{"id":376,"date":"2017-05-03T17:53:51","date_gmt":"2017-05-03T17:53:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/?p=376"},"modified":"2023-06-03T08:00:25","modified_gmt":"2023-06-03T08:00:25","slug":"un-theatre-de-lexces","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/un-theatre-de-lexces\/","title":{"rendered":"Un th\u00e9\u00e2tre de l\u2019exc\u00e8s"},"content":{"rendered":"<p><strong>Selim Lander<\/strong><a href=\"#end\">*<\/a><\/p>\n<p><em>Erzuli Dahomey, d\u00e9esse de l\u2019amour<\/em>. Texte Jean-Ren\u00e9 Lemoine. Mise en sc\u00e8ne et sc\u00e9nographie Nelson-Rafaell Madel. Avec Emmanuelle Ramu, Alvie Bit\u00e9mo, Karine P\u00e9durand, Claire Pouderoux et Adrien Bernard-Brunel, Mexianu Medenou et Gilles Nicolas. Lumi\u00e8res Lucie Joliot\u00a0; musiques Yiannis Plastiras\u00a0; chor\u00e9graphie Gilles Nicolas. Compagnie Th\u00e9\u00e2tre des deux saisons.<\/p>\n<p>Grand bazar, grand guignol, grand n\u2019importe quoi\u2026, grand th\u00e9\u00e2tre\u00a0? On h\u00e9site tout d\u2019abord \u00e0 qualifier la pi\u00e8ce d\u2019un auteur ha\u00eftien qui nous transporte \u00e0 \u00ab\u00a0Villeneuve\u00a0\u00bb, une ville de province dans laquelle une famille pleure la mort du fils a\u00een\u00e9, Tristan. La famille se compose de la m\u00e8re, Victoire, et de deux adolescents incestueux, des jumeaux, Frantz et Sissi, plus le p\u00e8re Denis, un improbable pr\u00e9cepteur qui appartient au clerg\u00e9 de l\u2019\u00c9glise catholique et qui, \u00e0 force de trop d\u2019ann\u00e9es de chastet\u00e9, est rendu positivement fou par les charmes de sa gracile \u00e9l\u00e8ve. Fanta, petite bonne frustr\u00e9e, compl\u00e8te la maisonn\u00e9e, personnage non d\u00e9pourvu d\u2019importance puisqu\u2019il incarnera la d\u00e9esse Erzuli Dahomey, une figure du panth\u00e9on vaudou.<\/p>\n<figure id=\"attachment_377\" aria-describedby=\"caption-attachment-377\" style=\"width: 350px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"377\" data-permalink=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/un-theatre-de-lexces\/photo-1-karine-pedurand-as-erzuli\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/PHOTO-1-Karine-P\u00e9durand-as-Erzuli.jpg\" data-orig-size=\"350,212\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Karine P\u00e9durand en Erzuli\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Karine P\u00e9durand en Erzuli&lt;\/p&gt;\n\" data-large-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/PHOTO-1-Karine-P\u00e9durand-as-Erzuli.jpg\" class=\"size-full wp-image-377\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/PHOTO-1-Karine-P\u00e9durand-as-Erzuli.jpg\" alt=\"\" width=\"350\" height=\"212\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/PHOTO-1-Karine-P\u00e9durand-as-Erzuli.jpg 350w, https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/PHOTO-1-Karine-P\u00e9durand-as-Erzuli-300x182.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-377\" class=\"wp-caption-text\">Karine P\u00e9durand en Erzuli<\/figcaption><\/figure>\n<p>Victoire est quant \u00e0 elle une \u00ab\u00a0actrice vieillissante au talent d\u00e9clinant\u00a0\u00bb sous le choc de la nouvelle de la disparition de Tristan dans un accident d\u2019avion. En fait, elle appara\u00eet surtout pr\u00e9occup\u00e9e d\u2019elle-m\u00eame, comme le sont tant d\u2019artistes, petits ou grands, et l\u2019un des enjeux de la pi\u00e8ce consiste \u00e0 savoir si elle finira par s\u2019humaniser (un peu). Des humaines et des humains, c\u2019est-\u00e0-dire des \u00eatres pourvus d\u2019un minimum d\u2019empathie, il n\u2019y en a gu\u00e8re dans la pi\u00e8ce, au demeurant, en dehors de celle qui surgit quand on ne l\u2019attendait pas, une Africaine nomm\u00e9e F\u00e9licit\u00e9 venue r\u00e9clamer le cadavre de son fils qu\u2019elle d\u00e9clare enterr\u00e9 dans le caveau familial (!). Comment cette demande pourrait-elle avoir un sens\u00a0? Pourquoi, en d\u2019autres termes, West, le fils de F\u00e9licit\u00e9 serait-il enterr\u00e9 \u00e0 Villeneuve\u00a0? Et qui est ce gar\u00e7on noir de peau, ombre \u00e9nigmatique que l\u2019on voit appara\u00eetre par moments, errant sans but\u00a0apparent\u00a0? Nous nous garderons de donner la r\u00e9ponse \u00e0 ces questions, remarquant simplement que les spectateurs la d\u00e9couvrent trop t\u00f4t, ce qui traduit un d\u00e9faut (d\u2019\u00e9criture) \u00e9vident de la pi\u00e8ce. Une fois ces \u00e9nigmes r\u00e9solues, il ne reste plus en effet qu\u2019\u00e0 attendre patiemment une \u00e9ventuelle \u00ab\u00a0r\u00e9demption\u00a0\u00bb de Victoire. Heureusement, la mise en sc\u00e8ne parvient \u00e0 faire oublier \u00e0 peu pr\u00e8s cette faiblesse.<\/p>\n<p>Le metteur en sc\u00e8ne, Nelson-Rafaell Madel, a interpr\u00e9t\u00e9 le r\u00f4le d\u2019Ik\u00e9dia, ce myst\u00e9rieux visiteur qui vient tout chambouler dans une maison bourgeoise, dans <em>Petite Souillure <\/em>de Koffi Kwahul\u00e9<sup><a href=\"#end1\">[1]<\/a><\/sup>. Et sans doute ce r\u00f4le n\u2019est-il pas \u00e9tranger \u00e0 sa d\u00e9cision de monter <em>Erzuli Dahomey<\/em>, la pi\u00e8ce de l\u2019auteur ha\u00eftien Jean-Ren\u00e9 Lemoine \u00e0 laquelle il insuffle toute la folie qui irriguait d\u00e9j\u00e0 <em>Petite Souillure<\/em>, avec plus d\u2019exc\u00e8s encore. Quoique tous les personnages ne soient pas sur le m\u00eame plan. Les cris, le surjeu sont r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 Victoire et Denis, constamment dans l\u2019hyst\u00e9rie, et \u00e0 Fanta au cours de sa transe de possession\u00a0; les deux enfants adolescents et la part africaine de la distribution, soit F\u00e9licit\u00e9 et le fant\u00f4me (muet, quant \u00e0 lui), apparaissent nettement plus sobres.<\/p>\n<figure id=\"attachment_378\" aria-describedby=\"caption-attachment-378\" style=\"width: 700px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"378\" data-permalink=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/un-theatre-de-lexces\/photo-2-erzuli-dahomey\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/PHOTO-2-Erzuli-Dahomey.jpg\" data-orig-size=\"700,460\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;Damien Richard - Cie Th\\u00e9\\u00e2tre des 2 Saisons&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"PHOTO 2 Erzuli Dahomey\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Au premier rang, de gauche \u00e0 droite\u00a0: Emmanuelle Ramu, Gilles Nicolas et Alvie Bit\u00e9mo&lt;\/p&gt;\n\" data-large-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/PHOTO-2-Erzuli-Dahomey.jpg\" class=\"size-full wp-image-378\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/PHOTO-2-Erzuli-Dahomey.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"460\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/PHOTO-2-Erzuli-Dahomey.jpg 700w, https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/PHOTO-2-Erzuli-Dahomey-300x197.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-378\" class=\"wp-caption-text\">Au premier rang, de gauche \u00e0 droite\u00a0: Emmanuelle Ramu, Gilles Nicolas et Alvie Bit\u00e9mo<\/figcaption><\/figure>\n<p>L\u2019absence de tout d\u00e9cor (pas plus de rideau en fond de sc\u00e8ne que de pendilles), les accessoires limit\u00e9s \u00e0 une table, quatre chaises et un petit banc, cette sobri\u00e9t\u00e9 fait encore mieux ressortir, par contraste, les sc\u00e8nes marqu\u00e9es par l\u2019exc\u00e8s. Il y a des moments de silence pendant lesquels l\u2019\u0153il du spectateur se d\u00e9place d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre du plateau, d\u2019une sc\u00e8ne muette \u00e0 l\u2019autre. Il y a les rencontres sans paroles pr\u00e9vues par le texte, celles qui impliquent le fant\u00f4me, et d\u2019autres ajout\u00e9es par le metteur en sc\u00e8ne comme celles entre les deux jumeaux, lesquels par leurs attitudes, leurs mimiques, tissent un fil discr\u00e8tement comique, parall\u00e8le \u00e0 l\u2019action principale. Une musique discr\u00e8te accompagne ces moments sans paroles\u00a0; une sorte de chor\u00e9graphie s\u2019esquisse parfois, accompagn\u00e9e par un \u00e9clairage soign\u00e9. Il faut surtout souligner que l\u2019outrance de nombreuses sc\u00e8nes ne nuit pas \u00e0 la cr\u00e9dibilit\u00e9 des personnages. Nous acceptons facilement la convention aussi vieille que le th\u00e9\u00e2tre qui autorise les com\u00e9diens \u00e0 en faire trop. Tous les com\u00e9diens apparaissent au mieux de leur forme, avec une mention sp\u00e9ciale pour Emmanuelle Ramu qui interpr\u00e8te la m\u00e8re, comme elle faisait dans <em>Petite Souillure<\/em>, un r\u00f4le essentiel dans les deux cas, celui du personnage qui r\u00e9agit le plus violemment aux \u00e9v\u00e9nements et qui, ce faisant, induit les r\u00e9actions des autres. On ne les citera pas tous, mais on ne saurait omettre Karine P\u00e9durand dans le r\u00f4le de Fanta\u00a0: \u00ab\u00a0chevauch\u00e9e\u00a0\u00bb par la d\u00e9esse, la jeune fille un peu rev\u00eache du d\u00e9but se m\u00e9tamorphose en une furie invectivante et \u00e9ructante, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9puisement.<\/p>\n<p>Jean-Ren\u00e9 Lemoine est n\u00e9 en 1959 en Ha\u00efti. Il s\u2019est form\u00e9 au Conservatoire national sup\u00e9rieur d\u2019art dramatique de Paris et \u00e0 l\u2019\u00e9cole Mudra de Maurice B\u00e9jart \u00e0 Bruxelles, puis \u00e0 l\u2019Institut d\u2019\u00c9tudes th\u00e9\u00e2trales de Censier \u00e0 Paris. Ses pi\u00e8ces sont publi\u00e9es aux Solitaires intempestifs (Besan\u00e7on). <em>Erzuli Dahomey, d\u00e9esse de l&#8217;amour <\/em>a re\u00e7u le prix SACD de dramaturgie de langue fran\u00e7aise en 2009.<\/p>\n<p>Nelson-Rafaell Madel est laur\u00e9at du prix 2016 Th\u00e9\u00e2tre 13\u00a0(Paris) \u2013 Jeunes metteurs en sc\u00e8ne pour <em>Erzuli Dahomey<\/em>. La pi\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Fort-de-France (Martinique) en f\u00e9vrier 2017.<\/p>\n<p>La compagnie Th\u00e9\u00e2tre des Deux Saisons, bas\u00e9e \u00e0 Paris, a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par Nelson-Rafaell Madel en 2007.<\/p>\n<p>Summary\u00a0: <em>Erzuli Dahomey, the Goddess of Love<\/em>. In France, a family is weeping a deceased son. An African woman appears, asking for the corpse of her own son. The most interesting part of the play is not this dramatic turn of events, which will soon be explained, but the character portraits, beginning with the mother of the family. The direction of Nelson-Rafaell Madel is remarkable in the contrast between the minimalist scenery and the excessive acting of some characters, and in the alternation of the paroxystic scenes with moments of calm, without a word, sometimes with something like a dance starting.<\/p>\n<h6>Video<\/h6>\n<div align=\"center\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/kAa1HNRdy7I?rel=0\" width=\"700\" height=\"393\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n<p><a name=\"end1\"><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p><a name=\"end1\"><\/a>[1] Cf. <a href=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/9\/ptite-souillure-comedie-sacree\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">https:\/\/www.critical-stages.org\/9\/ptite-souillure-comedie-sacree\/<\/a><a name=\"end\"><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"379\" data-permalink=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/un-theatre-de-lexces\/photo-selim-lander\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/Photo-Selim-Lander-.jpg\" data-orig-size=\"238,300\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Photo-Selim-Lander-\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/Photo-Selim-Lander-.jpg\" class=\"alignnone size-thumbnail wp-image-379\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/Photo-Selim-Lander--150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/Photo-Selim-Lander--150x150.jpg 150w, https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/05\/Photo-Selim-Lander--230x230.jpg 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/p>\n<p><a name=\"end\"><\/a>*<strong>Selim Lander<\/strong> vit en Martinique (Antilles fran\u00e7aises). Ses critiques th\u00e9\u00e2trales apparaissent dans les revues \u00e9lectroniques suivantes\u00a0: <a href=\"http:\/\/mondesfrancophones.com\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">mondesfrancophones.com<\/a> et <a href=\"http:\/\/madinin-art.net\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">madinin-art.net<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">Copyright <strong>\u00a9<\/strong> 2017 Selim Lander<br \/>\n<em>Critical Stages\/Sc\u00e8nes critiques<\/em> e-ISSN: 2409-7411<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/4.0\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/88x31.png\" alt=\"\" width=\"88\" height=\"31\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">This work is licensed under the<br \/>\nCreative Commons Attribution International License CC BY-NC-ND 4.0.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Selim Lander* Erzuli Dahomey, d\u00e9esse de l\u2019amour. Texte Jean-Ren\u00e9 Lemoine. Mise en sc\u00e8ne et sc\u00e9nographie Nelson-Rafaell Madel. Avec Emmanuelle Ramu, Alvie Bit\u00e9mo, Karine P\u00e9durand, Claire Pouderoux et Adrien Bernard-Brunel, Mexianu Medenou et Gilles Nicolas. 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