{"id":573,"date":"2024-12-04T17:45:38","date_gmt":"2024-12-04T17:45:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/?p=573"},"modified":"2024-12-24T16:35:02","modified_gmt":"2024-12-24T16:35:02","slug":"a-brno-le-theatre-et-ses-alentours-in-brno-theatre-and-its-surroundings","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/a-brno-le-theatre-et-ses-alentours-in-brno-theatre-and-its-surroundings\/","title":{"rendered":"\u00c0 Brno, le th\u00e9\u00e2tre et ses alentours \/ In Brno, Theatre and its Surroundings"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Caroline Ch\u00e2telet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#e3c7ca\">Le \u00ab&nbsp;Theatre World Brno&nbsp;\u00bb (TWB) \u00e0 Brno, Republique Tch\u00e8que. Du 17 au 28 mai 2024. The &#8220;Theatre World Brno&#8221; (TWB), Czech Republic. May 17-28, 2024.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l&#8217;occasion de la quinzi\u00e8me \u00e9dition du festival \u00ab&nbsp;Theatre World Brno&nbsp;\u00bb, l&#8217;AICT a organis\u00e9 \u2013&nbsp;outre son Congr\u00e8s mondial et son Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale&nbsp;\u2013 un stage pour jeunes critiques. R\u00e9unissant une quinzaine de participant.es r\u00e9parti.es dans un groupe anglophone et un francophone, ce stage leur a permis d&#8217;\u00e9changer et d&#8217;\u00e9crire. Certain.es nous livrent ici une critique sur un spectacle de leur choix.<\/p>\n\n\n\n<p>Figurant parmi les plus importantes manifestations th\u00e9\u00e2trales de la R\u00e9publique Tch\u00e8que, TWB r\u00e9unit \u00ab&nbsp;<em>une combinaison unique des sc\u00e8nes th\u00e9\u00e2trales de Brno<\/em>&nbsp;\u00bb, deuxi\u00e8me ville du pays. Avec un peu plus de soixante-dix levers de rideau, le festival ne se concentre pas que sur le th\u00e9\u00e2tre&nbsp;: spectacles de danse, de marionnettes, de th\u00e9\u00e2tre d&#8217;objets, performances et propositions jeune public venu.es de Tch\u00e8que et d&#8217;ailleurs sont \u00e9galement au programme. Cette diversit\u00e9, si elle correspond \u00e0 une volont\u00e9 de l&#8217;\u00e9quipe dramaturgique \u0153uvrant \u00e0 la programmation, peut aussi interloquer par l&#8217;absence d&#8217;une ligne artistique claire. C&#8217;est, lors de leurs \u00e9changes conclusifs, ce qu&#8217;ont notamment relev\u00e9 les participant.es au s\u00e9minaire qui s&#8217;est d\u00e9roul\u00e9 du 21 au 24 mai. Men\u00e9 en langue anglaise par le critique tha\u00eflandais Pawit Mahasarinand et en langue fran\u00e7aise par la critique fran\u00e7aise Caroline Ch\u00e2telet, le stage a r\u00e9uni cinq participant.es dans le groupe francophone (venu.es de France, de Pologne et du Qu\u00e9bec), douze dans l&#8217;anglophone (venu.es, entre autres, de Bulgarie, Finlande, Gr\u00e8ce, Serbie, Georgie, etc.).<\/p>\n\n\n\n<p>De visites en rencontres avec des membres de l&#8217;\u00e9quipe du festival\u00a0; de spectacles en discussions informelles\u00a0; les stagiaires ont arpent\u00e9 la ville d&#8217;un lieu de repr\u00e9sentation \u00e0 l&#8217;autre, confrontant leurs points de vue et affinant leurs regards lors de sessions de travail et d&#8217;\u00e9criture. Aux m\u00eames dates, le festival a \u00e9galement accueilli l&#8217;AICT qui y tenait son Congr\u00e8s mondial et son Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale 2024. 2024 \u00e9tant le centenaire de la mort de Franz Kafka, le colloque du congr\u00e8s a port\u00e9 sur \u00ab\u00a0&#8220;La v\u00e9rit\u00e9&#8221; dans le monde kafkaesque (du th\u00e9\u00e2tre)\u00a0: Tragique ou comique\u00a0?\u00a0\u00bb Constituant de possibles sollicitations suppl\u00e9mentaires pour les participant.es au stage, ces rendez-vous am\u00e8nent \u00e0 s&#8217;interroger sur l&#8217;articulation de ces derniers. Outre que l&#8217;ensemble de ces propositions s&#8217;av\u00e8rent stimulantes pour les stagiaires, la possibilit\u00e9 pour ces jeunes critiques de pouvoir rencontrer et \u00e9changer avec leurs pairs venus du monde entier est importante \u00e0 pr\u00e9server. N\u00e9anmoins, tous les rendez-vous annexes \u2013dont ceux propos\u00e9s par le festival\u00a0\u2013 entament, au passage, la part d\u00e9volue aux temps de travail en groupe qui demeurent la colonne vert\u00e9brale de ces stages. Si le parall\u00e8le est assez \u00e9vident entre ce temps concentr\u00e9, travers\u00e9 de multiples propositionsautour des spectacles, et les vies actuelles des critiques, on ne peut faire l&#8217;\u00e9conomie d&#8217;une r\u00e9flexion sur comment \u2013\u00a0dans les stages pour jeunes critiques comme dans notre quotidien professionnel\u00a0\u2013 parvenir \u00e0 pr\u00e9server du temps. Temps pour penser, r\u00e9fl\u00e9chir, \u00e9crire &#8230; Voici ci-dessous le fruit de leur travail.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Caroline-Chatelet.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-774\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Critique et dramatique, <strong>Caroline Ch\u00e2telet<\/strong> travaille \u2013\u00a0r\u00e9guli\u00e8rement ou ponctuellement\u00a0<em>\u2013<\/em> pour les revues <a href=\"http:\/\/www.revue-frictions.net\/doku.php\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Frictions<\/a>, <a href=\"http:\/\/revuejeu.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Jeu<\/a>, Les Lettres fran\u00e7aises\u00a0; les magazines <a href=\"http:\/\/www.novomag.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Novo<\/a>, Th\u00e9\u00e2tre(s)\u00a0; les sites Internet <a href=\"https:\/\/aoc.media\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">AOC<\/a>, <a href=\"https:\/\/sceneweb.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Sceneweb<\/a>, <a href=\"https:\/\/www.mediapart.fr\/studio\/videos\/emissions\/l-esprit-critique\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">L&#8217;Esprit critique<\/a> de Mediapart. C\u00f4t\u00e9 cin\u00e9ma, elle \u00e9crit (pour le <a href=\"https:\/\/imagesdelaculture.cnc.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">CNC<\/a>)\u00a0; programme (pour <a href=\"https:\/\/www.on-tenk.com\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">T\u00ebnk<\/a> et le festival des <a href=\"http:\/\/www.lussasdoc.org\/30e_edition_des_etats_generaux_du_film_documentaire,6.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00c9tats g\u00e9n\u00e9raux<\/a> du film documentaire).<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-oedipus-complete.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-584\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-oedipus-complete.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-oedipus-complete-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-oedipus-complete-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>\u0152dipus Complete<\/em> mis en sc\u00e8ne par Zuzana Burianov\u00e1, Ivo Kristi\u00e1n Kub\u00e1k et V\u00e1clav Kune\u0161. Photo : Tygr v t\u00edsni<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u0152dipus Complete, kitsch ou double<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p><strong>Mathis Grosos<\/strong> (France)<\/p>\n\n\n\n<p>Quoi de plus <em>camp<\/em> que la mythologie grecque\u00a0? Tout dans ces trag\u00e9dies d\u2019une impossible d\u00e9mesure peut \u00eatre d\u00e9tourn\u00e9 \u00e0 loisir \u2013\u00a0ainsi que le fait le <em>camp<\/em>, pratique et esth\u00e9tique li\u00e9e \u00e0 la culture gay\u00a0\u2013, si bien que le solennel prend des airs risibles. C\u2019est l\u00e0 la question qui anime cette trilogie autour d\u2019\u0152dipe, quelque part entre le soap op\u00e9ra, le th\u00e9\u00e2tre immersif et la danse. La pi\u00e8ce s\u2019empare d\u2019un jardin, celui de la Villa L\u00f6w-Beer au c\u0153ur de Brno, comme un clin d\u2019\u0153il \u00e0 cette tradition de la repr\u00e9sentation antique en plein air. Il faut dire que de l\u2019air, la compagnie n\u2019en manque pas. Il y a pourtant quelque chose de juste dans ce spectacle qui flirte avec le mauvais go\u00fbt. Le Roi La\u00efus qui offre son nom \u00e0 la premi\u00e8re partie, \u00e9crite par Hana Lehe\u010dkov\u00e1 et mise en sc\u00e8ne par Zuzana Burianov\u00e1, fulmine au volant-moumoute d\u2019un tracteur-tondeuse pendant que Jocaste lui raconte des salades (grecques). Affubl\u00e9 d\u2019une casquette-visi\u00e8re qui lui sert de couronne, le souverain porte le drapeau grec des pieds \u00e0 la t\u00eate comme un <em>goodie <\/em>bon march\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Confin\u00e9 dans le jardin de sa villa, le couple cumule les commandes en ligne, \u00e0 d\u00e9faut de pouvoir affronter le Sphinx dont le cri r\u00e9sonne au loin. Bien vite, l\u2019intrigue se d\u00e9tourne de cette com\u00e9die domestique aux accents vaudevillesques et affirme avec le texte de Sophocle un virage plus politique. Dans cette agora dont on teste massivement les citoyens du fait de cette \u00e9pid\u00e9mie de peste qui prend des airs de COVID, le conflit se fait plus verbeux. Mais Ivo Kristi\u00e1n Kub\u00e1k qui met en sc\u00e8ne ce second pan d\u2019<em>\u0152dipus Complete<\/em> cultive aussi ce go\u00fbt pour le d\u00e9calage, du gel hydroalcoolique en guise d\u2019eau b\u00e9nite au t-shirt \u00ab\u00a0Stay real\u00a0\u00bb du h\u00e9ros (amour de l&#8217;authenticit\u00e9 ou du pouvoir, selon la traduction). Il en va de m\u00eame pour cette partition qui sublime aussi bien les mont\u00e9es en tension que les karaok\u00e9s impromptus ponctu\u00e9s des cris d\u2019un Tir\u00e9sias en pleine descente. \u0152dipe qui a quitt\u00e9 ses parents pour \u00e9viter le parricide annonc\u00e9 par l\u2019oracle (une application quelque part entre intelligence artificielle et domotique) laisse \u00e9clater sa col\u00e8re dans de longs tours de tracteur-tondeuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais partout, du balcon de la villa au cabanon de la cour, la fatalit\u00e9 menace ce souverain col\u00e9rique. Et c\u2019est sans doute ici le tour de force de cette mise en sc\u00e8ne so-(lou)phocle&nbsp;: faire du kitsch une porte d\u2019entr\u00e9e vers des drames invraisemblables pour y apporter une coh\u00e9rence esth\u00e9tique. Avec ce parti-pris o\u00f9 le trop devient la norme, les revers de la fortune s\u2019av\u00e8rent plausibles. Tant et si bien que la derni\u00e8re partie dans\u00e9e dans les abysses de Marie Nov\u00e1kov\u00e1 et V\u00e1clav Kune\u0161 r\u00e9v\u00e8le la profondeur insoup\u00e7onn\u00e9e de cette trilogie. \u0152dipe, \u00e0 jamais aveugl\u00e9, n\u2019y inspire plus le rire. Et c\u2019est sans doute l\u00e0 le plus grand bouleversement de cette intrigue. Dans cette aventure qui tutoie gaiement le ridicule, on m\u00e9nage un espace pour d\u2019heureux accidents. Un tracteur-tondeuse en panne, un d\u00e9cor qui chavire\u2026 C\u2019est le r\u00e9el qui se plie \u00e0 cette fiction capricieuse. Avec une telle proposition, la mesure peut bien aller se faire voir chez les Grecs.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-thumbnail alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Mathis-Grosos-150x150.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-578\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Mathis-Grosos-150x150.jpeg 150w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Mathis-Grosos.jpeg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Mathis Grosos&nbsp;: <\/strong>Journaliste croisant culture et soci\u00e9t\u00e9, Mathis Grosos est pass\u00e9 par <em>France Inter, Binge Audio<\/em> ou <em>Madmoizelle<\/em> o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 responsable des podcasts. Aujourd&#8217;hui, il collabore avec plusieurs m\u00e9dias (<em>MilK Magazine, T\u00e9l\u00e9rama, L&#8217;\u0152il d&#8217;Olivier<\/em>) et d\u00e9veloppe avec <em>Dramathis<\/em> une r\u00e9flexion sur le spectacle vivant en podcast et sur les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>I<\/strong><strong>s This the Fate of Oedipus?<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p><strong>Andriana-Anna Tsiotsiou<\/strong> (Greece)<\/p>\n\n\n\n<p>Seeing theatre performances in other countries is always challenging, since one has to face the culture and language barriers, but need not be less of an interesting experience. 2024 was the first time I had the pleasure to attend Theatre World Brno Festival, in the Czech Republic.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"532\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Oedipus-by-Michal-Hancovsky_01.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-582\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Oedipus-by-Michal-Hancovsky_01.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Oedipus-by-Michal-Hancovsky_01-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Oedipus-by-Michal-Hancovsky_01-768x511.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Iokaste (Rosalie Malinsk\u00e1) and Hermes (Denis \u0160afa\u0159\u00edk) in <em>Laios<\/em>. Photo: Michal Han\u010dovsk\u00fd<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>The night was dedicated to a site-specific trilogy, under the promising title <em>Oedipus<\/em> <em>Complete<\/em> in the blossoming garden of Villa L\u00f6w-Beer Gallery. Each part, seen as a separate performance, encompassed a play written by a different author and staged by a different director, who focused on using the same aesthetics to their pieces, with kitsch being the main one. The playwrights Hana Lehe\u010dkov\u00e1 (<em>Laios<\/em>), Petr Borkovec and Maty\u00e1\u0161 Havrda (<em>King Oedipus<\/em>), Marie Nov\u00e1kov\u00e1 and V\u00e1clav Kune\u0161 (<em>The Abyss<\/em>) with the directors Zuzana Burianov\u00e1, Ivo Kristi\u00e1n-Kub\u00e1k and the set designer Jana Hauskrechtov\u00e1 offered us a meta-reading of the ancient tragedy.<\/p>\n\n\n\n<p>A contemporary approach with everyday problems between Laius and Iocaste, through a very confusing adaptation, and not a translation as it called itself, with characters missing from the original play but present in other tragedies by Sophocles (for example Apollo) who were, for no reason, greeting in Greek, led to a \u201cdance libretto\u201d, while we stood in the chill of the night, since we had to change sides, where Antigone looked more like a Fury whom the king was trying to escape than his beloved daughter who wants to approach him.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"534\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Oedipus-by-Michal-Hancovsky_02.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-583\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Oedipus-by-Michal-Hancovsky_02.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Oedipus-by-Michal-Hancovsky_02-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Oedipus-by-Michal-Hancovsky_02-768x513.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Oedipus (V\u00e1clav Kune\u0161, also the choreographer) and Antigone (Rosalie Malinsk\u00e1) in <em>Abyss<\/em>. Photo: Michal Han\u010dovsk\u00fd<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Admittedly, there were techniques like Deus ex machina and the very interesting contemporary approach of choral parts with electronic music and voices coming from loudhailers, which were used successfully, together with direct references to current issues such as the more or less recent pandemic of COVID-19. The costumes were also influenced by the pop aesthetics, while queer aesthetics were used in the portrayal of Hermes and Tiresias.<\/p>\n\n\n\n<p>Despite the new attitude towards creation that one wishes for from young creators, the performance ended up as a tedious\u00a0cheap satire, an attempt to explore the mores of Greece from the 1980s to the present day, a subject that seems to be of little interest to the audience of an international theatre festival. The actors\/actresses Denis \u0160afa\u0159\u00edk Hanu\u0161 Bor, Mikul\u00e1\u0161 \u010c\u00ed\u017eek, Jonathan Glazer, Michal Kern, Gabriela Mikulkov\u00e1, Mat\u011bj Nechv\u00e1tal, Peter Varga and Miroslav Zavi\u010d\u00e1r performed decently, making the direction line clear.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-thumbnail alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Andriana-Anna-Tsiotsiou-150x150.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-575\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Andriana-Anna-Tsiotsiou-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Andriana-Anna-Tsiotsiou.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Andriana-Anna Tsiotsiou<\/strong> is a dramaturg from Thessaloniki, Greece. She is a member of Greek Association of Theatre and Performing Arts Critics and a PhD Candidate at the Theatre Department of the Aristotle University of Thessaloniki. Her interests include history and theory of contemporary theatre, new adaptations and the use of technology in performances.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"524\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-the-ratcatcher.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-587\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-the-ratcatcher.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-the-ratcatcher-300x197.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-the-ratcatcher-768x503.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>The Ratcatcher<\/em> mis en sc\u00e8ne par Patrick Sims. Photo&nbsp;: Divadlo Rost<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong><em>The Ratcatcher<\/em><\/strong><strong>, ou le th\u00e9\u00e2tre fait comme un rat<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p><strong>Callysta Croizer<\/strong> (France)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Une op\u00e9ration de d\u00e9ratisation vire au kidnapping d\u2019une centaine d\u2019enfants&nbsp;\u00bb&nbsp;: il ne s\u2019agit pas d\u2019un fait divers contemporain, mais de l\u2019histoire de <em>The Ratcatcher<\/em> [L\u2019attrapeur de rats], variation marionnettique sur <em>Le joueur de fl\u00fbte de Hamelin<\/em>. Pour revisiter ce conte allemand du XIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, le metteur en sc\u00e8ne Patrick Sims \u2013&nbsp;directeur artistique de la compagnie fran\u00e7aise Les Antiaclastes&nbsp;\u2013 fait tenir tout le village dans une maison de poup\u00e9e en bois coup\u00e9e \u00e0 la verticale. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur de ce castelet \u00e0 hauteur d&#8217;hommes, les rats (en peluche) se faufilent en cachette dans les cuisines miniatures et la plomberie, mus par de petites mains op\u00e9rant dans l\u2019ombre. Prenant l\u2019art de la manipulation dans tous ses \u00e9tats, la pi\u00e8ce explore zones de troubles et mises en abyme, du litt\u00e9ral au m\u00e9ta-th\u00e9\u00e2tral. La l\u00e9gende germanique veut que le village soit sauv\u00e9 par les charmes d\u2019un fl\u00fbtiste, qui conduit les ind\u00e9sirables tout droit \u00e0 la noyade.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais, sa t\u00e2che accomplie, face \u00e0 l\u2019ingratitude du maire et des habitants, le musicien subjugue les enfants du coin, qui disparaissent \u00e0 jamais. Alors qui dans cette histoire est le nuisible \u00e0 exterminer&nbsp;? Et qui a la situation en main&nbsp;? Car devant leur terrain de jeux, les marionnettistes manipulent aussi un personnage du conte, en version mi-anthropo, mi-zoomorphe. L\u2019une, villageoise en costume bavarois \u00e0 t\u00eate de souris, veille sur ses rongeurs comme sur ses baigneurs, tandis qu\u2019un homme-blatte, v\u00eatu d\u2019une veste en patchwork de cravates bariol\u00e9es fait la chasse aux puces. Le maire (faux sosie de Saint Pierre avec son aube monacale et sa cl\u00e9 en main) tend des oreilles de f\u00e9lin pour magouiller avec le joueur de fl\u00fbte, lui masqu\u00e9 tel un Mickey Mouse horrifique. Si l\u2019articulation entre pantomime et musicalit\u00e9 a tout du conte didactique, les personnages subvertissent les perspectives classiques du r\u00e9cit \u00e0 morale. Ainsi les rats industrieux d\u00e9jouent habilement chaque pi\u00e8ge d\u2019extermination (poison, tapettes, chasse d\u2019eau et m\u00eame un gros matou) et les adultes sont moins ingrats et corrompus que victimes d\u2019un pouvoir autoritaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors qu\u2019elle tient un subtil \u00e9quilibre entre comique farcesque et satire politico-sociale, la pi\u00e8ce bascule dans une troisi\u00e8me dimension science-fictionnelle post-humaniste. D\u00e9pliant ses deux pans, le d\u00e9cor se transforme en laboratoire d\u2019exp\u00e9rimentations g\u00e9n\u00e9tiques o\u00f9 les rats sont format\u00e9s au calcul mental, sous le regard machiav\u00e9lique d\u2019un gruy\u00e8re cyclope aux airs de gourou Illuminati. Outre la blague complotiste, ce <em>deus ex machina<\/em> coupe maladroitement son fromage. Avec cette pirouette aussi absurde qu\u2019abrupte sur la question de la mise \u00e0 mort, la pi\u00e8ce semble \u00e0 court d\u2019id\u00e9e pour transcender ses trouvailles m\u00e9taphoriques par une r\u00e9flexion m\u00e9taphysique aboutie. Dommage pour cet ultime retournement qui glisse du brouillage de pistes au brouillon hors-piste, et se perd en chemin.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-thumbnail alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Callysta-Croizer-150x150.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-576\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Callysta-Croizer-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Callysta-Croizer.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Callysta Croizer<\/strong>&nbsp;: Ancienne \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole normale sup\u00e9rieure de Paris, Callysta Croizer est actuellement doctorante \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Paris 8, o\u00f9 elle pr\u00e9pare une th\u00e8se sur l\u2019histoire du ballet au Br\u00e9sil. Depuis 2023, elle \u00e9crit des critiques de danse et de th\u00e9\u00e2tre pour <em>Les \u00c9chos, Springback Magazine<\/em> et <em>Mouvement,<\/em> et contribue r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 <em>CND Magazine<\/em>, le m\u00e9dia digital du Centre national de la danse.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Puppet Pied Piper Delivers a Sci-Fi Twist<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p><strong>Amanda L. Andrei<\/strong> (United States)<\/p>\n\n\n\n<p>Once upon a time, there was a small German town named Hamelin. When it became plagued by rats, the mayor sought to eliminate the pests using cats, traps and poison. When these methods didn\u2019t work, he called in the heavyweight hotshot: a skull-faced Mickey Mouse toting an empty sack and playing a mean recorder.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-The-Ratcatcher-by-Jakub-Jira_01.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-585\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-The-Ratcatcher-by-Jakub-Jira_01.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-The-Ratcatcher-by-Jakub-Jira_01-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-The-Ratcatcher-by-Jakub-Jira_01-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Pied Piper (Ji\u0159\u00ed Skovajsa) meets Mayor of Hamelin (V\u00e1clav V\u00edtek) in a highly functional and intricately designed set. Photo: Jakub J\u00edra<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>That\u2019s&nbsp;<em>The Ratcatcher<\/em>, a clever and intricate adaptation of the Pied Piper fairytale for ages 12 and up, produced by&nbsp;Divadlo Radost&nbsp;in cooperation with the French puppet company&nbsp;Les Antliaclastes. The story expands upon the original folktale with kooky, lush detail and a modern twist.<\/p>\n\n\n\n<p>The rats emerge from a massive dollhouse-like structure that doubles as the Hamelin neighborhood (designed by Patrick Sims, also director and puppeteer). Each compartment resembles a shadow box, and there\u2019s even a toilet with a cross-section of piping running down the side. The set\u2019s playfulness contrasts against the sinister nature of a huge disease-ridden flea (played by Radim Sas\u00ednek) and a crafty mayor (V\u00e1clav V\u00edtek), each donning superb masks designed by Josephine Biereye.<\/p>\n\n\n\n<p>But their sinister nature pales in comparison to the creepy pied piper (Ji\u0159\u00ed Skovajsa), emanating cutthroat business ideals and greed. Garbed as the notorious Mouse and the spectre of Death, he wears a jingling coat of suit ties and seduces the rats (and later, the children) with his music until they plop into his cloth sack.&nbsp;On their way to death? As a modern fairytale crustacean would croon, \u2018They\u2019re in for a worse fate.\u2019<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-The-Ratcatcher-by-Jakub-Jira_02.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-586\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-The-Ratcatcher-by-Jakub-Jira_02.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-The-Ratcatcher-by-Jakub-Jira_02-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-The-Ratcatcher-by-Jakub-Jira_02-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Puppetry work is another highlight of <em>The Ratcatcher<\/em>. Photo: Jakub J\u00edra<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>As the friendly Rat Girl (Stanislava Havelkov\u00e1) cracks open the house-town with a wooden spoon, the German legend catapults into a satirical sci-fi world of Hamelin Laboratories, where the treacherous mayor\u2014now referred to as Research Director\u2014conducts bizarre experiments on rats and humans.<\/p>\n\n\n\n<p>The puppets\u2019 exaggerated nature keeps the circumstances comic. Whereas older endings of the narrative focused on disability, death or despair, this production displays anxieties about the future in a refreshingly weird style, thanks to its mashup of fairytale and mad science gone corporate.<\/p>\n\n\n\n<p>There are a few opportunities for improvement. For instance, the scene of one rat turning rockstar is so amusing that it deserves an encore. And when the masked Rat Girl plays with unclothed baby dolls from a carriage, it\u2019s not clear if they\u2019re meant to represent living children or everyday toys, making it difficult to establish a sense of attachment for the figurines or their connections to the kidnapped children. These are minor details in an otherwise sensory-rich production, and one aimed at adolescents.<\/p>\n\n\n\n<p>The concept could go in the direction of <em>Animal Farm<\/em>,&nbsp;if the company so desired, transforming into a sharp fable about current economic and social conditions. But with a traditional tale already so piercingly macabre, and a Hamelin house-town-lab so lavishly constructed, sharp edges aren\u2019t necessary to enhance the show\u2019s quaint delight. Skeleton Mickey is plenty.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-thumbnail alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Amanda-L-Andrei-150x150.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-574\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Amanda-L-Andrei-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Amanda-L-Andrei.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Amanda L. Andrei<\/strong> is a Filipina Romanian American playwright, literary translator and teaching artist residing in Los Angeles by way of Virginia\/Washington DC. She writes epic, irreverent plays that center on the concealed, wounded places of history and societies from the perspectives of diasporic Filipina women, and she translates from Romanian and Filipino to English. For more, visit: <a href=\"http:\/\/www.amandalandrei.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">www.AmandaLAndrei.com<\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Trio-for-the-beauty.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-590\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Trio-for-the-beauty.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Trio-for-the-beauty-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Trio-for-the-beauty-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Trio (For the Beauty of It)<\/em> de Monika Gintersdorfer. Photo&nbsp;: archiv DSB 2024<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Entrer dans la danse<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p><strong>Marrie E. Bathory<\/strong> (Qu\u00e9bec, Canada)<\/p>\n\n\n\n<p>Voici la preuve que prendre son public par la main n\u2019est pas forc\u00e9ment maladroit, bien au contraire. Dans <em>Trio. For the beauty of it<\/em>, pr\u00e9sent\u00e9 au Goose on a String Theatre, les artistes initient de bon c\u0153ur les gens \u00e0 leur culture respective, espace de revendications, de r\u00e9silience.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019incipit intrigue&nbsp;: on prononce un mot&nbsp;; on l\u2019associe \u00e0 un geste. Et ainsi de suite. Les mouvements de danse s\u2019associant aux mots fran\u00e7ais, puis anglais, puis espagnols, puis tch\u00e8ques et m\u00eame allemands par moments, un langage commun s\u2019esquisse, un dictionnaire plurilingue auquel s\u2019int\u00e8gre la musique. Bien vite, interpr\u00e8tes et spectateurices parlent et comprennent une m\u00eame langue, ou peu s\u2019en faut. S\u2019ensuit un interm\u00e8de d\u2019explications sur les origines des courants respectifs des artistes&nbsp;: le coup\u00e9 d\u00e9cal\u00e9 d\u2019Ordinateur, issu de la communaut\u00e9 ivoirienne de Paris&nbsp;; la vogue \u00e9tats-unienne d\u2019Alex Mugler, n\u00e9e dans les ballrooms des communaut\u00e9s homosexuelles et trans afro-am\u00e9ricaines de New York&nbsp;; le sonidero mexicain de Carlos Gabriel Mart\u00ednez Vel\u00e1zquez, provenant des quartiers populaires et li\u00e9 aux processus d\u2019urbanisation, d\u2019industrialisation et de migration.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s les premiers pas, les premi\u00e8res notes, les quatre membres de la troupe La Fleur cofond\u00e9e par la metteuse en sc\u00e8ne Monika Gintersdorfer et le chor\u00e9graphe Franck Edmond Yao s\u2019adressent au public et parviennent \u00e0 l\u2019accrocher. Sans d\u00e9cor, sans accessoires superflus, ces styles issus de milieux populaires ou marginalis\u00e9s investissent la sc\u00e8ne du th\u00e9\u00e2tre, se l\u2019approprient, bousculent les conventions comme ils bousculent le patriarcat et le privil\u00e8ge blanc. Espace d\u2019affirmation culturelle, la danse porte en elle les marques de combats identitaires successifs. Mettre ces mouvements en commun les am\u00e8ne \u00e0 se r\u00e9pondre, et dresse des ponts entre les cultures, les identit\u00e9s. Si la chor\u00e9graphie s\u2019entrecoupe d\u2019interactions avec le public ou de commentaires sur l\u2019h\u00e9t\u00e9rocentrisme du reggaeton ou d\u2019autres styles musicaux populaires, si la progression entre les diff\u00e9rents moments ne se fait pas toujours de mani\u00e8re fluide, c\u2019est qu\u2019\u00e9galement les cultures s\u2019entrechoquent, que rarement les m\u00e9langes s\u2019homog\u00e9n\u00e9isent de fa\u00e7on parfaite. L\u2019ensemble conserve ainsi, d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment, certaines allures d\u2019une improvisation. De m\u00eame plusieurs \u00e9l\u00e9ments sont-ils pr\u00e9sent\u00e9s en toute simplicit\u00e9, mais participent d\u2019un riche vocabulaire de danse et renferment une toute aussi riche s\u00e9mantique. Encore ici, il s\u2019agit de rendre explicite l\u2019implicite en diss\u00e9quant chaque \u00e9l\u00e9ment de sens pour les non-initi\u00e9s, dans un geste de partage, d\u2019ouverture. Au demeurant, le spectacle pousse l\u2019inclusion jusqu\u2019\u00e0 inclure le public devenu complice, lui tendant litt\u00e9ralement la main pour l\u2019inviter dans la danse.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-thumbnail alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Marrie-E.-Bathory-150x150.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-577\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Marrie-E.-Bathory-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Marrie-E.-Bathory.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Marrie E. Bathory<\/strong>&nbsp;: R\u00e9viseure linguistique et productrice de contenus, Marrie E. Bathory (Qu\u00e9bec, Canada) est \u00e9galement autrice de nouvelles, fragments narratifs et autres fictions br\u00e8ves. Comme critique de th\u00e9\u00e2tre, on peut la lire sur les blogues monquartier.quebec et <em>Le Bourdon du Faubourg<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\"\/>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><strong>Threatening Testosterone and Playful Solidarity<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<p><strong>Otto Ekman<\/strong> (Finland)<\/p>\n\n\n\n<p>The programme of the Theatre World Brno 2024 festival did not seem to follow any tightly defined, specific theme, rather presenting the public with a varied smorgasbord of domestic and international, classical and contemporary works by both ensembles and solo performers, aimed at both the young and the old.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-A-Streetcar-by-Jakub-Joch_01.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-580\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-A-Streetcar-by-Jakub-Joch_01.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-A-Streetcar-by-Jakub-Joch_01-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-A-Streetcar-by-Jakub-Joch_01-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Ond\u0159ej Vinkl\u00e1t as the sensitive Mitch is surrounded by the violence of Dekkadancers\u2019 <em>A Streetcar Named Desire<\/em>. Photo: Jakub Joch<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Sometimes this heterogeneous curation, or lack thereof, made the festival seem a little chaotic. But sometimes it also led to very serendipitous encounters, unexpected meetings between themes, works or genres creating a provocative dialogue. My favorite example of such a meeting happened on Thursday 23<sup>rd<\/sup> May 2024.<\/p>\n\n\n\n<p>First, Prague-based Dekkadancers took over the stage of the Brno City Theatre with their adaptation of Tennessee Williams classic <em>A Streetcar Named Desire<\/em>. The performance is wordless, focusing on the physical sensuality, terror and tragedy of the dancers and their sweaty bodies as they torture each other and themselves across a dimly lit and smoky stage.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-A-Streetcar-by-Jakub-Joch_02.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-581\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-A-Streetcar-by-Jakub-Joch_02.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-A-Streetcar-by-Jakub-Joch_02-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-A-Streetcar-by-Jakub-Joch_02-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Kl\u00e1ra Jel\u00ednkov\u00e1 as protagonist Blanche DuBois is victimized by the brutish energy of \u0160t\u011bp\u00e1n Pechars\u2019 Stanley Kowalski. Photo: Jakub Joch<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>The show is stolen by the hulking, sweaty \u0160t\u011bp\u00e1n Pechar as the antagonist Stanley Kowalski, possessed by the captivating charisma of a dangerous animal. He dominates the women in his life brutally but is no more sparing towards the men. One memorable, downright terrifying scene depicts a poker and whiskey session with his buddies, where the back slapping and boisterous camaraderie conceals a constant threat, suppressed but ready to explode in violence at any moment. The use of the playful choreography to imply the violence of men in a group reminds me of the terrifying chase scene in Mikhail Kalatozov\u2019s film <em>Soy Cuba<\/em> featuring a gang of absurdly cheerfully singing would-be rapists dressed in the crisp white uniforms of American navy sailors.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Trio-by-Ivo-Dvorak_01_.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-588\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Trio-by-Ivo-Dvorak_01_.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Trio-by-Ivo-Dvorak_01_-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Trio-by-Ivo-Dvorak_01_-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La Fleurs comprises (from left) Carlos Mart\u00ecnez, Alex Mugler and Ordinateur\u2014respectively Mexican, American and Ivorian dancers. Photo: Ivo Dvo\u0159\u00e1k<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>This testosterone-fueled spectacle contrasted in a thought-provoking way with the next performance in my schedule: <em>Trio<\/em> by international dance group La Fleur which took place in the smaller, cosier setting of the Goose on a String Theatre.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Trio-by-Ivo-Dvorak_02_.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-589\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Trio-by-Ivo-Dvorak_02_.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Trio-by-Ivo-Dvorak_02_-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Trio-by-Ivo-Dvorak_02_-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">At the end, the audience including members of the IATC Young critics Workshop (Can you spot them?) were invited onto the stage, turning the Goose on a String Theatre into a dancefloor. Photo:Ivo Dvo\u0159\u00e1k<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Consisting of dancers from the US, Mexico and Cote d\u2019Ivoire, La Fleur weaves together Harlem ballroom dance, Mexican <em>sonidero<\/em> soundsystem culture and the Parisian-Ivorian diaspora dance style known as <em>couper d\u00e9caler<\/em>. The performance is underpinned by a sense of camaraderie that, unlike in the previous example, feels genuinely supportive and welcoming not only within the ensemble, but also extending towards the audience, especially illustrated by the climax where we are invited to join the dance party with them on stage. This joyful celebration of friendship and joy through rhythm and movement feels especially refreshing and effective as a digestive to the no less convincingly portrayed macho energy of Dekkadancers.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-thumbnail alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Otto-Erik-Ekman-150x150.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-579\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Otto-Erik-Ekman-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/Otto-Erik-Ekman.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Otto Ekman<\/strong> (b. 1992) is a freelance journalist, theatre critic and translator based in Helsinki, Finland. He has written reviews, essays and articles about various subgenres of contemporary and classical theatre, dance and performance, as well as dabbling in literature, art, news and political journalism.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">Copyright <strong>\u00a9<\/strong> 2024 Mathis Grosos, Andriana-Anna Tsiotsiou, Callysta Croizer, Amanda L. Andrei, Marrie E. Bathory, Otto Ekman<br><em>Critical Stages\/Sc\u00e8nes critiques<\/em>,&nbsp;#30, Dec. 2024<br>e-ISSN: 2409-7411<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter\"><a href=\"https:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/4.0\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/88x31.png\" alt=\"Creative Commons Attribution International License\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">This work is licensed under the<br>Creative Commons Attribution International License CC BY-NC-ND 4.0.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":589,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advanced_seo_description":"","jetpack_seo_html_title":"","jetpack_seo_noindex":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-573","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-performance-reviews"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-content\/uploads\/sites\/31\/2024\/12\/PER-brnojeune-Trio-by-Ivo-Dvorak_02_.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/573","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=573"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/573\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":965,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/573\/revisions\/965"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-json\/wp\/v2\/media\/589"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=573"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=573"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/30\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=573"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}