{"id":668,"date":"2020-04-18T10:00:44","date_gmt":"2020-04-18T10:00:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/?p=668"},"modified":"2022-02-05T13:14:47","modified_gmt":"2022-02-05T13:14:47","slug":"lart-de-camper-copi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/lart-de-camper-copi\/","title":{"rendered":"L\u2019art de <em>camper<\/em> Copi"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Camille Khoury<\/strong><a href=\"#end\" name=\"back\">*<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#c69a9f\"><strong><em>40\u00b0 sous z\u00e9ro. L\u2019Homosexuel ou la difficult\u00e9 de s\u2019exprimer <\/em>&amp;<em> Les Quatre Jumelles<\/em>. Copi. Compagnie Munstrum Th\u00e9\u00e2tre, mise en sc\u00e8ne de Louis Ar\u00e8ne. Th\u00e9\u00e2tre de Ch\u00e2tillon, 28 f\u00e9vrier 2020.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"591\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image1-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-669\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image1-1.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image1-1-300x222.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image1-1-768x567.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption>Madame Garbo caressant Irina, dans <em>L&#8217;Homosexuel ou la difficult\u00e9 de s\u2019exprimer.<\/em> Photo&nbsp;: Ma\u00ebliss Le Bricon<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Le 28&nbsp;f\u00e9vrier 2020 au th\u00e9\u00e2tre de Ch\u00e2tillon avait lieu la derni\u00e8re date de la tourn\u00e9e du spectacle vivace \u2013&nbsp;comme la vie qui en jaillit par \u00e9tincelles de peinture rose et de paillettes&nbsp;\u2013, cruel, explosif et profond\u00e9ment <em>camp<\/em> de <em>40\u00b0 sous z\u00e9ro<\/em>, mis en sc\u00e8ne par Louis Ar\u00e8ne et r\u00e9unissant au plateau Louis Ar\u00e8ne, Sophie Botte, Delphine Cottu, Olivia Dalric, Alexandre \u00c9th\u00e8ve, Lionel Lingelser et Fran\u00e7ois Praud.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle est compos\u00e9 de deux pi\u00e8ces de Copi (dramaturge argentin francophone et figure de prou du mouvement gay \u00e0 Paris dans les ann\u00e9es 1970-1980), <em>L\u2019Homosexuel ou la difficult\u00e9 de s\u2019exprimer<\/em> puis <em>Les Quatre Jumelles. <\/em>Deux huis clos absurdes, o\u00f9 les cris des nantis fuitent par les fissures. Dans la premi\u00e8re, Irina, jeune femme trans, oppose son d\u00e9sir de libert\u00e9, de vie \u00e0 l\u2019oppression et la cruaut\u00e9 de deux personnages, Madre, et sa professeure de piano Madame Garbo, qui l\u2019\u00e9touffent d\u2019un amour pervers. Dans la seconde, deux fois deux jumelles increvables, junkies, et meurtri\u00e8res s\u2019entretuent \u00e0 l\u2019infini pour du fric, de la drogue, et pour la libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux pi\u00e8ces se passent respectivement dans les univers gel\u00e9s et socialement arides de la Sib\u00e9rie et de l\u2019Alaska, dont l\u2019atmosph\u00e8re glaciale n\u2019est \u00e9voqu\u00e9e que par des pendrillons gris acier ray\u00e9s de striures blanch\u00e2tres en fond de sc\u00e8ne et sur les c\u00f4t\u00e9s, et une lumi\u00e8re p\u00e2le, blanche et bleue, qui composent pourtant un d\u00e9cor d\u2019une sublime sobri\u00e9t\u00e9. Dans ce d\u00e9sert inhospitalier, les corps ne cessent jamais de lutter. Cette pulsion de vie absurde, f\u00e9roce, bien qu\u2019infus\u00e9e d\u2019une ironie cinglante, est rendue par une mise en sc\u00e8ne magistrale et hilarante, mais, surtout, profond\u00e9ment <em>camp<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le <em>camp<\/em>, c&#8217;est cette esth\u00e9tique inh\u00e9rente \u00e0 la culture gay qui, comme l\u2019\u00e9crit Pascal Lebrun-Cordier, \u00ab&nbsp;\u00e9voque p\u00eale-m\u00eale l\u2019humour \u201cfolle\u201d, le travestissement provocant, l\u2019artifice revendiqu\u00e9, l\u2019autod\u00e9rision outrageuse, la th\u00e9\u00e2tralisation parodique\u2026 Comme le dandysme, dont il est un peu l\u2019avatar postmoderne, le <em>camp<\/em> est tout autant une esth\u00e9tique qu\u2019une \u00e9thique, une microculture hyperr\u00e9f\u00e9renc\u00e9e qu\u2019une strat\u00e9gie oblique de r\u00e9sistance aux normes&nbsp;\u00bb. Tout dans la mise en sc\u00e8ne est <em>camp&nbsp;<\/em>: les personnages sont tous des folles furieuses, mani\u00e9r\u00e9es, fortes en gueule, <em>bitchy<\/em>, rendues par un jeu d\u2019acteur intens\u00e9ment physique, o\u00f9 aucune parole lanc\u00e9e n\u2019est pas en m\u00eame temps un cri de r\u00e9volte ou de col\u00e8re, qui affirme haut et fort \u2013&nbsp;et <em>aussi <\/em>de mani\u00e8re immens\u00e9ment comique&nbsp;\u2013 tous leurs d\u00e9sirs&nbsp;: leur d\u00e9sir de baiser la terre enti\u00e8re, de se piquer \u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efne, leur d\u00e9sir de fric, de s\u2019\u00e9chapper, d\u2019aimer, d\u2019\u00eatre aim\u00e9 aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>De leurs corps et de leurs cris s\u2019\u00e9chappent des substances reconverties aux couleurs de la <em>Pride<\/em>&nbsp;: le sang pisse rose orang\u00e9, une femme trans chie un f\u0153tus de pelote de laine rouge et rose, on cuisine les tripes de laine ros\u00e2tre, les corps sont recouverts de paillettes, on fait des cacas arc-en-ciel, qu\u2019Irina s\u2019\u00e9tale ensuite sur la figure en s\u2019\u00e9gosillant qu\u2019elle refuse d\u2019\u00eatre propre. La vie enti\u00e8re est stylis\u00e9e, les corps et les tripes, le sang et les d\u00e9jections, mais surtout les costumes, tous magnifiques, burlesques (costumes con\u00e7us par Christian Lacroix). Leur esth\u00e9tique rassemble les contradictions du mode de vie des personnages, ils sont profond\u00e9ment esth\u00e9tiques, tout en \u00e9tant compos\u00e9s de d\u00e9tritus, de mat\u00e9riaux de r\u00e9cup\u00e9ration, de b\u00e2ches transparentes pour les robes des Jumelles, d\u2019un patchwork de parka aux couleurs criardes des ann\u00e9es 90 pour le manteau-robe de diva d\u2019Irina avec lequel elle ouvre le spectacle. \u00c0 l\u2019aridit\u00e9 climatique r\u00e9pond un d\u00e9cor asc\u00e9tique&nbsp;: une table et une baignoire en fer pour la premi\u00e8re pi\u00e8ce, et un sofa et quelques valises pour la seconde.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"507\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image2-4.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-670\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image2-4.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image2-4-300x190.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image2-4-768x487.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption>Irina et sa jambe coup\u00e9e (premier plan), Madame Garbo et Madre. Photo&nbsp;: Darek Szuster<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Ici, la nature n\u2019existe pas, tout est th\u00e9\u00e2tre \u2013&nbsp;\u00e0 l\u2019image des genres, performances qui s\u2019\u00e9crivent \u00e0 la surface des corps, comme le nommait Judith Butler. La moiti\u00e9 des personnages sont jou\u00e9s en travesti&nbsp;\u2013, les personnages de femmes trans de <em>La Difficult\u00e9 de s\u2019exprimer<\/em>, Irina et sa m\u00e8re tyrannique Madre (mais on ne renaturalise rien non plus, Madame Garbo, trans aussi est interpr\u00e9t\u00e9e par une actrice), et deux des s\u0153urs des <em>Quatre Jumelles<\/em>. Aux masques esth\u00e9tis\u00e9s \u2013&nbsp;marque de fabrique du Munstrum Th\u00e9\u00e2tre&nbsp;\u2013 qui recouvrent la moiti\u00e9 du visage, dessinent nez et cr\u00e2nes aux formes exub\u00e9rantes, s\u2019ajoutent des postiches qui r\u00e9forment les corps, les grossissent, les f\u00e9minisent. Surtout, ne pas essayer d\u2019\u00eatre r\u00e9aliste&nbsp;; et les seins d\u2019Irina ne sont que deux petits pochons cousus dans une brassi\u00e8re, actualisation de Copi travesti dans <em>Loretta Strong<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout est si artificiel, et tout est si follement gai \u2013&nbsp;dans tous les sens du terme. La mise en sc\u00e8ne est travers\u00e9e de r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la culture gay occidentale, de l\u2019image inaugurale d\u2019une <em>drag-queen<\/em> de cabaret bizarre et majestueuse couronn\u00e9e d\u2019une coiffe g\u00e9ante composite et dor\u00e9e, aux quelques pas de <em>voguing <\/em>parodique que fait Irina, des paillettes et du sang-peinture rose qui explosent sans discontinuer, aux chansons de Michel Berger et Radiohead dont l\u2019\u00e9vocation rappelle bien la condition gay, notamment \u00e0 l\u2019\u00e9poque ou \u00e9crit Copi, sans cesse renvoy\u00e9 \u00e0 un <em>creep<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image3-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-671\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image3-2.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image3-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image3-2-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption>Les s\u0153urs Goldwashing, Jos\u00e9phine et Foug\u00e8re, qui s\u2019engueulent dans <em>Les Quatre Jumelles<\/em>. Photo&nbsp;: Darek Szuster<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>David Halperin a analys\u00e9 avec brio les liens profonds qu\u2019entretient la culture gay avec les subjectivit\u00e9s gays, \u00e0 quel point par sa joie f\u00e9roce elle traduit aussi la m\u00e9lancolie et une identit\u00e9 travers\u00e9e par le stigmate de la honte, le rejet et l\u2019injure. \u00c0 quel point le <em>camp<\/em> est l\u2019\u00e9lan vital qui permet de survivre. Et au fur et \u00e0 mesure du spectacle, pendant que dans <em>Les Quatre Jumelles <\/em>les coups pleuvent, les assassinats se multiplient, qu\u2019on meurt et qu\u2019on se rel\u00e8ve dans un mouvement infini, les corps se d\u00e9charnent&nbsp;: peu \u00e0 peu, les costumes se d\u00e9chirent, puis les postiches tombent. Un \u00e0 un, les corps prosth\u00e9tiques, les fesses, les cuisses, les seins s\u2019effritent. Puis c\u2019est au tour du d\u00e9cor, les pendrillons chutent l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre, d\u00e9couvrant \u00ab&nbsp;l\u2019envers du d\u00e9cor&nbsp;\u00bb, les stocks de mat\u00e9riel, chariots de projecteurs\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image4-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-672\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image4-2.jpg 800w, https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image4-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image4-2-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption>Sc\u00e8ne finale. Photo&nbsp;: Darek Szuster<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Enfin, lorsque les corps ne sont plus que des corps, presque nus, apr\u00e8s s\u2019\u00eatre \u00e9puis\u00e9s \u00e0 lutter, crier, accoucher, mourir, revivre, se droguer, respirer, se battre \u2013&nbsp;\u00e0 vivre en somme&nbsp;\u2013, \u00e0 la fin, qui n\u2019en est m\u00eame pas une, les corps exalt\u00e9s dansent encore, exultent, et surtout, terminent ensemble. Les com\u00e9dien\u00b7ne\u00b7s de retour sur le plateau, c\u2019est sur une chor\u00e9graphie dans laquelle les corps se tendent et se cabrent encore que se termine le spectacle, avant que dans un dernier geste, toutes et tous retirent ensemble leurs masques, d\u00e9couvrant leurs cheveux, derni\u00e8re parcelle de corps encore cach\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Munstrum Th\u00e9\u00e2tre a su saisir avec une tr\u00e8s grande justesse l\u2019esth\u00e9tique de Copi. Ils ont r\u00e9ussi \u00e0 retranscrire la f\u00e9rocit\u00e9 brillante, l\u2019environnement culturel rose, paillet\u00e9 et m\u00e9chamment cynique de celui qui ironise dans un sourire plein d\u2019autod\u00e9rision depuis le fond du placard. Mais surtout, ils y ont lu la lutte, et ils y ont lu la vie.<a name=\"end\">&nbsp;<\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator is-style-wide\"\/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/18\/wp-content\/uploads\/sites\/19\/2018\/12\/Khoury.jpg?resize=123%2C150\" alt=\"\" width=\"123\" height=\"150\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><a name=\"end\" href=\"#back\">*<\/a><strong>Camille Khoury<\/strong> est une jeune critique fran\u00e7aise pour la revue <em>Ag\u00f4n<\/em>, revue des arts de la sc\u00e8ne. Elle m\u00e8ne \u00e9galement plusieurs activit\u00e9s artistiques et de recherche\u00a0: elle est \u00e0 la fois metteuse en sc\u00e8ne dans la compagnie XXY et termine un doctorat en \u00c9tudes th\u00e9\u00e2trales \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Toulouse Jean Jaur\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">Copyright <strong>\u00a9<\/strong> 2020 Camille Khoury<br><em>Critical Stages\/Sc\u00e8nes critiques<\/em> e-ISSN: 2409-7411<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><a href=\"https:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/4.0\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/88x31.png\" alt=\"Creative Commons Attribution International License\"\/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">This work is licensed under the<br>Creative Commons Attribution International License CC BY-NC-ND 4.0.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":672,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-668","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-performance-reviews"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/image4-2.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":799,"url":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/quebec-canada-au-quebec-grogne-et-resilience-des-artistes\/","url_meta":{"origin":668,"position":0},"title":"QUEBEC (CANADA) : Au Qu\u00e9bec, grogne et r\u00e9silience des artistes","author":"Camille Khoury","date":"May 8, 2020","format":false,"excerpt":"par Raymond Bertin* Comme toutes les soci\u00e9t\u00e9s occidentales, le Qu\u00e9bec a vu son activit\u00e9 th\u00e9\u00e2trale \u2013 particuli\u00e8rement effervescente dans cette importante province francophone du Canada \u2013 fortement perturb\u00e9e, voire annihil\u00e9e par la pand\u00e9mie de COVID-19. Du jour au lendemain, le 13 mars 2020, les autorit\u00e9s de sant\u00e9 publique et l\u2019\u00c9tat\u2026","rel":"","context":"In &quot;Covid&quot;","block_context":{"text":"Covid","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/category\/covid\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/06\/flag-Quebec.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":368,"url":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/le-theatre-au-maroc-etat-des-lieux\/","url_meta":{"origin":668,"position":1},"title":"Le th\u00e9\u00e2tre au Maroc, \u00e9tat des lieux","author":"Camille Khoury","date":"May 6, 2020","format":false,"excerpt":"Baker Saddiki* Introduction, petit historique Avant toute chose, pour une meilleure compr\u00e9hension de l\u2019\u00e9tat actuel, s\u2019impose un rapide rappel historique sur l\u2019histoire du th\u00e9\u00e2tre marocain, qui a r\u00e9ellement vu le jour \u00e0 l\u2019aube de l\u2019ind\u00e9pendance durant les ann\u00e9es cinquante. L\u2019essor du professionnalisme peut \u00eatre situ\u00e9 lors du lancement en 1954\u2026","rel":"","context":"In &quot;National Reports&quot;","block_context":{"text":"National Reports","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/category\/national-reports\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/Moroccan-theatre.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/Moroccan-theatre.jpg?resize=350%2C200&ssl=1 1x, https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/Moroccan-theatre.jpg?resize=525%2C300&ssl=1 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/Moroccan-theatre.jpg?resize=700%2C400&ssl=1 2x"},"classes":[]},{"id":137,"url":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/le-chemin-continue-entretien-avec-data-tavadze\/","url_meta":{"origin":668,"position":2},"title":"Le chemin continue : Entretien avec Data Tavadz\u00e9","author":"Camille Khoury","date":"April 7, 2020","format":false,"excerpt":"Par Irina Gogoberidz\u00e9* \u00ab\u00a0Si votre grand-tante se trouve \u00eatre Ellen Terry, votre grand-oncle Fred Terry, vos cousins Gordon Craig et Phyllis Neilson-Terry, et votre grand-m\u00e8re la plus grande actrice shakespearienne de toute la Lituanie, vous \u00eates peu susceptible de vous lancer dans le commerce du poisson.\u00a0\u00bb Ces mots de John\u2026","rel":"","context":"In &quot;Interviews&quot;","block_context":{"text":"Interviews","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/category\/interviews\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/04\/Tavadz%C3%A9.jpeg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":535,"url":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/la-musique-live-et-la-felure-des-mots\/","url_meta":{"origin":668,"position":3},"title":"La musique live et la f\u00ealure des mots","author":"Camille Khoury","date":"May 29, 2020","format":false,"excerpt":"Georges Banu* R\u00e9sum\u00e9 R\u00e9flexions sur le rapport de la musique et les mots dans la mise en sc\u00e8ne moderne. Le pr\u00e9ambule porte sur les chants dans les spectacles d\u2019Andrei Serban et la transition \u00ab\u00a0de la parole aux chants\u00a0\u00bb. Ensuite intervient l\u2019examen des approches de Mnouchkine et Brook o\u00f9 la musique\u2026","rel":"","context":"In &quot;Special Topic&quot;","block_context":{"text":"Special Topic","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/category\/special-topic\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/featured-1.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/featured-1.jpg?resize=350%2C200&ssl=1 1x, https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/featured-1.jpg?resize=525%2C300&ssl=1 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/featured-1.jpg?resize=700%2C400&ssl=1 2x"},"classes":[]},{"id":152,"url":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/koffi-kwahule\/","url_meta":{"origin":668,"position":4},"title":"Koffi Kwahul\u00e9","author":"Camille Khoury","date":"April 7, 2020","format":false,"excerpt":"Sylvie Chalaye (ed.)324 pp. Classiques Garnier, coll. \u00ab\u00a0\u00c9crivains francophones d\u2019aujourd\u2019hui\u00a0\u00bb n\u00b0 6 par Selim Lander* Koffi Kwahul\u00e9 mis \u00e0 nu. Koffi Kwahul\u00e9, n\u00e9 en 1956, nouvelliste, romancier, est avant tout dramaturge (auteur d\u2019une trentaine de pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre traduites en plus de vingt langues, r\u00e9compens\u00e9 par de nombreux prix). C\u2019est\u2026","rel":"","context":"In &quot;Book Reviews&quot;","block_context":{"text":"Book Reviews","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/category\/book-reviews\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/04\/Photo-Selim-Lander-comp-238x300-1-150x150.jpg?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":432,"url":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/martinique\/","url_meta":{"origin":668,"position":5},"title":"MARTINIQUE : Cahiers de confinement","author":"Camille Khoury","date":"May 10, 2020","format":false,"excerpt":"Janine Bailly* La Structure \u00ab\u00a0Tropiques Atrium Sc\u00e8ne Nationale\u00a0\u00bb poursuit en ligne son activit\u00e9, sous l\u2019enseigne\u00a0: #Culturecheznous. Le Festival \u00ab\u00a0Rencontres Cin\u00e9ma Martinique\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 annul\u00e9. Pendant cinq semaines, \u00e0 raison d\u2019une s\u00e9rie diff\u00e9rente par semaine, les courts-m\u00e9trages pr\u00e9vus pour la section \u00ab\u00a0Documentaires\u00a0\u00bb ont \u00e9t\u00e9 visibles, apr\u00e8s accord avec leurs r\u00e9alisateurs. Suzanne\u2026","rel":"","context":"In &quot;Covid&quot;","block_context":{"text":"Covid","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/category\/covid\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/21\/wp-content\/uploads\/sites\/22\/2020\/05\/flag-france400.png?resize=350%2C200&ssl=1","width":350,"height":200},"classes":[]}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/668","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=668"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/668\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1160,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/668\/revisions\/1160"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-json\/wp\/v2\/media\/672"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=668"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=668"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/21\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=668"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}