{"id":205,"date":"2016-02-11T15:08:41","date_gmt":"2016-02-11T15:08:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/?p=205"},"modified":"2022-05-29T09:43:33","modified_gmt":"2022-05-29T09:43:33","slug":"deux-spectacles-hors-pair","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/deux-spectacles-hors-pair\/","title":{"rendered":"Deux spectacles hors pair"},"content":{"rendered":"<p><strong>Georges Banu<\/strong><a href=\"#end1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-210\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1014254786.png\" alt=\"1014254786\" width=\"220\" height=\"161\" \/><\/p>\n<p><b><i>Observer<\/i><\/b><b> <\/b>(2009). <i>Conception et production<\/i> : Bruno Meyssat. <i>Costumes<\/i> : Gis\u00e8le Madelaine. <i>Interpr\u00e8tes <\/i>: Ga\u00ebl Baron, Elisabeth Doll, Marion Casabianca, Fr\u00e9d\u00e9ric Leidgens, Jean-Christophe Vermot-Gauchy, Pierre-Yves Boutrand. <i>Th\u00e9\u00e2tre<\/i> de Gennevilliers, novembre 2009.<\/p>\n<p><b><i>La Troisi\u00e8me G\u00e9n\u00e9ration <\/i><\/b>(2009). <i>Mise en sc\u00e8ne<\/i> : Yael Ronen.<i> Interpr\u00e8tes<\/i> : Knut Berger, Niels Bormann, Karsten Dahlem, Ishai Golan, George Iskandar, Orit Nahmias, Rawda, Ayelet Robinson, Judith Str\u00f6Benreuter, Yusef Sweid, Przemyslaw Bluszcz, Wieslaw Cichy, Zdzislaw Kuzniar, Wojciech Ziemianski, Ilse Bode, Angela Hubrich, Karolina Kozak, Hanne-Lore Pretzsch, Dietrich Garbrecht, Matthias G\u00f6ritz, Jan Kruczkowski, Zygmunt Sobolewski, Zbigniew G\u00f3rski, Andrzej Ursyn Szantyr. <i>Coproduction <\/i>de la Schaub\u00fchne de Berlin, du Th\u00e9\u00e2tre National Habimah de Tel Aviv et de la Ruhrtriennale 2009, une commande du th\u00e9\u00e2tre du Monde 2008, avec le soutien de l\u2019institut Goethe. <i>Th\u00e9\u00e2tre<\/i> : Com\u00e9die de Reims, d\u00e9cembre 2009.<\/p>\n<p>Voici deux spectacles que tout oppose, voici deux spectacles qui laissent des traces, voici deux expressions de \u00ab l\u2019exc\u00e8s \u00bb au th\u00e9\u00e2tre sans qu\u2019elles aient rien d\u2019explicitement excessif. Aucune radicalit\u00e9 ext\u00e9rieure, aucun sympt\u00f4me directement provocateur, aucun confort contestataire ! Et pourtant, ils ne sont pas fr\u00e9quents de pareils rendez-vous o\u00f9 le th\u00e9\u00e2tre, par sa pr\u00e9sence m\u00eame, rend exigeant l\u2019\u00e9change, alerte le public, marque de son sceau la m\u00e9moire. On ne sort pas indemne de telles soir\u00e9es, on les porte avec soi comme le souvenir d\u2019une installation de Kieffer ou de Boltanski. Ici ce n\u2019est pas le d\u00e9tail d\u2019une solution, le talent d\u2019un interpr\u00e8te, le g\u00e9nie d\u2019un \u00e9crivain qui s\u2019imposent, mais l\u2019acte dans son int\u00e9gralit\u00e9. Il est l\u00e0, lourd de sens, rempli d\u2019\u00e9motions, unique et immobile. Les deux spectacles :<i>Observer<\/i> et <i>la Troisi\u00e8me G\u00e9n\u00e9ration<\/i>. Ils sont compl\u00e9mentaires aussi bien sur le plan des moyens que sur celui de la posture adopt\u00e9e, ils d\u00e9bordent des limites du th\u00e9\u00e2tre tout en le pla\u00e7ant au c\u0153ur de l\u2019histoire. Ici la forme adopt\u00e9e ne se replie pas sur elle-m\u00eame, mais surgit des conflits extr\u00eames dont elle semble \u00eatre l\u2019\u00e9manation sc\u00e9nique.<\/p>\n<p>Le spectacle de Bruno Meyssat, <i>Observer<\/i>, invit\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre de Gennevilliers, a pour point de d\u00e9part la trag\u00e9die d\u2019Hiroshima. Elle a engendr\u00e9, nous nous en rappelons, des cris et des soupirs, car de <i>Hiroshima, mon amour <\/i>\u00e0 des reportages, des po\u00e8mes, des expositions \u2013 les mots autant que les images \u2013 n\u2019ont pas cess\u00e9 de clamer l\u2019horreur de la bombe. Des consciences comme celle de son p\u00e8re Oppenheimer furent perturb\u00e9es et, plus encore, celle du pilote qui la lan\u00e7a ne parvint plus jamais \u00e0 se restaurer. Tout cela remonte loin et Bruno Meyssat cherche et r\u00e9ussit \u00e0 restituer le mouvement lent, ind\u00e9fectible de la m\u00e9moire o\u00f9 se sont d\u00e9pos\u00e9es les traces du cauchemar. Ici il n\u2019y a plus de place pour le mot. Tout est silence. Tout est mati\u00e8re qui renvoie \u00e0 la gravit\u00e9 ineffa\u00e7able de l\u2019exp\u00e9rience, ici tout \u00e9coute la logique fragmentaire d\u2019un pass\u00e9 lourd comme du plomb, \u00e9pars et bris\u00e9. Toute rh\u00e9torique de la souffrance \u00e9cart\u00e9e, toute gesticulation path\u00e9tique censur\u00e9e, le spectacle nous convie \u00e0 une c\u00e9r\u00e9monie de la douleur muette. Il m\u2019a rappel\u00e9 le c\u00e9l\u00e8bre film des ann\u00e9es 60 <i>la Femme des sables <\/i>: rien de plus oppressant que la douleur interdite de son, r\u00e9duite \u00e0 des d\u00e9placements somnambuliques et des sursauts de tendresse tacite. La puissance d\u2019absorption de cet univers qui se meut selon une logique invalide de paroles devient extr\u00eame : il nous aspire et, sans toujours d\u00e9celer le sens de ses \u00e9nigmes, nous suivons ses apparitions comme dans un r\u00eave tout en \u00e9prouvant le sentiment d\u2019une dignit\u00e9 responsable. Comme dans une c\u00e9r\u00e9monie sans faste ni pleurs, quelque part dans un cimeti\u00e8re de campagne. Ou comme dans un tableau de Giotto o\u00f9 la pr\u00e9sence physique des corps \u00e9pais, vo\u00fbt\u00e9s, repli\u00e9s sur eux-m\u00eames, disent la d\u00e9b\u00e2cle qu\u2019engendre la mort du Christ. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e0 Hiroshima, mais Bruno Meyssat m\u2019a permis de parvenir au recueillement qui, sur place, parmi des arbres en fleurs, me fuyait. Silence, ici on a tu\u00e9 !<\/p>\n<figure id=\"attachment_209\" aria-describedby=\"caption-attachment-209\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-209\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1147801907.png\" alt=\"Fr\u00e9d\u00e9ric Leidgens, Jean-Christophe Vermot-Gauchy et Ga\u00ebl Baron dans Observer Courtesy \u00a9 Th\u00e9\u00e2tre de Gennevilliers\" width=\"500\" height=\"329\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1147801907.png 500w, https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1147801907-300x197.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-209\" class=\"wp-caption-text\">Fr\u00e9d\u00e9ric Leidgens, Jean-Christophe Vermot-Gauchy et Ga\u00ebl Baron dans Observer Courtesy <br \/>\u00a9 Th\u00e9\u00e2tre de Gennevilliers<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_208\" aria-describedby=\"caption-attachment-208\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-208\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1023053086.png\" alt=\"Ga\u00ebl Baron, Jean-Christophe Vermot-Gauchy et Marion Casabianca dans Observer Courtesy \u00a9 Th\u00e9\u00e2tre de Gennevilliers\" width=\"500\" height=\"330\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1023053086.png 500w, https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1023053086-300x198.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-208\" class=\"wp-caption-text\">Ga\u00ebl Baron, Jean-Christophe Vermot-Gauchy et Marion Casabianca dans Observer Courtesy <br \/>\u00a9 Th\u00e9\u00e2tre de Gennevilliers<\/figcaption><\/figure>\n<p>Quelques mois plus tard, je voyais \u00e0 Reims, dans le cadre du festival Sc\u00e8nes d\u2019Europe, <i>la Troisi\u00e8me G\u00e9n\u00e9ration <\/i>de la compagnie Work in progress plac\u00e9e sous le patronage de la Schaub\u00fchne. Tout oppose les deux spectacles, et en m\u00eame temps\u2026 Un jeune homme d\u00e9bute en haranguant la salle avec des plaisanteries qui la font rire \u00e0 gorge d\u00e9ploy\u00e9e. Sur le plateau il n\u2019y a que des chaises qu\u2019ensuite un groupe de jeunes com\u00e9diens allemands, anglais, isra\u00e9liens et palestiniens d\u00e9placent en se rattachant \u00e0 cette \u00ab po\u00e9tique de la chaise \u00bb tant reprise et d\u00e9velopp\u00e9e par la mise en sc\u00e8ne moderne. Ils incarnent \u00ab la troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration \u00bb, la g\u00e9n\u00e9ration actuelle qui ne se trouve \u00e0 l\u2019origine d\u2019aucune guerre, d\u2019aucun massacre et qui se doit d\u2019inventer \u00e0 l\u2019\u00e9gard des conflits historiques une autre posture que les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes. Ces jeunes non coupables sont libres et ils le montrent\u2026 Ici on ne fait que parler, paroles recueillies gr\u00e2ce \u00e0 des plong\u00e9es dans les familles, parmi des proches que la dramaturge isra\u00e9lienne Yael Ronen a r\u00e9unis dans une sorte de \u00ab sc\u00e9nario \u00bb qui permet et invite m\u00eame \u00e0 l\u2019improvisation. Ce spectacle perturbe et fascine dans la mesure o\u00f9 il donne \u00e0 entendre non pas un discours articul\u00e9, mais des phrases disparates \u00ab politiquement incorrectes \u00bb qui remontent de l\u2019inconscient collectif des trois communaut\u00e9s r\u00e9unies. Des phrases que seuls les membres de ces communaut\u00e9s peuvent formuler en faisant rire \u00ab jaune \u00bb par la lib\u00e9ration de ce que j\u2019appellerais un \u00ab non-dit \u00bb politique. Non, les probl\u00e8mes n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9solus, il y a toujours un fond d\u2019aversion, une r\u00e9serve de haine, une poche de r\u00e9sistance. Mais le d\u00e9fi du spectacle consiste dans l\u2019art inou\u00ef dont il fait preuve de reprendre des phrases horribles sans pour autant tomber dans un discours r\u00e9actionnaire, de les retourner et convertir en leur contraire et, ainsi, de lib\u00e9rer. Dialectique p\u00e9rilleuse accomplie par de v\u00e9ritables acrobates du verbe ! Leur performance est \u00e0 couper le souffle car, \u00e0 chaque instant, on craint la chute raciste ou la d\u00e9viance antis\u00e9mite pour respirer ensuite gr\u00e2ce \u00e0 un d\u00e9tour, \u00e0 un aveu, \u00e0 une d\u00e9robade. Jeu avec le feu qui ne prend jamais, victoire de l\u2019esprit sur l\u2019obscurit\u00e9 que l\u2019on ne camoufle pas, mais qu\u2019on assume et combat. Cette fois-ci, de nouveau encore, il faut \u00eatre \u00ab pr\u00e9sent \u00bb \u2013 raison pour laquelle l\u2019\u00e9quipe refuse de publier le texte \u2013, il faut assister \u00e0 ce combat <i>live <\/i>avec l\u2019h\u00e9ritage historique pass\u00e9 au crible du v\u00e9cu st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9 des \u00ab g\u00e9n\u00e9rations \u00bb pr\u00e9c\u00e9dentes et recycl\u00e9 par \u00ab la troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration \u00bb. Rien n\u2019est et ne sera jamais pur, les r\u00e9sidus sont l\u00e0 et le spectacle nous confronte avec leur persistant pouvoir de nuisance. Le rire sert de \u00ab protection \u00bb qui ne camoufle pas pour autant le gisement putride. C\u2019est de ce combat que <i>la Troisi\u00e8me G\u00e9n\u00e9ration<\/i>t\u00e9moigne. Ici le silence est coupable et seuls les mots lib\u00e8rent.<\/p>\n<figure id=\"attachment_207\" aria-describedby=\"caption-attachment-207\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-207\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1272253944.png\" alt=\"Marion Casabianca, Fr\u00e9d\u00e9ric Leidgens, Elisabeth Doll, Jean-Christophe Vermot-Gauchy et Ga\u00ebl Baron dans Observer Courtesy \u00a9 Th\u00e9\u00e2tre de Gennevilliers\" width=\"500\" height=\"331\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1272253944.png 500w, https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1272253944-300x199.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-207\" class=\"wp-caption-text\">Marion Casabianca, Fr\u00e9d\u00e9ric Leidgens, Elisabeth Doll, Jean-Christophe Vermot-Gauchy et Ga\u00ebl Baron dans Observer Courtesy \u00a9 Th\u00e9\u00e2tre de Gennevilliers<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_206\" aria-describedby=\"caption-attachment-206\" style=\"width: 350px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-206\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1302229928.png\" alt=\"Fr\u00e9d\u00e9ric Leidgens dans Observer Courtesy \u00a9 Th\u00e9\u00e2tre de Gennevilliers\" width=\"350\" height=\"534\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1302229928.png 350w, https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1302229928-197x300.png 197w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-206\" class=\"wp-caption-text\">Fr\u00e9d\u00e9ric Leidgens dans Observer Courtesy <br \/>\u00a9 Th\u00e9\u00e2tre de Gennevilliers<\/figcaption><\/figure>\n<hr \/>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-thumbnail wp-image-210\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1014254786-150x150.png\" alt=\"1014254786\" width=\"150\" height=\"150\" \/><\/p>\n<p><a name=\"end1\"><\/a>[1] <b>Georges Banu<\/b> est Pr\u00e9sident d\u2019honneur de l\u2019AICT, Professeur \u00e0 la Sorbonne (Paris III), essayiste et critique de th\u00e9\u00e2tre. Il a sign\u00e9 un grand nombre d\u2019ouvrages consacr\u00e9 surtout au th\u00e9\u00e2tre du XX\u00e8me si\u00e8cle et aux relations entre le th\u00e9\u00e2tre et la peinture. Parmi d\u2019autres, on peut nommer les livres <i>Le rouge et or. Le th\u00e9\u00e2tre \u00e0 l\u2019italienne<\/i> (1989), <i>Peter Brook : De Timon d\u2019Ath\u00e8nes \u00e0 La temp\u00eate<\/i> (1991), <i>Exercices d\u2019accompagnement : D\u2019Antoine Vitez \u00e0 Sarah Bernardt<\/i> (2002), <i>La sc\u00e8ne surveill\u00e9e<\/i> (2006). Il a assur\u00e9 la direction des num\u00e9ros sp\u00e9ciaux de la revue <i>Alternatives Th\u00e9\u00e2trales<\/i> (<i>Les r\u00e9p\u00e9titions, D\u00e9buter, Les penseurs de l\u2019enseignement<\/i>). Sur les relations entre le th\u00e9\u00e2tre et la peinture, dans les \u00e9ditions d\u2019Adam Bir\u00f6, il a publi\u00e9 : <i>Le rideau ou la f\u00ealure du monde<\/i> (1997), <i>L\u2019homme de dos<\/i> (2000), <i>Nocturnes : Peindre le nuit, jour dans le noir<\/i> (2005).<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">Copyright <strong>\u00a9<\/strong> 2009 Georges Banu<br \/>\n<em>Critical Stages\/Sc\u00e8nes critiques<\/em> e-ISSN: 2409-7411<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/4.0\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/88x31.png\" alt=\"\" width=\"88\" height=\"31\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">This work is licensed under the<br \/>\nCreative Commons Attribution International License CC BY-NC-ND 4.0.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Georges Banu[1] Observer (2009). Conception et production : Bruno Meyssat. Costumes : Gis\u00e8le Madelaine. Interpr\u00e8tes : Ga\u00ebl Baron, Elisabeth Doll, Marion Casabianca, Fr\u00e9d\u00e9ric Leidgens, Jean-Christophe Vermot-Gauchy, Pierre-Yves Boutrand. Th\u00e9\u00e2tre de Gennevilliers, novembre 2009. La Troisi\u00e8me G\u00e9n\u00e9ration (2009). Mise en sc\u00e8ne<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":210,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-205","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-theatre-reviews","","tg-column-two"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2016\/02\/1014254786.png","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p7eLHg-3j","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/205","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=205"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/205\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":726,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/205\/revisions\/726"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-json\/wp\/v2\/media\/210"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=205"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=205"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/2\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=205"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}