{"id":258,"date":"2016-02-24T19:13:38","date_gmt":"2016-02-24T19:13:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/?p=258"},"modified":"2022-05-29T09:11:16","modified_gmt":"2022-05-29T09:11:16","slug":"un-echantillon-de-theatre-iranien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/un-echantillon-de-theatre-iranien\/","title":{"rendered":"Un \u00e9chantillon de th\u00e9\u00e2tre iranien"},"content":{"rendered":"<p><strong>Jean-Pierre Han<\/strong><a href=\"#end1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-216\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1102372490.png\" alt=\"1102372490\" width=\"260\" height=\"167\" \/><\/p>\n<p><strong>Summary<\/strong><\/p>\n<p>The Fadjr International Theatre Festival, which takes place every year in Tehran, Iran, was presenting this year its 29th edition. It is the second consecutive year that the IATC sends three of its members to be part of a jury of five critics. The jury was thus composed of the two vice-presidents, Margareta S\u00f6renson and Jean-Pierre Han, and of its secretary general Michel Va\u00efs, and completed by two Iranian critics, Iradj Zohari and Ashkan Ghafardli. Here is Jean-Pierre Han&#8217;s report.<\/p>\n<p>Les fronti\u00e8res th\u00e9\u00e2trales de la France, et de quelques autres pays, ont beau \u00eatre largement ouvertes depuis plusieurs ann\u00e9es maintenant, il n\u2019en reste pas moins que, paradoxalement, notre connaissance des dramaturgies \u00e9trang\u00e8res reste \u00e9tonnamment lacunaire. Il est vrai que les spectacles accueillis viennent souvent des m\u00eames r\u00e9gions du monde : Allemagne, Grande-Bretagne, ex-pays de l\u2019est\u2026 ; autant dire que dans ces conditions parler du th\u00e9\u00e2tre en Iran ne peut relever que de la d\u00e9couverte. Que savons-nous du th\u00e9\u00e2tre en Iran? Pas grand-chose assur\u00e9ment. Tout au plus pourrons-nous citer le nom du metteur en sc\u00e8ne Amir Reza Koohestani dont le spectacle <em>Where Were You on January 8<sup>th<\/sup>?<\/em> a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Paris. Mais au-del\u00e0?<\/p>\n<p>Sans doute est-ce pour pallier cette lacune que les organisateurs du 29<sup>e<\/sup> Festival Fadjr \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran avaient choisi de nous pr\u00e9senter \u2013 \u00e0 nous autres membres d\u2019un jury de critiques internationaux comprenant trois \u00ab\u00e9trangers\u00bb de l\u2019AICT, Margareta S\u00f6renson, Michel Va\u00efs et moi-m\u00eame, et deux pr\u00e9cieux critiques iraniens, le tr\u00e8s respect\u00e9 Iradj Zohari et le jeune Ashkan Ghafaradli \u2013 une s\u00e9lection de spectacles (vingt-quatre au total!) tous r\u00e9alis\u00e9s en farsi! Ce choix d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 \u00e9tait d\u2019autant plus surprenant \u00e0 nos yeux que le Festival Fadjr est un festival international et qu\u2019\u00e0 son programme on pouvait trouver des spectacles de l\u2019Allemand Peter Stein ou de l\u2019Italien Romeo Castellucci! Mais pas d\u2019\u00e9chappatoire possible: nous allions d\u00e9couvrir le th\u00e9\u00e2tre iranien au jour le jour, et n\u2019avions droit qu\u2019\u00e0 ce th\u00e9\u00e2tre-l\u00e0!<\/p>\n<p>Impossible n\u00e9anmoins d\u2019\u00e9voquer cette d\u00e9couverte sans parler du contexte politique et social dans lequel elle s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e. Nous \u00e9tions en f\u00e9vrier, en pleine effervescence de ce que l\u2019on a appel\u00e9 \u00able printemps arabe\u00bb. L\u2019Iran n\u2019\u00e9tait pas en reste au plan des revendications formul\u00e9es par une partie de la population. \u00c0 T\u00e9h\u00e9ran, nous nous retrouv\u00e2mes au c\u0153ur m\u00eame de certaines manifestations violemment r\u00e9prim\u00e9es. Que valait le th\u00e9\u00e2tre dans ces conditions? \u00c9trange situation que la n\u00f4tre, spectateurs enferm\u00e9s dans le grand th\u00e9\u00e2tre Vahdat, ou encore dans la v\u00e9ritable maison du th\u00e9\u00e2tre qu\u2019est le Th\u00e9\u00e2tre de la Ville, forteresse ronde comprenant plusieurs salles de spectacles, des bureaux, des caf\u00e9t\u00e9rias, etc., en plein centre de T\u00e9h\u00e9ran. Des fen\u00eatres des bureaux situ\u00e9s aux \u00e9tages, nous p\u00fbmes voir des manifestants pourchass\u00e9s par la police. Pendant ce temps-l\u00e0, les postulants spectateurs se pressaient pour entrer par une petite porte afin d\u2019assister \u00e0 une repr\u00e9sentation, <em>Antigone<\/em> de Sophocle par exemple, donn\u00e9e par une troupe venue de Lettonie dont certaines membres se firent arr\u00eater quelques heures pour avoir imprudemment voulu prendre des clich\u00e9s du th\u00e9\u00e2tre de la rue\u2026, du th\u00e9\u00e2tre de la vie\u2026 Oui, vraiment, \u00e9trange situation, alors que pendant que Castellucci s\u2019effor\u00e7ait de faire fonctionner son dispositif avec des techniciens iraniens, l\u2019un des responsables tentait de t\u00e9l\u00e9phoner pour prendre des nouvelles du \u00abdehors\u00bb et savoir si je pouvais quitter le hall de ce Th\u00e9\u00e2tre Vahdat\u2026<\/p>\n<figure id=\"attachment_264\" aria-describedby=\"caption-attachment-264\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-264\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1403824635.png\" alt=\"Poor Macbeth de Payam Azizi.\" width=\"500\" height=\"328\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1403824635.png 500w, https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1403824635-300x197.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-264\" class=\"wp-caption-text\">Poor Macbeth de Payam Azizi.<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_263\" aria-describedby=\"caption-attachment-263\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-263\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1109826728.png\" alt=\"Poor Macbeth de Payam Azizi.\" width=\"500\" height=\"327\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1109826728.png 500w, https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1109826728-300x196.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-263\" class=\"wp-caption-text\">Poor Macbeth de Payam Azizi.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le soir, toutefois, la foule, \u00e0 nouveau, se pressait pour assister, comme si rien ne s\u2019\u00e9tait pass\u00e9, aux repr\u00e9sentations dans des salles toujours pleines voire archi bond\u00e9es.<\/p>\n<p>Alors, le th\u00e9\u00e2tre dans tout cela? Le vrai ou le faux? Le vrai-faux ou le faux-vrai? L\u2019appr\u00e9hension de la r\u00e9alit\u00e9 est particuli\u00e8re dans ces conditions. Reste \u00e0 noter que la vie th\u00e9\u00e2trale ici, \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran, est foisonnante, elle est anim\u00e9e par de nombreux jeunes qui trouvent de quoi assouvir leur passion de spectateurs dans de nombreux th\u00e9\u00e2tres.<\/p>\n<p>Soyons clair: sur les vingt-quatre spectacles propos\u00e9s \u2013 les \u00e9quipes s\u00e9lectionn\u00e9es, m\u00eame non r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es, tirent profit de leur passage au festival en termes de tourn\u00e9es futures \u2013, une grande partie ne pr\u00e9sente pas grand int\u00e9r\u00eat, ce qui est dans l\u2019ordre des choses: la m\u00e9diocrit\u00e9 n\u2019a pas de fronti\u00e8res et qualifie toujours la majorit\u00e9 des productions propos\u00e9es ici o\u00f9 l\u00e0. N\u2019en parlons pas. Pour le reste, on remarquera que dans l\u2019ensemble, les productions sont, compar\u00e9es aux productions occidentales, extr\u00eamement pr\u00e9caires sinon pauvres. Il faut faire preuve d\u2019imagination autant que faire se peut. Dans ces conditions beaucoup de spectacles sont de courte dur\u00e9e, et finissent par trouver refuge dans des petits espaces.<\/p>\n<figure id=\"attachment_262\" aria-describedby=\"caption-attachment-262\" style=\"width: 230px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-262\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1403906849.png\" alt=\"Poor Macbeth de Payam Azizi.\" width=\"230\" height=\"349\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1403906849.png 230w, https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1403906849-198x300.png 198w\" sizes=\"auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-262\" class=\"wp-caption-text\">Poor Macbeth de Payam Azizi.<\/figcaption><\/figure>\n<p>L\u2019autre remarque enfin concerne le contenu des spectacles: tous, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, c\u2019est-\u00e0-dire la plupart du temps d\u2019une mani\u00e8re allusive ou d\u00e9tourn\u00e9e, entendent parler du monde d\u2019aujourd\u2019hui, des probl\u00e8mes politiques et sociaux de notre monde, et de l\u2019Iran, pourquoi pas? Dans ces conditions, il n\u2019est pas \u00e9tonnant de constater qu\u2019appel est tr\u00e8s largement fait, une fois de plus, \u00e0 l\u2019in\u00e9puisable Shakespeare. Directement donc, mais plus souvent revu et corrig\u00e9 comme le <em>Poor Macbeth<\/em>de Payam Azizi ou un certain <em>Maclet<\/em> (condens\u00e9 de Macbeth et de Hamlet!) \u00e9crit par Arman Tayeran et mis en sc\u00e8ne par Ghasem Notfi Khajeh Pasha, un jeune homme d\u2019\u00e0 peine trente ans qui a d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9 un <em>Romeo and Juliet in Wonderland<\/em>! Payam Azizi ne lui c\u00e8de en rien: il est tout juste plus \u00e2g\u00e9, et a, lui aussi, d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9 un <em>Macbeth Becomes Prime Minister<\/em>. Pas vraiment de quoi r\u00e9volutionner le th\u00e9\u00e2tre iranien, m\u00eame si ces metteurs en sc\u00e8ne connaissent d\u00e9j\u00e0 les \u00abficelles\u00bb de leur m\u00e9tier.<\/p>\n<p>Mais Shakespeare n\u2019est pas le seul \u00abclassique\u00bb \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 contribution: Hamid Reza Na\u2019eemi revisita de belle mani\u00e8re le mythe de <em>Faust<\/em>, Gogol fut mis \u00e0 contribution, et Beckett tout comme Brecht que l\u2019on peut ais\u00e9ment classer parmi les classiques contemporains, furent avec plus ou moins de bonheur appel\u00e9s \u00e0 la rescousse. On remarquera au passage que c\u2019est le spectacle le plus respectueux envers l\u2019\u0153uvre originale, <em>les Fusils de la M\u00e8re Carrar <\/em>de Brecht, qui emporta l\u2019adh\u00e9sion du jury, non pas tant d\u2019ailleurs pour le respect du texte que pour l\u2019inventivit\u00e9 de la mise en sc\u00e8ne sign\u00e9e Mehdi Mohammadi, jeune homme de 32 ans, et sa juste et talentueuse distribution. Comme quoi ce n\u2019est pas tant l\u2019adaptation des textes classiques ou simplement connus qui importe que l\u2019intelligence dramaturgique et sc\u00e9nique \u00e0 partir de ces textes\u2026 \u00c0 cet \u00e9gard, une fois encore, il n\u2019y a gu\u00e8re que <em>les Fusils de la M\u00e8re Carrar<\/em> qui furent convaincants dans une forme certes traditionnelle, mais sachant jouer avec elle, avec les signes, le tout avec une v\u00e9ritable \u00e9conomie de moyens.<\/p>\n<p>Notre jury eut le privil\u00e8ge d\u2019attribuer six prix \u00e0 choisir parmi les vingt-quatre spectacles: la question est de savoir si les prix attribu\u00e9s refl\u00e8tent, m\u00eame d\u2019une mani\u00e8re partielle, un certain \u00e9tat du th\u00e9\u00e2tre iranien d\u2019aujourd\u2019hui. On l\u2019aura constat\u00e9: les auteurs, r\u00e9alisateurs des spectacles cit\u00e9s ci-dessus sont tous tr\u00e8s jeunes, ce qui est sans aucun doute un v\u00e9ritable gage d\u2019avenir. Pour ce qui concerne le palmar\u00e8s qui n\u2019a gu\u00e8re \u00e9t\u00e9 l\u2019objet de tr\u00e8s grandes discussions, puisque, critiques iraniens ayant donc un certain regard (et celui d\u2019Iradj Zohari qui du haut de ses 78 ans pouvait nous conter l\u2019histoire du th\u00e9\u00e2tre iranien depuis des lustres avec beaucoup de mansu\u00e9tude) et critiques \u00ab\u00e9trangers\u00bb de l\u2019AICT f\u00fbmes \u00e0 peu pr\u00e8s d\u2019accord. En vrac, et sans vouloir donner ici le palmar\u00e8s, disons que fut distingu\u00e9 en premier lieu un grand spectacle de facture classique lorgnant vers une dramaturgie shakespearienne (encore!), <em>Royal Highness <\/em>\u00e9crit et dirig\u00e9 par Hosein Pakdel dont on a bien senti la maturit\u00e9 (il est quinquag\u00e9naire) avec une distribution \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience \u00e9prouv\u00e9e. Une pi\u00e8ce (et un spectacle) sur le pouvoir\u2026<\/p>\n<p>Autre grand spectacle qui, cette fois-ci, s\u2019\u00e9carta d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment de tout classicisme pour explorer des territoires beaucoup plus aventureux, <em>Let\u2019s Swing a Little <\/em>de l\u2019un des auteurs iraniens contemporains les plus int\u00e9ressants, Mohammad Charm Shir, mis en sc\u00e8ne par Arvand Dasht Aray qui signe \u00e9galement le tr\u00e8s original dispositif sc\u00e9nographique compos\u00e9 de nacelles montant et descendant au gr\u00e9 du spectacle, et sur lesquelles se tiennent et jouent les com\u00e9diens toujours en \u00e9quilibre. L\u00e0 aussi le spectacle renvoie aux travaux et aux jours de la soci\u00e9t\u00e9 (iranienne), entre vie et mort. La liaison avec le monde d\u2019aujourd\u2019hui tel qu\u2019il est v\u00e9cu sinon subi appara\u00eet on ne peut plus clairement.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s curieusement, on retrouve le nom d\u2019Arvand Dasht Aray au g\u00e9n\u00e9rique, en tant que sc\u00e9nographe, d\u2019un autre spectacle prim\u00e9, <em>The Last Letter<\/em>, belle et d\u00e9capante com\u00e9die absurde sur fond de guerre \u00e9crite et mise en sc\u00e8ne par Mehrdad Kourosh Nia. La d\u00e9nonciation est ici explicite qui se donne dans un lieu minuscule o\u00f9 le sc\u00e9nographe fait merveille dans un registre diam\u00e9tralement oppos\u00e9 \u00e0 celui de <em>Let\u2019s Swing a Little\u2026<\/em><\/p>\n<p>Reste enfin \u00e0 citer un dernier (mais pas le moins int\u00e9ressant) spectacle, <em>Lobby, <\/em>\u00e9crit par une jeune femme, Arash Abbasi, mis en sc\u00e8ne par Bita Elahian qui r\u00e9ussit le prodige de nous faire entendre et comprendre sa fable, toujours avec un arri\u00e8re-plan guerrier, comme si nous en saisissions la langue! Nous vot\u00e2mes \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 pour le prix de la meilleure pi\u00e8ce, un avis que confirm\u00e8rent les deux critiques iraniens. Sans doute la qualit\u00e9 de la pi\u00e8ce induisit-elle son remarquable traitement, entre abstraction et r\u00e9alit\u00e9, dans un v\u00e9ritable travail de recherche, enfin!<\/p>\n<p>\u00c9tait-ce d\u00e9lib\u00e9r\u00e9? L\u2019\u00e9chantillon des vingt-quatre spectacles iraniens \u00e9tait, tous registres th\u00e9\u00e2traux confondus, on ne peut plus \u00e9clectique, le meilleur c\u00f4toyant parfois le pire, grandes productions m\u00eal\u00e9es aux petites faites parfois de bric et de broc, tragique succ\u00e9dant au grotesque, lorgnant vers le drame, le tout dans le genre musical toujours tr\u00e8s pris\u00e9\u2026 Comment s\u2019y reconna\u00eetre dans un tel m\u00e9lange? Et un simple regard sur les autres spectacles iraniens programm\u00e9s dans le festival (sans parler du hors festival), mais non inclus dans notre parcours ne fit qu\u2019accro\u00eetre notre perplexit\u00e9, voire notre d\u00e9sarroi \u00e0 saisir la r\u00e9alit\u00e9 de ce th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n<figure id=\"attachment_261\" aria-describedby=\"caption-attachment-261\" style=\"width: 350px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-261\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1396386408.png\" alt=\"Lobby, \u00e9crit par Arash Abbasi, mis en sc\u00e8ne par Bita Elahian.\" width=\"350\" height=\"232\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1396386408.png 350w, https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1396386408-300x199.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-261\" class=\"wp-caption-text\">Lobby, \u00e9crit par Arash Abbasi, mis en sc\u00e8ne par Bita Elahian.<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_260\" aria-describedby=\"caption-attachment-260\" style=\"width: 350px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-260\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1253152256.png\" alt=\"Lobby, \u00e9crit par Arash Abbasi, mis en sc\u00e8ne par Bita Elahian.\" width=\"350\" height=\"232\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1253152256.png 350w, https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1253152256-300x199.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-260\" class=\"wp-caption-text\">Lobby, \u00e9crit par Arash Abbasi, mis en sc\u00e8ne par Bita Elahian.<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_259\" aria-describedby=\"caption-attachment-259\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-259\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1266161098.png\" alt=\"Lobby, \u00e9crit par Arash Abbasi, mis en sc\u00e8ne par Bita Elahian.\" width=\"500\" height=\"330\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1266161098.png 500w, https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1266161098-300x198.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-259\" class=\"wp-caption-text\">Lobby, \u00e9crit par Arash Abbasi, mis en sc\u00e8ne par Bita Elahian.<\/figcaption><\/figure>\n<hr \/>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-thumbnail wp-image-216\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1102372490-150x150.png\" alt=\"1102372490\" width=\"150\" height=\"150\" \/><\/p>\n<p><a name=\"end1\"><\/a>[1] <strong>Jean-Pierre Han<\/strong> : Journaliste et critique dramatique. Directeur de la revue <em>Frictions<\/em>. R\u00e9dacteur en chef des <em>Lettres fran\u00e7aises<\/em>. Vice-Pr\u00e9sident de l&#8217;AICT.<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">Copyright <strong>\u00a9<\/strong> 2011 Jean-Pierre Han<br \/>\n<em>Critical Stages\/Sc\u00e8nes critiques<\/em> e-ISSN: 2409-7411<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/4.0\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/88x31.png\" alt=\"\" width=\"88\" height=\"31\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">This work is licensed under the<br \/>\nCreative Commons Attribution International License CC BY-NC-ND 4.0.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean-Pierre Han[1] Summary The Fadjr International Theatre Festival, which takes place every year in Tehran, Iran, was presenting this year its 29th edition. It is the second consecutive year that the IATC sends three of its members to be part<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":216,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-258","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-performance-reviews","","tg-column-two"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-content\/uploads\/sites\/6\/2016\/02\/1102372490.png","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p7j4tu-4a","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/258","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=258"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/258\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":725,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/258\/revisions\/725"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-json\/wp\/v2\/media\/216"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=258"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=258"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/4\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=258"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}