possibles humains (entretien de 1993) ; le th\u00e9\u00e2tre est le lieu des possibles imaginables et non des fantasmes ou des situations rev\u00e9cues \u00e0 la fa\u00e7on de la m\u00e9thode stanislavskienne. Sa mani\u00e8re de parler de la \u2018Shoah\u2019 comme \u00e9v\u00e9nement malheureusement imaginable est un raccourci saisissant sur le r\u00f4le de l\u2019imagination des hommes et de leur part d\u2019ombre.(p.192-93)<\/p>\n<p>On trouvera aussi tout ce qu\u2019il faut savoir pour comprendre la cr\u00e9ation, avec des acteurs de la Royal Shakespeare Company et du Royal Court Theatre, en 1988 de sa compagnie <em>The Wrestling School<\/em> [l\u2019\u00e9cole de la lutte] qui est sans doute le paradigme pour les compagnies de th\u00e9\u00e2tre de notre temps (entretien \u00ab on The Wrestling school \u00bb p.181-86). Le concept en action de <em>wrestling<\/em> rappelle \u2018l\u2019athl\u00e8te affectif\u2019 cher \u00e0 Antonin Artaud et celui de <em>school<\/em> nous ram\u00e8ne \u00e0 l\u2019\u00e9tymologie grecque du mot <em>school<\/em> (<em>leisure<\/em> [le loisir]) qui est une asc\u00e8se et non un mode de consommation passive. L\u2019acteur comme le cr\u00e9ateur travaille \u00e0 partir de l\u2019instinct plus fondamental que la formation ou l\u2019entra\u00eenement ; sens et rythme, syntaxe et \u00e9motion vont de pair. La <em>Wrestling school<\/em> n\u2019est pas un collectif d\u2019acteurs ni un groupe d\u2019auteurs ; c\u2019est une \u00e9quipe au service d\u2019un auteur\/directeur\/metteur en sc\u00e8ne qui ne transige pas avec ses principes dans une aventure spirituelle o\u00f9 ils ne sont pas des collaborateurs mais des \u00e9x\u00e9cutants qui trouvent en eux m\u00eames dans la souffrance et le noir int\u00e9rieur (encore du <em>dark<\/em>) la force de faire advenir le sens des images et la force obscure qu\u2019est la sexualit\u00e9 sans jamais tomber dans la pornographie. Il y a des pages lumineuses sur la nudit\u00e9. Le travail \u00e0 la table n\u2019existe pas ; c\u2019est sur le plateau que le sens des mots et des images prend corps. Pour Barker le th\u00e9\u00e2tre est une affaire de compl\u00e8te int\u00e9grit\u00e9 : il n s\u2019agira pas de plaire au public simplement pour lui plaire comme veut notre soci\u00e9t\u00e9 marchande et s\u00e9curis\u00e9e : ce serait m\u00e9priser ce public. La <em>Wrestling school<\/em> n\u2019est pas une auberge espagnole ; elle a son style qui est visionnaire et ne se n\u00e9gocie pas. Ce qui ne veut pas dire pour Barker qu\u2019on ne puisse pas monter ses pi\u00e8ces ailleurs que dans son \u00e9cole et autrement.<\/p>\n<p>Cet ouvrage satisfera tous ceux qui lisent l\u2019anglais et on peut esp\u00e9rer que les entretiens rassembl\u00e9s ici seront traduits dans d\u2019autres langues. Ils y trouveront un panorama complet \u00e0 la fois synchronique et diachronique de l\u2019oeuvre d\u2019un auteur de mieux en mieux reconnu dans le monde et syst\u00e9matiquement d\u00e9nigr\u00e9 par l\u2019<em>establishment <\/em>[les institutions] th\u00e9\u00e2tral et journalistique britannique alors que de plus en plus de spectateurs le d\u00e9couvrent et le comprennent m\u00eame dans sa radicalit\u00e9 obscure et violente.<\/p>\n<p>\u00c0 travers ces entretiens, c\u2019est toute la vie de la pens\u00e9e, de l\u2019action et de l\u2019engagement d\u2019un homme et d\u2019un auteur qui croit en l\u2019homme \u00e0 condition d\u2019accepter que la mort et la sexualit\u00e9, le trou noir \u00e0 explorer ne soit pas excuse \u00e0 la d\u00e9gradation car au th\u00e9\u00e2tre on peut tout aborder et surtout parler de crise et de catastrophe qui sont le coeur de la vie comme de l\u2019\u00e9criture dramatique et de sa repr\u00e9sentation.<\/p>\n<hr \/>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-thumbnail wp-image-268\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2016\/03\/1216288815-150x150.jpg\" alt=\"1216288815\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2016\/03\/1216288815-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2016\/03\/1216288815-270x270.jpg 270w, https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2016\/03\/1216288815-230x230.jpg 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/p>\n<p><a name=\"end1\"><\/a>[1] <strong>Philippe Rouyer<\/strong> est Professeur \u00e9m\u00e9rite, Universit\u00e9 Michel de Montaigne (Bordeaux III), France.<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">Copyright <strong>\u00a9<\/strong> 2012 Philippe Rouyer<br \/>\n<em>Critical Stages\/Sc\u00e8nes critiques<\/em> e-ISSN: 2409-7411<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/4.0\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/88x31.png\" alt=\"\" width=\"88\" height=\"31\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">This work is licensed under the<br \/>\nCreative Commons Attribution International License CC BY-NC-ND 4.0.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Edited and introduced by Mark Brown 214 pp. Bristol and Chicago: intellectbooks, 2011. Philippe Rouyer[1] Cet ensemble de 17 entretiens avec Howard Barker (n\u00e9 \u00e0 Dulwich, UK le 28 juin 1946) dans l\u2019ordre chronologique est un r\u00e9gal pour tous ceux<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":269,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-267","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-book-reviews","","tg-column-two"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2016\/03\/1331790067.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p7kGC0-4j","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/267","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=267"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/267\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":608,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/267\/revisions\/608"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-json\/wp\/v2\/media\/269"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=267"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=267"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/6\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=267"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}