{"id":112,"date":"2017-03-27T18:33:47","date_gmt":"2017-03-27T18:33:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/?p=112"},"modified":"2023-06-03T08:03:03","modified_gmt":"2023-06-03T08:03:03","slug":"frenetique-afrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/frenetique-afrique\/","title":{"rendered":"Fr\u00e9n\u00e9tique Afrique !"},"content":{"rendered":"<p><strong>Christiane Makward<\/strong><a href=\"#end\">*<\/a><\/p>\n<p><em>On va tout dallasser, Pamela\u00a0; Histoires de drague \u00e0 l\u2019africaine<\/em>. Conception et mise en sc\u00e8ne\u00a0: Marielle Pinsard. Assistante \u00e0 la mise en sc\u00e8ne\u00a0: Marion Noone. Sc\u00e9nographie\u00a0: Yves Besson. Lumi\u00e8res\u00a0: G\u00e9rald Garchey. Costumes\u00a0: S\u00e9verine Besson. Musique\u00a0: Gr\u00e9gory Duret. Chor\u00e9graphies\u00a0: Jenny Mezile et Jean-Marie Boli Bi. Coachs\u00a0: Nathalie Hounvo-Yekpe, Jenny Mezile, Criss Niangouna. Avec\u00a0: Jean-Marie Boli Bi, Julie Dossavi, DJ Fess\u00e9 le singe (Gr\u00e9gory Duret), Adji Gbessi, Achille Gwem, Carole Lokossou, Michael Todego, Nina Williman. Spectacle cr\u00e9\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre de Vidy, Lausanne, mars 2016. Vu au Tarmac, Paris, 26 novembre 2016, environ 75 minutes.<\/p>\n<p>Au centre du plateau, une merveilleuse t\u00eate noire g\u00e9ante tenant plus de la lionne ou de la panth\u00e8re que du singe. Elle \u00e9voque les masques africains mais rappelle plus particuli\u00e8rement T\u2019Challa (fils de T\u2019Chaka), h\u00e9ros de la bande dessin\u00e9e <em>La Panth\u00e8re noire<\/em>. Sa m\u00e2choire s\u2019ouvre sur un trou rouge infernal, ses l\u00e8vres sont articul\u00e9es, elle peut ouvrir grand ou \u00ab\u00a0laisser tomber\u00a0\u00bb, comme on dit en anglais, sa m\u00e2choire inf\u00e9rieure. La b\u00eate est dou\u00e9e d\u2019une voix off caverneuse, ses yeux rougeoient, changent d\u2019intensit\u00e9 ou se ferment selon les effets comiques d\u00e9sir\u00e9s. De part et d\u2019autre de la fantastique cr\u00e9ature, des escaliers m\u00e8nent \u00e0 une console technique qui domine le plateau. Devant les platines se d\u00e9m\u00e8ne, quand il ne bondit pas sur sc\u00e8ne pour se d\u00e9hancher mieux que les acteurs africains, le DJ blanc dit \u00ab\u00a0Fess\u00e9 le singe\u00a0\u00bb, jou\u00e9 par Gr\u00e9gory Duret, danseur belge et acrobatique en diable. Il changera une vingtaine de fois de perruque et prendra aussi longuement la pose, index lev\u00e9 au ciel et longue chevelure, du Saint-Jean-Baptiste de L\u00e9onard de Vinci\u2026 C\u2019est dire que le spectacle (du genre cabaret, car ce n\u2019est pas une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre au sens usuel) fourmille d\u2019id\u00e9es et de r\u00e9f\u00e9rences culturelles.<\/p>\n<p>C\u00f4t\u00e9 \u00ab\u00a0toubab\u00a0\u00bb (europ\u00e9en\/blanc) il y a aussi Nina (Nina Willimann, chor\u00e9graphe et performeuse suisse), une sympathique routarde en sac \u00e0 dos\u00a0: elle d\u00e9barque dans un espace festif nocturne \u00e0 ciel ouvert, cela s\u2019appelle un \u00ab\u00a0maquis\u00a0\u00bb en C\u00f4te d\u2019Ivoire.\u00a0 Elle cherche \u00e0 s\u2019int\u00e9grer, manifestant des dons certains pour le coup\u00e9-d\u00e9cal\u00e9 \u00e9rotis\u00e9 qui anime presque tous les sketches. Elle revient dans divers r\u00f4les et costumes\u00a0: fille \u00e0 marier hyst\u00e9rique sous son voile blanc qui r\u00e9p\u00e8te\u00a0: \u00ab\u00a0Je suis suisse et je suis gentille\u00a0!\u00a0\u00bb, infirmi\u00e8re enturbann\u00e9e de la Croix Rouge, montagnarde en costume de f\u00eate etc. Un seul tableau m\u2019a paru beaucoup trop long\u00a0: il renvoie aux traditions folkloriques de Suisse al\u00e9manique et d\u00e9montre la parade amoureuse d\u2019un couple de jeunes paysans.<\/p>\n<figure id=\"attachment_113\" aria-describedby=\"caption-attachment-113\" style=\"width: 700px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"113\" data-permalink=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/frenetique-afrique\/1-la-bete-et-les-acteurs\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/1-La-Bete-et-les-Acteurs.jpg\" data-orig-size=\"700,466\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;Samuel Rubio&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;On va tout dallasser, Pamela -de Marielle Pinsard, au TH\\u00e9\\u00e2tre Saint-Gervais, Gen\\u00e8ve, le 31.10.2016.&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"1 La Bete et les Acteurs\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;La B\u00eate et les Acteurs, de gauche a droite\u00a0: Jean-Marie Boli Bi, Achille Gwem, Adjai Gbessi, Julie Dossavi, Gregory Duret, Nina Williman, Michael Todego, Carole Lokossou. Photo par Samuel Rubio&lt;\/p&gt;\n\" data-large-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/1-La-Bete-et-les-Acteurs.jpg\" class=\"size-full wp-image-113\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/1-La-Bete-et-les-Acteurs.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"466\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/1-La-Bete-et-les-Acteurs.jpg 700w, https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/1-La-Bete-et-les-Acteurs-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-113\" class=\"wp-caption-text\">La B\u00eate et les Acteurs, de gauche a droite\u00a0: Jean-Marie Boli Bi, Achille Gwem, Adjai Gbessi, Julie Dossavi, Gregory Duret, Nina Williman, Michael Todego, Carole Lokossou. Photo par Samuel Rubio<\/figcaption><\/figure>\n<p>Il faut souligner la merveilleuse profusion de costumes, sans doute une cinquantaine, qu\u2019endossent les acteurs avec une impeccable dext\u00e9rit\u00e9. Six acteurs africains prennent \u00e0 tour de r\u00f4le le devant de la sc\u00e8ne \u2013\u00a0parfois accompagn\u00e9s par leurs co\u00e9quipiers\u00a0\u2013 pour incarner une quinzaine de personnages (ivoiriens, b\u00e9ninois, camerounais), et autant d\u2019anecdotes et de situations \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, sketches tous plus \u00ab\u00a0\u00e9nergisants\u00a0\u00bb les uns que les autres. Les langues africaines (et le patois des montagnes suisses) surgissent par moment dans une joyeuse cacophonie. Il s\u2019agit de partager les m\u00e9thodes et exp\u00e9riences de la drague, et le r\u00f4le in\u00e9luctablement central de l\u2019argent dans ce milieu de f\u00eate, d\u2019alcool et de sexe. La modernit\u00e9 de certaines m\u00e9thodes (argent obtenu sans scrupules par internet sous les pr\u00e9textes divers que nous connaissons), la parade des filles dans les bars quand apparaissent les \u00ab\u00a0boucantiers\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0faroteurs\u00a0\u00bb (les distributeurs spectaculaires de billets de banque), les confessions de techniques pour s\u00e9duire et \u00ab\u00a0brouter\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire soutirer de l\u2019argent, les explications des codes de la drague (motifs des pagnes des femmes, signification de leur choix de morceaux de poulet), ce sont autant de facettes pour illustrer l\u2019\u00e9trange n\u00e9ologisme du titre\u00a0: \u00ab\u00a0dallasser\u00a0\u00bb, qui rime avec \u00ab\u00a0casser\u00a0\u00bb. Comme dans la c\u00e9l\u00e8bre s\u00e9rie \u00e9tats-unienne (<em>Dallas <\/em>fut diffus\u00e9e mondialement \u00e0 partir de 1980), il s\u2019agit d\u2019obtenir ce qu\u2019on veut\u00a0: sexe et argent\/ sexe contre argent sans le moindre \u00e9tat d\u2019\u00e2me, et de le clamer dans l\u2019exub\u00e9rance m\u00eame de la danse, car ici (en Afrique) on cr\u00e8ve de faim et c\u2019est bien s\u00fbr la faute \u00e0 la Fran\u00e7afrique.<\/p>\n<p>Les apports de la culture africaine-am\u00e9ricaine (Michael Jackson, Nina Simone) sont notables et d\u00e9lectables dans ce tohu-bohu superbement chor\u00e9graphi\u00e9 et tr\u00e8s dr\u00f4le pour l\u2019essentiel, avec son \u00ab\u00a0ambiance excessive permanente\u00a0\u00bb<sup><a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\">[1]<\/a><\/sup>. Mais parfois, la signification reste un myst\u00e8re, telles les incursions d\u2019une \u00ab\u00a0mama Africa\u00a0\u00bb en costume de wax traditionnel, qui porte par moments une sorte de masque d\u2019escrimeur (mais blanc)\u00a0: elle tient un b\u00e9b\u00e9 et\/ou un animal dans les bras.\u00a0 Elle peut faire penser \u00e0 la quimboiseuse antillaise ou la hougan haitienne, d\u00e9ambulant lentement sur le plateau comme pour calmer les folies des jeunes f\u00eatards. Elle pourrait incarner une Afrique intemporelle, moins obs\u00e9d\u00e9e par les valeurs de l\u2019Occident\u00a0? Elle introduit en tout cas une dimension grave, quasi-fun\u00e8bre.<\/p>\n<figure id=\"attachment_114\" aria-describedby=\"caption-attachment-114\" style=\"width: 700px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"114\" data-permalink=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/frenetique-afrique\/2-michael-todego-et-carolelokossou\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/2-Michael-Todego-et-CaroleLokossou.jpg\" data-orig-size=\"700,466\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;4&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;Samuel Rubio&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;Canon EOS 5D Mark III&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;On va tout dallasser, Pamela -de Marielle Pinsard, au TH\\u00e9\\u00e2tre Saint-Gervais, Gen\\u00e8ve, le 31.10.2016.&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1477850882&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;35&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;3200&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.005&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"2 Michael Todego et CaroleLokossou\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Michael Todego, Carole Lokossou dans le sketch \u00ab\u00a0une nuit, un Juif\u2026\u00a0\u00bb. Photo par Samuel Rubio&lt;\/p&gt;\n\" data-large-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/2-Michael-Todego-et-CaroleLokossou.jpg\" class=\"size-full wp-image-114\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/2-Michael-Todego-et-CaroleLokossou.jpg\" alt=\"\" width=\"700\" height=\"466\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/2-Michael-Todego-et-CaroleLokossou.jpg 700w, https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/2-Michael-Todego-et-CaroleLokossou-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-114\" class=\"wp-caption-text\">Michael Todego, Carole Lokossou dans le sketch \u00ab\u00a0une nuit, un Juif\u2026\u00a0\u00bb. Photo par Samuel Rubio<\/figcaption><\/figure>\n<p>Certains spectateurs se rappelleront les films et documents ethnographiques sur la mythique rue Princesse d\u2019Abidjan, fr\u00e9quent\u00e9e \u00e0 Yopougon par les c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s comme par les touristes et les gens du peuple. Cette rue fut d\u00e9truite en 2011\u00a0; elle faisait l\u2019objet d\u2019un spectacle ivoirien (<em>La rue Princesse<\/em>) en ce m\u00eame th\u00e9\u00e2tre du Tarmac, en mai 2015. C\u2019est exactement cette folle ambiance (ressurgie, para\u00eet-il, dans d\u2019autres quartiers d\u2019Abidjan) que r\u00e9ussit \u00e0 mettre en sc\u00e8ne l\u2019\u00e9quipe du spectacle de Pinsard. Dans cette vitalit\u00e9 explosive, je n\u2019ai cependant pas du tout go\u00fbt\u00e9 la provocation par l\u2019emploi du label \u00ab\u00a0Juif\u00a0\u00bb\u2026 Les spectateurs appr\u00e9cieront, mais il me semble que, m\u00eame s\u2019il est v\u00e9ridique, ce sketch n\u2019aurait rien perdu de sa puissance salace si on avait d\u00e9sign\u00e9 le pervers comme un \u00ab\u00a0Russe\u00a0\u00bb ou un \u00ab\u00a0Tukuyu\u00a0\u00bb (ethnie disparue).\u00a0 L\u2019excellence de la performance de Julie Dossavi en perruque blonde et minirobe dor\u00e9e n\u2019att\u00e9nue pas ce manquement. Anecdote vraie\u00a0? Libert\u00e9 artistique ou d\u2019expression\u00a0? Une limite est franchie pour les publics fran\u00e7ais en tout cas, qui n\u2019ont pas oubli\u00e9 l\u2019affaire du gang des barbares de 2006. Il ne s\u2019agit pas de pudeur ni de censure, mais de savoir-vivre politique et de respect.<\/p>\n<p>Cela \u00e9tant, il faut appr\u00e9cier la d\u00e9marche \u00ab\u00a0sociologique\u00a0\u00bb de Marielle Pinsard, dont l\u2019entretien avec <em>Le Temps<\/em><sup><a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\">[2]<\/a><\/sup> est cit\u00e9 dans le feuillet distribu\u00e9 aux spectateurs, feuillet accompagn\u00e9 d\u2019un tr\u00e8s joli programme qui \u00e9lucide le lexique de la drague, les motifs des pagnes africains, et qui offre de tr\u00e8s utiles commentaires sur le sens de l\u2019entreprise de \u00ab\u00a0dallasser\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0brouter\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0C\u2019est peut-\u00eatre choquant, dit Pinsard, mais c\u2019est une r\u00e9alit\u00e9. Parce que la vie s\u2019est durcie depuis la guerre [crise ivoirienne autour de 2011], les relations entre les hommes et les femmes se sont durcies aussi. Cela dit, ces situations n\u2019ont pas la gravit\u00e9 que nous pourrions y mettre. L\u2019exub\u00e9rance est l\u2019ADN du lieu. En Afrique, tout se dit et se vit tr\u00e8s haut. Les gens en rajoutent tout le temps, on est toujours sollicit\u00e9. D\u2019ailleurs quand les Africains install\u00e9s ici [\u00e0 Lausanne] voient le spectacle, ils sont morts de rire.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>C\u2019est donc un spectacle m\u00e9morable et un travail tr\u00e8s r\u00e9ussi qui fait suite, pour le Tarmac, \u00e0 d\u2019autres choix africains percutants tels que <em>Au nom du P\u00e8re et du Fils et de J. M. Weston<\/em> de Mabiala Bissila (novembre 2015), <em>Machin la Hernie<\/em> de Sony Labou Tansi (avril 2016), et surtout le m\u00e9morable <em>La Rue Princesse<\/em> de M. Adiatou et J. Mezile de mai 2015.<\/p>\n<h6>Video<\/h6>\n<div align=\"center\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/53E25OI7Dks?rel=0\" width=\"700\" height=\"393\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n<hr \/>\n<p><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\">[1]<\/a> Expression emprunt\u00e9e \u00e0 l\u2019article de Wikipedia sur la rue Princesse d\u2019Abidjan.<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\">[2]<\/a> D\u2019apr\u00e8s le <em>Courrier International\u00a0<\/em>: \u00ab\u00a0N\u00e9 en mars 1998 de la fusion du <em>Nouveau Quotidien<\/em> et du <em>Journal de Gen\u00e8ve et Gazette de Lausanne,<\/em> ce titre de centre droit, pris\u00e9 des cadres, se pr\u00e9sente comme le quotidien de r\u00e9f\u00e9rence de la Suisse romande et francophone.\u00a0\u00bb <a href=\"http:\/\/www.courrierinternational.com\/notule-source\/le-temps-1\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">http:\/\/www.courrierinternational.com\/notule-source\/le-temps-1<\/a>, consult\u00e9 le 28 novembre 2016.<br \/>\n<a name=\"end\"><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"115\" data-permalink=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/frenetique-afrique\/cm-at-perrine\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/CM-at-Perrine.jpg\" data-orig-size=\"423,468\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;2.8&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;E3200&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1191627598&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;5.8&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;50&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.0088888888888889&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"CM at Perrine\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/CM-at-Perrine.jpg\" class=\"alignnone size-thumbnail wp-image-115\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/CM-at-Perrine-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/CM-at-Perrine-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/CM-at-Perrine-270x270.jpg 270w, https:\/\/www.critical-stages.org\/15\/wp-content\/uploads\/sites\/16\/2017\/03\/CM-at-Perrine-230x230.jpg 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/p>\n<p><a name=\"end\"><\/a>*<strong>Christiane Makward<\/strong>, professeur \u00e9m\u00e9rite de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019\u00c9tat de Pennsylvannie, a publi\u00e9 de nombreux articles dans des revues savantes, des encyclop\u00e9dies et dictionnaires, et dans Franco-Th\u00e9\u00e2tres (Ottawa). On compte parmi ses livres un essai biographique (<em>Mayotte Capecia<\/em>), un <em>Dictionnaire litt\u00e9raire des femmes de langue fran\u00e7aise, de Marie de France \u00e0 Marie Ndiaye<\/em>, l\u2019autobiographie de Corinna Bille, deux volumes de th\u00e9\u00e2tre (Corinna Bille et Ina C\u00e9saire), et des cotraductions en anglais (textes de C. Bille et pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre de femmes francophones).<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">Copyright <strong>\u00a9<\/strong> 2017 Christiane Makward<br \/>\n<em>Critical Stages\/Sc\u00e8nes critiques<\/em> e-ISSN: 2409-7411<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/4.0\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/88x31.png\" alt=\"\" width=\"88\" height=\"31\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">This work is licensed under the<br \/>\nCreative Commons Attribution International License CC BY-NC-ND 4.0.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Christiane Makward* On va tout dallasser, Pamela\u00a0; Histoires de drague \u00e0 l\u2019africaine. Conception et mise en sc\u00e8ne\u00a0: Marielle Pinsard. Assistante \u00e0 la mise en sc\u00e8ne\u00a0: Marion Noone. Sc\u00e9nographie\u00a0: Yves Besson. Lumi\u00e8res\u00a0: G\u00e9rald Garchey. Costumes\u00a0: S\u00e9verine Besson. Musique\u00a0: Gr\u00e9gory Duret. 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