{"id":53,"date":"2018-05-03T20:08:39","date_gmt":"2018-05-03T20:08:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/?p=53"},"modified":"2022-02-06T21:13:32","modified_gmt":"2022-02-06T21:13:32","slug":"les-theatres-francophones-du-pacifique-sud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/les-theatres-francophones-du-pacifique-sud\/","title":{"rendered":"Les th\u00e9\u00e2tres francophones du Pacifique Sud"},"content":{"rendered":"<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-54 aligncenter\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/17\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2018\/05\/les-theatres-francophones-du-pacifique-sud.jpg?resize=252%2C400&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"252\" height=\"400\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Par Alvina Ruprecht<br \/>\n<\/strong><strong>326 pp. Paris: \u00c9ditions Karthala, 2016<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Compte rendu de <strong>Michel Va\u00efs<\/strong><a href=\"#end\">*<\/a><\/p>\n<p>Le Pacifique Sud est une immense r\u00e9gion, aux populations tr\u00e8s diverses. Alvina Ruprecht le reconna\u00eet, qui mesure d\u00e8s le d\u00e9part l\u2019ampleur de sa t\u00e2che. En outre, les mots \u00ab\u00a0th\u00e9\u00e2tre\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0francophones\u00a0\u00bb renvoient \u00e0 des r\u00e9alit\u00e9s qui peuvent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es de bien des mani\u00e8res.<\/p>\n<p>D\u2019embl\u00e9e, l\u2019auteure \u00e9tablit des distinctions entre \u00ab\u00a0Pays d\u2019outre-mer\u00a0\u00bb (POM), \u00ab\u00a0Collectivit\u00e9s d\u2019outre-mer\u00a0\u00bb (COM) et \u00ab\u00a0Collectivit\u00e9s <em>sui generis<\/em>\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0sp\u00e9cifiques\u00a0\u00bb. Moi qui croyais jusque-l\u00e0 qu\u2019il n\u2019existait que des D\u00e9partements d\u2019outre-mer et des Territoires d\u2019outre-mer, r\u00e9unis dans ce qu\u2019on nomme en France les DOM-TOM\u00a0!<\/p>\n<p>Mais aussit\u00f4t survient une autre difficult\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Le mot &#8220;th\u00e9\u00e2tre&#8221; n\u2019existe pas dans les langues kanak.\u00a0\u00bb (p. 8) Or j\u2019apprends que m\u00eame si le fran\u00e7ais constitue la langue administrative, il existe en Nouvelle-Cal\u00e9donie, pour 200\u00a0000 habitants dont 80\u00a0000 d\u2019origine europ\u00e9enne, 28 langues m\u00e9lan\u00e9siennes, 11 dialectes et un \u00ab\u00a0cr\u00e9ole de Saint-Louis\u00a0\u00bb (p. 11). J\u2019imagine que ces obstacles, plut\u00f4t que de d\u00e9courager la chercheuse sp\u00e9cialiste des th\u00e9\u00e2tres de la Cara\u00efbe, ont d\u00fb la stimuler.<\/p>\n<p>En effectuant une recherche sur le terrain, appuy\u00e9e sur les th\u00e9ories de Schechner et de Barba et marqu\u00e9e en particulier par dix-neuf entretiens, l\u2019auteure trouve n\u00e9anmoins qu\u2019une activit\u00e9 li\u00e9e aux formes th\u00e9\u00e2trales que l\u2019on conna\u00eet en Europe \u00ab\u00a0bat son plein sur les archipels du Pacifique\u00a0\u00bb (p. 10), dans des espaces diff\u00e9rents de ceux de la politique, des \u00e9glises et de la coutume, comme l\u2019\u00e9tablit Emmanuel Kasarh\u00e9rou, de Noum\u00e9a. Au point o\u00f9 l\u2019on constate \u00ab\u00a0le d\u00e9veloppement d\u2019une conscience culturelle oc\u00e9anienne\u00a0\u00bb, marqu\u00e9e notamment par l\u2019existence d\u2019un Festival des Arts du Pacifique aux \u00eeles Cook, \u00e0 Rarotonga. On s\u2019y exprime en fran\u00e7ais, dans les langues kanak, mais aussi en anglais \u00e0 cause de la pr\u00e9sence des Fidjiens et des N\u00e9o-Z\u00e9landais.<\/p>\n<p>Autre constatation\u00a0: le spectacle th\u00e9\u00e2tral appara\u00eet comme un \u00ab\u00a0processus\u00a0\u00bb, un renouvellement du spectacle vivant selon la notion de \u00ab\u00a0performance\u00a0\u00bb ch\u00e8re \u00e0 Schechner, mais aussi \u00e0 Grotowski et au Living Theatre, dont les spectacles, il y a un demi-si\u00e8cle, cherchaient \u00e0 \u00ab\u00a0transformer les participants\u00a0\u00bb. Une manifestation collective, <em>Kanak\u00e9<\/em> de Jean-Marie Tjibaou, pr\u00e9sent\u00e9e en 1975 au Festival M\u00e9lanesia 2000 de Noum\u00e9a, avait pour ambition d\u2019\u00ab\u00a0unir tous les peuples de la Nouvelle-Cal\u00e9donie\u00a0\u00bb en une \u00ab\u00a0grande c\u00e9r\u00e9monie de r\u00e9conciliation\u00a0\u00bb avec la m\u00e9tropole, laquelle eut lieu finalement en 1988 (p. 22-23). On consid\u00e8re que ce spectacle a servi de d\u00e9clencheur et, m\u00eame si Tjibaou a malheureusement \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9 en 1989, le pays s\u2019est ensuite engag\u00e9 sur une voie politique devant mener \u00e0 terme \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p>\u0152uvre de th\u00e9rapie collective \u00e0 saveur anthropologique dans laquelle un protagoniste, \u00ab\u00a0grand initi\u00e9\u00a0\u00bb, mais non-acteur, se pr\u00e9sentait, r\u00e9citant, comme le veut la coutume, la g\u00e9n\u00e9alogie int\u00e9grale de tous ses anc\u00eatres et la liste de leurs liens entre eux, <em>Kanak\u00e9<\/em> a d\u00e9finitivement mis au rancart l\u2019expression \u00ab\u00a0canaque\u00a0\u00bb, jug\u00e9e p\u00e9jorative, au profit de \u00ab\u00a0Kanak\/kanak\u00a0\u00bb, mot invariable d\u2019origine hawa\u00efenne que l\u2019on utilise maintenant. Quant aux Cal\u00e9doniens (ou Caldoches), ce sont les Europ\u00e9ens install\u00e9s dans ces \u00eeles, parfois depuis le 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, en tant que bagnards ou immigrants, et leurs descendants.<\/p>\n<p>L\u2019auteure examine ensuite les manifestations visant \u00e0 cr\u00e9er une po\u00e9tique th\u00e9\u00e2trale kanak, se penche sur les \u0153uvres li\u00e9es \u00e0 l\u2019histoire de la Nouvelle-Cal\u00e9donie et sur les \u00e9v\u00e9nements qui l\u2019ont marqu\u00e9e durablement, \u00e0 une forme populaire chez les jeunes de r\u00e9cits personnels et de contes contemporains, enfin, au th\u00e9\u00e2tre forum anim\u00e9 avec audace par une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration d\u2019auteurs et de cr\u00e9ateurs sc\u00e9niques qui, aujourd\u2019hui, n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 monter le Britannique Edward Bond ou le Qu\u00e9b\u00e9cois Daniel Danis.<\/p>\n<p>En Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise (280\u00a0000 habitants, dont 150\u00a0000 \u00e0 Tahiti), on assiste \u00e0 un clivage entre les communaut\u00e9s, que certains tentent de pallier. Il y a un th\u00e9\u00e2tre francophone \u00e0 Papeete, suivi uniquement par des Europ\u00e9ens, des spectacles dans\u00e9s con\u00e7us pour les h\u00f4tels pr\u00e9sentant une vision folklorique de l\u2019histoire des \u00eeles, mais aussi des tentatives de faire revivre des traditions en leur donnant un nouveau sens th\u00e9\u00e2tral. C\u2019est ainsi que rena\u00eet le <em>orero<\/em>, personnage respect\u00e9, aux capacit\u00e9s vocales exceptionnelles, qui intervient aussi bien dans des c\u00e9r\u00e9monies civiques que sur une sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale. Les spectacles donn\u00e9s en tahitien ont cependant du mal \u00e0 toucher un grand public.<\/p>\n<p>Pourtant, on voit accourir des foules \u00e0 l\u2019occasion d\u2019\u00e9v\u00e9nements ponctuels comme le c\u00e9l\u00e8bre et anticolonialiste <em>Kanak\u00e9, Jeu sc\u00e9nique en trois tableaux<\/em> de Jean-Marie Tjibaou, ou gr\u00e2ce \u00e0 une troupe de tourn\u00e9e qui parcourt le territoire.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l\u2019introduction et la pr\u00e9sentation de <em>Kanak\u00e9<\/em>, qui couvrent une cinquantaine de pages, l\u2019ouvrage d\u2019Alvina Ruprecht est enti\u00e8rement consacr\u00e9 \u00e0 des entretiens avec des artisans du th\u00e9\u00e2tre en Nouvelle-Cal\u00e9donie et en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, r\u00e9alis\u00e9s <em>in situ <\/em>ou en m\u00e9tropole, sur plusieurs ann\u00e9es. Dans certains cas, ces entretiens sont compl\u00e9t\u00e9s par Christiane Makward. C\u2019est ainsi que l\u2019on d\u00e9couvre l\u2019auteure Anne Bihan, d\u2019origine bretonne, Dominique Cl\u00e9ment-Larosi\u00e8re, directeur artistique du Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019\u00cele \u00e0 Nouville (l\u2019ancien bagne de Nouvelle-Cal\u00e9donie, d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 en Guyane), ou la Marseillaise Anne-Sophie Conan, qui a cr\u00e9\u00e9 le Chapit\u00f4, th\u00e9\u00e2tre de tourn\u00e9e qui s\u2019aventure \u00ab\u00a0en brousse\u00a0\u00bb (lire\u00a0: en dehors des grands centres), o\u00f9 les artistes se produisent toujours gratuitement.<\/p>\n<p>J\u2019ai trouv\u00e9 fascinante la tradition, racont\u00e9e par Anne-Sophie Conan, qui consiste \u00e0 \u00ab\u00a0faire la coutume\u00a0\u00bb avant de pr\u00e9senter un spectacle, ou m\u00eame, avant de venir monter le chapiteau pour s\u2019installer. Cela consiste \u00e0 se pr\u00e9senter aux autorit\u00e9s d\u2019un village en donnant un bout de tissu au chef, puis, \u00e0 parler de soi et \u00e0 s\u2019int\u00e9resser aux habitants du lieu, qui seront les spectateurs potentiels. Si le chef plie le bout de tissu, c\u2019est qu\u2019il a accept\u00e9 la \u00ab\u00a0coutume\u00a0\u00bb. Cette c\u00e9r\u00e9monie, toujours indispensable, peut durer deux ou vingt minutes, ou s\u2019\u00e9tendre bien plus longtemps. Elle r\u00e9pond aussi \u00e0 des r\u00e8gles strictes, \u00e0 des contraintes et \u00e0 des hasards. Il faut savoir \u00e0 qui la \u00ab\u00a0coutume\u00a0\u00bb doit s\u2019adresser, qui doit ou peut parler au nom de la troupe, bien choisir ses mots, \u00e9changer ou non des boissons, et ainsi de suite.<\/p>\n<p>\u00c0 Tahiti, l\u2019auteure s\u2019int\u00e9resse notamment \u00e0 Fabien Dinard, qui dirige le Conservatoire artistique de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise \u00e0 Papeete, \u00e0 Guillaume Gay de la Compagnie du Cam\u00e9l\u00e9on, \u00e0 Val\u00e9rie Gobrait, une ethnologue qui a \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 Aix-en-Provence, \u00e0 l\u2019autodidacte Pierre Gope dont les adaptations de Shakespeare, Hugo ou Aristophane vont jusqu\u2019\u00e0 Avignon, et qui a travaill\u00e9 notamment en C\u00f4te d\u2019Ivoire, ou \u00e0 Isabelle de Haas, \u00e9mule de Jacques Lecoq et de Grotowski, qui a cr\u00e9\u00e9 la troupe Pacifique et Compagnie, troupe professionnelle pluriethnique. Celle-ci joue notamment un auteur hawa\u00efen, Alani Apio, et \u00e9tend ses tentacules \u00ab\u00a0partout sur la Grande Terre, sur les grandes \u00eeles, jusqu\u2019aux \u00eeles Belep\u00a0\u00bb, et aux \u00eeles Tonga. Dans ses exp\u00e9riences de th\u00e9\u00e2tre forum, elle tente d\u2019engager des discussions sur les d\u00e9pendances aux drogues, ou sur la sexualit\u00e9 pr\u00e9coce, surtout chez les jeunes filles, et les grossesses r\u00e9p\u00e9titives.<\/p>\n<p>Isabelle de Haas nous apprend aussi qu\u2019elle utilise un \u00ab\u00a0outil de travail\u00a0\u00bb tr\u00e8s efficace\u00a0: l\u2019improvisation. Ayant fait partie \u00e0 Paris de la premi\u00e8re \u00e9quipe inspir\u00e9e de la Ligue nationale d\u2019improvisation, venue du Qu\u00e9bec au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, elle a adapt\u00e9 avec succ\u00e8s le mod\u00e8le en Nouvelle-Cal\u00e9donie.<\/p>\n<p>D\u2019autres entretiens sont relat\u00e9s, notamment avec Emmanuel Kasarh\u00e9rou, directeur du Centre culturel Jean-Marie Tjibaou \u00e0 Noum\u00e9a; les fr\u00e8res Ismet et Nicolas Kurtovitch, auteurs dramatiques\u00a0; Moana Louis, d\u2019origine tahitienne et form\u00e9e en Europe, qui a travaill\u00e9 en Nouvelle-Cal\u00e9donie avant de retourner s\u2019installer en France en 2010; enfin, le Tahitien John Mairai, qui a aussi traduit Shakespeare et Moli\u00e8re, et \u00e9crit et mis en sc\u00e8ne des pi\u00e8ces de son cru.<\/p>\n<p>On regrettera l\u2019absence de conclusion \u00e0 cette recherche attachante et fouill\u00e9e, ainsi qu\u2019un travail d\u2019\u00e9dition insuffisamment appliqu\u00e9. Il reste qu\u2019avec Alvina Ruprecht, sp\u00e9cialiste des expressions th\u00e9\u00e2trales cr\u00e9olophones, qui ma\u00eetrise aussi bien le fran\u00e7ais que l\u2019anglais et l\u2019espagnol, on est en pr\u00e9sence d\u2019une chercheuse qui parvient ais\u00e9ment \u00e0 nous faire partager sa passion et les richesses de traditions m\u00e9connues.<a name=\"end\"><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"55\" data-permalink=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/les-theatres-francophones-du-pacifique-sud\/vais\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/17\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2018\/05\/vais.jpg?fit=140%2C188&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"140,188\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"vais\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/17\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2018\/05\/vais.jpg?fit=140%2C188&amp;ssl=1\" class=\"alignnone size-thumbnail wp-image-55\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/17\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2018\/05\/vais.jpg?resize=140%2C150&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"140\" height=\"150\" \/><\/p>\n<p><a name=\"end\"><\/a>*<strong>Michel Va\u00efs<\/strong> est docteur en \u00e9tudes th\u00e9\u00e2trales, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Association internationale des critiques de th\u00e9\u00e2tre depuis 1998, et l\u2019auteur de <em>L\u2019\u00c9crivain sc\u00e9nique<\/em> (Montr\u00e9al, Presses de l\u2019Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec, 1978), de<em> L\u2019accompagnateur<\/em>. <em>Parcours d\u2019un critique de th\u00e9\u00e2tre <\/em>(Montr\u00e9al, Varia, 2005), le directeur du<em> Dictionnaire des artistes du th\u00e9\u00e2tre qu\u00e9b\u00e9cois <\/em>(Montr\u00e9al, Qu\u00e9bec Am\u00e9riques, 2008) et le traducteur fran\u00e7ais de<em> John Florio alias Shakespeare <\/em>de Lamberto Tassinari (Bordeaux, Le Bord de l\u2019Eau, 2016). R\u00e9dacteur \u00e9m\u00e9rite \u00e0 la Revue de th\u00e9\u00e2tre Jeu, il a exerc\u00e9 la critique dramatique dans les journaux, et \u00e0 la Cha\u00eene culturelle de Radio-Canada pendant 21 ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">Copyright <strong>\u00a9<\/strong> 2018 Michel Va\u00efs<br \/>\n<em>Critical Stages\/Sc\u00e8nes critiques<\/em> e-ISSN: 2409-7411<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/4.0\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/88x31.png?resize=88%2C31&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"88\" height=\"31\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">This work is licensed under the<br \/>\nCreative Commons Attribution International License CC BY-NC-ND 4.0.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Alvina Ruprecht 326 pp. Paris: \u00c9ditions Karthala, 2016 Compte rendu de Michel Va\u00efs* Le Pacifique Sud est une immense r\u00e9gion, aux populations tr\u00e8s diverses. Alvina Ruprecht le reconna\u00eet, qui mesure d\u00e8s le d\u00e9part l\u2019ampleur de sa t\u00e2che. En outre,<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":62,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[2],"tags":[15],"class_list":["post-53","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-book-reviews","tag-by-michel-vais","","tg-column-two"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9Xk3S-R","jetpack-related-posts":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.critical-stages.org\/17\/wp-content\/uploads\/sites\/18\/2018\/05\/les-theatres-francophones-du-pacifique-sud.jpg?fit=250%2C400&ssl=1","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/53","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=53"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/53\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1442,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/53\/revisions\/1442"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/wp-json\/wp\/v2\/media\/62"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=53"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=53"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/17\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=53"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}