{"id":256,"date":"2016-02-11T18:33:56","date_gmt":"2016-02-11T18:33:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/?p=256"},"modified":"2022-05-29T09:41:25","modified_gmt":"2022-05-29T09:41:25","slug":"le-woyzeck-de-brigitte-haentjens-une-mise-en-scene-corporelle-extremement-puissante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/le-woyzeck-de-brigitte-haentjens-une-mise-en-scene-corporelle-extremement-puissante\/","title":{"rendered":"Le Woyzeck de Brigitte Haentjens : une mise en sc\u00e8ne corporelle extr\u00eamement puissante"},"content":{"rendered":"<p><strong>Alvina Ruprecht<\/strong><a href=\"#end1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-260\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1232416320.png\" alt=\"1232416320\" width=\"230\" height=\"149\" \/><\/p>\n<p><b><i>Woyzeck <\/i><\/b>(1837)<b><i> <\/i><\/b>de Georg B\u00fcchner. <i>Mise en sc\u00e8ne<\/i> : Brigitte Haentjens. <i>Adaptation <\/i>: Brigitte Haentjens.<i>Musique originale<\/i> : Alexandre MacSween.<i>Sc\u00e9nographie <\/i>: Anick La Bissonni\u00e8re. <i>\u00c9clairages <\/i>: Claude Cournoyer. <i>Distribution<\/i> : Marc B\u00e9land (Woyzeck), Evelyne Rompr\u00e9 (Marie), Paul Ahmarani (le Docteur), Paul Savoie (Le Capitaine), S\u00e9bastien Ricard (le Tambour-Major), Catherine Allard (Margreth), Ga\u00e9tan Nadeau (Andr\u00e8s). <i>Th\u00e9\u00e2tre<\/i> : Th\u00e9\u00e2tre du Centre national des Arts \u00e0 Ottawa, du 9 au 13 f\u00e9vrier 2010.<\/p>\n<p>Au mois de novembre 2009, le Centre national des Arts (CNA) d\u2019Ottawa a re\u00e7u la production allemande de <strong><i>Hedda Gabler<\/i><\/strong>, mise en sc\u00e8ne par Thomas Ostermeier, directeur artistique de la Schaub\u00fchne de Berlin. La pr\u00e9sence d\u2019Ostermeier s\u2019inscrit dans la nouvelle politique artistique de Wajdi Mouawad, directeur du Th\u00e9\u00e2tre fran\u00e7ais du CNA, selon lequel des \u0153uvres jou\u00e9es dans une langue autre que le fran\u00e7ais ou l\u2019anglais, mais pr\u00e9sent\u00e9es avec surtitres en fran\u00e7ais, peuvent d\u00e9sormais figurer dans la programmation francophone de l\u2019espace du CNA. Cette heureuse ouverture vers les grandes \u0153uvres de la sc\u00e8ne europ\u00e9enne est d\u2019autant plus importante que notre ville ne b\u00e9n\u00e9ficie pas de festivals de th\u00e9\u00e2tre internationaux et ces spectacles nous font d\u00e9faut. Wajdi Mouawad a bien compris le probl\u00e8me et, depuis deux ans donc, sa programmation offre aux habitants de la ville l\u2019occasion de voir des artistes de tr\u00e8s grande envergure.<\/p>\n<p>Pendant le s\u00e9jour d\u2019Ostermeier \u00e0 Ottawa, le Centre national des Arts, en collaboration avec l\u2019Institut G\u0153the, avait organis\u00e9 un visionnement de sa mise en sc\u00e8ne de <i>Woyzeck<\/i> film\u00e9 sur DVD lors de son passage \u00e0 la Cour d\u2019honneur du Palais des Papes, au Festival d\u2019Avignon en 2004. Heureuse co\u00efncidence en effet puisqu\u2019une version tout \u00e0 fait diff\u00e9rente de cette pi\u00e8ce, mise en sc\u00e8ne par Brigitte Haentjens (Montr\u00e9al) \u00e9tait programm\u00e9e au CNA au mois de f\u00e9vrier ; ce double \u00e9v\u00e9nement nous a permis de r\u00e9fl\u00e9chir sur les possibilit\u00e9s d\u2019une pi\u00e8ce cr\u00e9\u00e9e en 1837, mais toujours aussi pertinente de nos jours. Ostermeier semble avoir vis\u00e9 surtout un public berlinois puisque son recours au dialecte berlinois, sa mani\u00e8re de transformer les villageois et les militaires en <i>skinhead bully boys<\/i>, qui dansaient une forme de hip hop agressif pour citoyens inactifs, frustr\u00e9s, \u00e9nerv\u00e9s devenaient, entre autres, la critique de l\u2019attitude anti-immigration qui s\u00e9vit actuellement en Europe. En plus, la sc\u00e8ne o\u00f9 Woyzeck, en rasant le Capitaine, cherche les poils r\u00e9calcitrants entre les jambes du militaire arrogant, devient elle aussi la remise en cause f\u00e9roce d\u2019une certaine hypermasculinit\u00e9 qui masque une homosexualit\u00e9 latente et r\u00e9prim\u00e9e. Cette modernit\u00e9 exacerb\u00e9e se note \u00e9galement dans la sc\u00e9nographie : l\u2019\u00e9vocation du lieu de vidange des ordures en bordure d\u2019un grand centre urbain, o\u00f9 les restes puants de la civilisation europ\u00e9enne giclent partout et coulent autour des ruines d\u2019une immense ar\u00e8ne, est un espace propice pour la c\u00e9r\u00e9monie de mise \u00e0 mort qui cl\u00f4t la repr\u00e9sentation. Une production \u00e9poustouflante qui interpelle un public europ\u00e9en, allemand en particulier, sur tous les plans. Le rapprochement entre cette vision de Woyzeck et celle que Brigitte Haentjens nous a livr\u00e9e \u00e0 Ottawa r\u00e9cemment produit des comparaisons int\u00e9ressantes.<\/p>\n<figure id=\"attachment_259\" aria-describedby=\"caption-attachment-259\" style=\"width: 350px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-259\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1059928998.png\" alt=\"Evelyne Rompr\u00e9 (Marie) et Marc B\u00e9land (Woyzeck) \u00a9 Lydia Pawelak\" width=\"350\" height=\"232\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1059928998.png 350w, https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1059928998-300x199.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-259\" class=\"wp-caption-text\">Evelyne Rompr\u00e9 (Marie) et Marc B\u00e9land (Woyzeck) <br \/>\u00a9 Lydia Pawelak<\/figcaption><\/figure>\n<p>La metteure en sc\u00e8ne qu\u00e9b\u00e9coise Brigitte Haentjens, souvent attir\u00e9e par les grands bless\u00e9s de notre soci\u00e9t\u00e9, a d\u00e9j\u00e0 mis en sc\u00e8ne Ingeborg Bachman, Sylvia Plath, Virginia Woolf, Heiner M\u00fcller et Bernard-Marie Kolt\u00e8s. Elle nous a propos\u00e9 une nouvelle adaptation qu\u00e9b\u00e9coise de l\u2019\u0153uvre de Georg B\u00fcchner, \u00e0 partir des fragments qui constituent le texte allemand originel. Il est clair que le personnage de Franz Woyzeck<b><\/b>devait attirer Haentjens t\u00f4t ou tard puisqu\u2019il est la victime embl\u00e9matique, celle qui annonce, bien avant Fanon, tous les opprim\u00e9s, les pers\u00e9cut\u00e9s, voire les damn\u00e9s de la terre.<\/p>\n<p>Curieusement, cette mise en espace, per\u00e7ue comme un collage de fragments sc\u00e9niques fid\u00e8le au manuscrit inachev\u00e9 de B\u00fcchner, \u00e9voque la structure \u00e9pisodique du th\u00e9\u00e2tre brechtien (bien avant son temps, bien s\u00fbr). Haentjens r\u00e9oriente notre regard par rapport aux mises en sc\u00e8ne pass\u00e9es, surtout la tragi-com\u00e9die urbaine hypernaturaliste de Thomas Ostermeier. En revanche, la cr\u00e9ation qu\u00e9b\u00e9coise de Mme Haentjens est un face \u00e0 face entre des corps, mus par une \u00e9nergie hypermasculine, et la projection \u00e9nergique d\u00e9lirante d\u2019un esprit d\u00e9lirant, en proie \u00e0 des hallucinations de plus en plus fortes. En effet, affaibli par son r\u00e9gime de petits pois, Woyzeck ne peut plus se d\u00e9fendre et se laisse humilier, frapper et insulter par la petite collectivit\u00e9 du village, microcosme d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 qui a toujours besoin d\u2019une victime expiatoire, pour accomplir ses rituels de survie en p\u00e9riode de crise. B\u00fcchner lance une attaque virulente contre le raisonnement du Docteur, inspir\u00e9 des ethnologues du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, par une strat\u00e9gie ironique, soit une lecture raciste du monde, celle d\u2019un Rousseau en d\u00e9lire ou d\u2019un L\u00e9vy Strauss lobotomis\u00e9. Le \u00ab scientifique \u00bb qui se d\u00e9place comme une grotesque marionnette en menant cette exp\u00e9rience inhumaine avec Woyzeck (en lui imposant ce r\u00e9gime alimentaire ridicule) veut d\u00e9montrer que Woyzeck, qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00ab civilis\u00e9 \u00bb par la formation militaire, reste tr\u00e8s pr\u00e8s de sa nature \u00ab bestiale \u00bb, \u00eatre instinctuel qui ne m\u00e9rite que le m\u00e9pris des autres. Par une vision sc\u00e9nique marqu\u00e9e par cette opposition \u00ab culture \/ nature \u00bb ironique qui alimente les gestes de ces tortionnaires caricaturaux, M<sup>me<\/sup>Haentjens met en valeur l\u2019opposition profonde entre Woyzeck (son humanit\u00e9, sa fragilit\u00e9, sa sensibilit\u00e9) et la cruaut\u00e9 des autres.<\/p>\n<p>En effet, ce microcosme social qui humilie la pauvre \u00ab b\u00eate \u00bb devient \u00e0 son tour une machine d\u00e9shumanis\u00e9e qui signale sa propre bestialit\u00e9 par une chor\u00e9graphie violente, \u00e9nergique et m\u00eame tribale, inspir\u00e9e des danses traditionnelles qu\u00e9b\u00e9coises. Est-ce un commentaire sur le Qu\u00e9bec ? C\u2019est possible. Le groupe se d\u00e9place collectivement, les jambes de la collectivit\u00e9 deviennent des b\u00e2tons qui frappent le sol \u00e0 l\u2019unisson et font trembler les murs. Cette machine collective produit un \u00eatre particuli\u00e8rement terrifiant qui est le \u00ab vrai homme \u00bb, le Tambour-Major, celui qui fait sa danse de \u00ab s\u00e9duction masculine \u00bb comme l\u2019animal en rut, pour attirer la femme de Woyzeck (Marie). Voil\u00e0 que le vrai homme se transforme lentement en gorille, incapable de s\u2019exprimer autrement que par des grognements, incapable de se tenir droit sur ses jambes. Le travail corporel et vocal \u00e9tait d\u2019une pr\u00e9cision impressionnante et \u00e9voquait toutes les situations d\u2019abjection possibles dans ces rapports entre Woyzeck et ses bourreaux.<\/p>\n<figure id=\"attachment_258\" aria-describedby=\"caption-attachment-258\" style=\"width: 220px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-258\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1046882330.png\" alt=\"Sebastien Ricard (le Tambour-Major) et Evelyne Rompr\u00e9 (Marie) \u00a9 Lydia Pawelak\" width=\"220\" height=\"341\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1046882330.png 220w, https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1046882330-194x300.png 194w\" sizes=\"auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-258\" class=\"wp-caption-text\">Sebastien Ricard (le Tambour-Major) et Evelyne Rompr\u00e9 (Marie) \u00a9 Lydia Pawelak<\/figcaption><\/figure>\n<p>Par ailleurs, le brouillard qui recouvre l\u2019arri\u00e8re du plateau avale et recrache les com\u00e9diens qui \u00e9mergent, puis se fondent dans son \u00e9paisseur, et indique d\u00e8s le d\u00e9part la confusion qui envahit l\u2019esprit du personnage principal. Au-dessus du plateau, se trouve une immense passerelle rouge qui tranche la sc\u00e8ne en deux, ce praticable obligeant les com\u00e9diens \u00e0 se d\u00e9placer en rampant, eux aussi, comme des b\u00eates. Sous la passerelle gisent les poutres d\u2019une voie ferr\u00e9e, une \u00e9chelle et les restes d\u2019un chantier industriel, les traces d\u2019un lieu d\u00e9j\u00e0 moribond, o\u00f9 la mise \u00e0 mort expiatoire, provoqu\u00e9e par la cruaut\u00e9 de la collectivit\u00e9 bestiale, \u00e9tait le d\u00e9nouement in\u00e9vitable.<\/p>\n<p>Ce langage corporel, extr\u00eamement puissant, semble prendre possession de la sc\u00e8ne au d\u00e9triment de la parole, et parfois ces strat\u00e9gies semblent aller trop loin. Ce qui d\u00e9rangeait, \u00e0 la limite, c\u2019\u00e9taient justement ces expressions d\u2019hyperviolence et de col\u00e8re extr\u00eame. Les hurlements deviennent \u00e9nervants et on se demandait si les com\u00e9diens, perturb\u00e9s par l\u2019immensit\u00e9 de cet espace sc\u00e9nique, ressentaient le besoin de s\u2019affirmer dans un espace auquel ils n\u2019\u00e9taient pas habitu\u00e9s. Cette repr\u00e9sentation au th\u00e9\u00e2tre du Centre national des Arts \u00e9tait la premi\u00e8re soir\u00e9e d\u2019une tourn\u00e9e canadienne \u2013 apr\u00e8s la reprise d\u2019une production qui avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 2009 \u2013 et on aurait dit que les artistes ne se rendaient pas compte de la grande diversit\u00e9 des espaces qui les attendaient lors de cette tourn\u00e9e. Par ailleurs, la chor\u00e9graphie de jambes bott\u00e9es qui mart\u00e8lent le sol, tellement impressionnante au d\u00e9part, devient peu \u00e0 peu fatigante car elle n\u2019\u00e9volue pas et se transforme \u00e0 la longue en gag sc\u00e9nique qui perd son effet.<\/p>\n<figure id=\"attachment_257\" aria-describedby=\"caption-attachment-257\" style=\"width: 350px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-257\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1380499322.png\" alt=\"Marc B\u00e9land (Woyzeck) et Evelyne Rompr\u00e9 (Marie) \u00a9 Lydia Pawelak\" width=\"350\" height=\"230\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1380499322.png 350w, https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1380499322-300x197.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-257\" class=\"wp-caption-text\">Marc B\u00e9land (Woyzeck) et Evelyne Rompr\u00e9 (Marie) <br \/>\u00a9 Lydia Pawelak<\/figcaption><\/figure>\n<p>Heureusement, des moments de jeu individuels viennent racheter le spectacle. La grotesque rencontre entre le Docteur et le Capitaine qui discute le sort de Woyzeck a parfois \u00e9voqu\u00e9 la com\u00e9die inqui\u00e9tante des clowns de Beckett. Marie, la femme de Woyzeck, prise entre la volupt\u00e9 d\u2019un corps en manque et le d\u00e9go\u00fbt devant un mari incapable de s\u2019affirmer, produit des moments de tension int\u00e9ressante o\u00f9 la com\u00e9dienne passe de la m\u00e8re \u00e9nerv\u00e9e \u00e0 la femme sensuelle et \u00e0 la putain lubrique. Il y a surtout la mise \u00e0 mort rituelle de Marie par Woyzeck, o\u00f9 celui-ci est visiblement pris entre un \u00e9lan de jalousie destructrice qui inspire son acte, et une profonde tendresse \u00e0 l\u2019\u00e9gard de cette femme. Cette sc\u00e8ne, o\u00f9 ses coups meurtriers se transforment en caresses mortelles, \u00e9tait un chef-d\u2019\u0153uvre car elle a bien cern\u00e9 les puissantes contradictions qui ont fait de Woyzeck un personnage profond\u00e9ment tragique.<\/p>\n<hr \/>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-thumbnail wp-image-260\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1232416320-150x149.png\" alt=\"1232416320\" width=\"150\" height=\"149\" \/><\/p>\n<p><a name=\"end1\"><\/a>[1] <b>Alvina Ruprecht<\/b> est professeur \u00e9m\u00e9rite de l&#8217;Universit\u00e9 Carleton (\u00c9tudes fran\u00e7aises et francophones) et actuellement professeur adjoint au programme d&#8217;\u00e9tudes th\u00e9\u00e2trales de l&#8217;Universit\u00e9 d&#8217;Ottawa. Elle est critique de th\u00e9\u00e2tre a la Radio nationale du Canada (Ottawa Morning CBC), Vice-pr\u00e9sidente de l&#8217;Association canadienne des critiques de th\u00e9\u00e2tre et co-fondateur de l&#8217;Association des critiques de th\u00e9\u00e2tre de la Cara\u00efbe. \u00c0 part ses\u00a0 recherches et ses nombreuses publications universitaires, elle contribue \u00e0 diff\u00e9rents sites de critique th\u00e9\u00e2trale dont\u00a0 <a href=\"http:\/\/www.madinin-art.net\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.madinin-art.net<\/a> (Martinique) et\u00a0<a href=\"http:\/\/www.theatredublog.unblog.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.theatredublog.unblog.fr<\/a> (Paris).<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">Copyright <strong>\u00a9<\/strong> 2009 Alvina Ruprecht<br \/>\n<em>Critical Stages\/Sc\u00e8nes critiques<\/em> e-ISSN: 2409-7411<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/4.0\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/88x31.png\" alt=\"\" width=\"88\" height=\"31\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">This work is licensed under the<br \/>\nCreative Commons Attribution International License CC BY-NC-ND 4.0.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alvina Ruprecht[1] Woyzeck (1837) de Georg B\u00fcchner. Mise en sc\u00e8ne : Brigitte Haentjens. Adaptation : Brigitte Haentjens.Musique originale : Alexandre MacSween.Sc\u00e9nographie : Anick La Bissonni\u00e8re. \u00c9clairages : Claude Cournoyer. 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