{"id":88,"date":"2015-12-21T19:09:25","date_gmt":"2015-12-21T19:09:25","guid":{"rendered":"http:\/\/cs2.enl.auth.gr\/12\/?p=88"},"modified":"2023-06-03T08:39:20","modified_gmt":"2023-06-03T08:39:20","slug":"un-panorama-partiel-du-festival-de-tbilissi-en-georgie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/un-panorama-partiel-du-festival-de-tbilissi-en-georgie\/","title":{"rendered":"Un panorama partiel du Festival de Tbilissi en G\u00e9orgie"},"content":{"rendered":"<p>Tbilisi International Festival of Theatre. Du 5 au 8 octobre 2015.<\/p>\n<p><strong>Jean-Pierre Han<\/strong><a href=\"#end1\">*<\/a><\/p>\n<p>Resserr\u00e9e dans le temps \u2013 elle ne dure que quatre jours \u2013,la vitrine du th\u00e9\u00e2tre g\u00e9orgien qui cl\u00f4t le programme international du Festival de th\u00e9\u00e2tre international de Tbilissi est d\u2019une extraordinaire densit\u00e9. Pas moins de vingt spectacles composent la programmation officielle alors qu\u2019une dizaine d\u2019autres sont regroup\u00e9s dans le off ! Ajoutons que ces spectacles appartiennent \u00e0 des disciplines diff\u00e9rentes au sein du spectacle vivant : th\u00e9\u00e2tre dramatique, danse, com\u00e9die musicale, th\u00e9\u00e2tre pour jeunes spectateurs, th\u00e9\u00e2tre d\u2019objets, marionnettes, etc. Dans ces conditions, et m\u00eame si on ne peut que se f\u00e9liciter de cette profusion de propositions artistiques, autant dire qu\u2019il est particuli\u00e8rement difficile pour le spectateur, professionnel ou non, de suivre et de tracer un parcours coh\u00e9rent. Il lui faut donc faire des choix quitte \u00e0 avoir des remords par la suite, surtout apr\u00e8s avoir discut\u00e9 avec les uns et les autres.<\/p>\n<figure id=\"attachment_238\" aria-describedby=\"caption-attachment-238\" style=\"width: 700px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"238\" data-permalink=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/un-panorama-partiel-du-festival-de-tbilissi-en-georgie\/img_0654\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/IMG_0654.jpg\" data-orig-size=\"1400,933\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;2.8&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;Canon EOS 5D&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1433183370&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;70&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;1600&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.00625&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"IMG_0654\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;David Upissachvili dans le r\u00f4le de Jules C\u00e9sar, suivi comme son ombre par une sorte de Mephisto, valet, conf\u00e9rencier, Mamuka Loria. Copyright : Production du Th\u00e9\u00e2tre National Rustaveli&lt;\/p&gt;\n\" data-large-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/IMG_0654-1024x682.jpg\" class=\"size-large wp-image-238\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/IMG_0654-1024x682.jpg\" alt=\"David Upissachvili dans le r\u00f4le de Jules C\u00e9sar, suivi comme son ombre par une sorte de Mephisto, valet, conf\u00e9rencier, Mamuka Loria. 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Copyright : Production du Th\u00e9\u00e2tre National Rustaveli<\/figcaption><\/figure>\n<p>Car, c\u2019est une autre caract\u00e9ristique de ce festival : en dehors des officielles rencontres quotidiennes matinales, la parole circule beaucoup, les \u00e9changes et les dicussions sont nombreux et toujours tr\u00e8s enrichissants au c\u0153ur d\u2019une petite communaut\u00e9 cr\u00e9\u00e9e pour l\u2019occasion, qui se d\u00e9place d\u2019un lieu \u00e0 l\u2019autre, d\u2019un spectacle \u00e0 l\u2019autre. On se perd de vue, on se retrouve, on se croise, se recroise, chacun selon son itin\u00e9raire de spectateur\u2026 Un groupe de plus de soixante-dix invit\u00e9s (auteurs, critiques, directeurs de th\u00e9\u00e2tre ou d\u2019institution, metteurs en sc\u00e8ne, acteurs, th\u00e9oriciens du th\u00e9\u00e2tre\u2026), venus des quatre coins du monde, c\u00f4toie les simples spectateurs. \u00c9trange ballet auquel on participe vite de bonne gr\u00e2ce. C\u00f4t\u00e9 organisation, cela demande de la part des responsables de la manifestation une gestion aussi subtile que d\u00e9licate. \u00c0 cet \u00e9gard, le Festival peut, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019aide d\u2019une multitude de b\u00e9n\u00e9voles, se f\u00e9liciter d\u2019\u00eatre une r\u00e9ussite.<\/p>\n<p>Quel parcours choisir ? V\u00e9ritable casse-t\u00eate si l\u2019on consid\u00e8re que plusieurs spectacles (cinq ou six par soir\u00e9e) sont programm\u00e9s \u00e0 la m\u00eame heure. Faut-il tenter de suivre et de rendre compte de l\u2019offre tous azimuts du festival ou vaut-il mieux choisir un seul axe, celui, par exemple, plus classique d\u2019une programmation purement th\u00e9\u00e2trale, pour rester dans ce seul domaine ? Dans tous les cas de figure, impossible de ne pas commencer, comme nous l\u2019avons fait, bien s\u00fbr, par le commencement, c\u2019est-\u00e0-dire par un spectacle de Robert Sturua, le directeur du Th\u00e9\u00e2tre national g\u00e9orgien de Tbilissi. Celui qui est la plus grande figure du th\u00e9\u00e2tre g\u00e9orgien pr\u00e9sentait un spectacle d\u00e9j\u00e0 cr\u00e9\u00e9, <em>Jules C\u00e9sar<\/em> de Shakespeare, un auteur auquel il s\u2019est d\u00e9j\u00e0 \u00e0 maintes reprises confront\u00e9 et qu\u2019il conna\u00eet particuli\u00e8rement bien. D\u2019embl\u00e9e, sur le grand plateau du Th\u00e9\u00e2tre Rustaveli, l\u2019intelligence et le savoir-faire du ma\u00eetre qui ne pr\u00e9sente que trois des cinq actes de la pi\u00e8ce de Shakespeare, appara\u00eet : il conna\u00eet ce plateau comme sa poche, sait faire preuve d\u2019audace (une audace bien mesur\u00e9e cependant), dirige ses acteurs qui n\u2019ont plus aucun secret pour lui avec doigt\u00e9, les mouvements de groupe sont r\u00e9gl\u00e9s avec ma\u00eetrise\u2026 On sent le metteur en sc\u00e8ne s\u00fbr de son art, s\u00fbr des images qu\u2019il compose \u00e0 la perfection\u2026 Et pourtant on reste sur sa faim ; la mise en sc\u00e8ne, finalement d\u2019un grand classicisme, ne d\u00e9voile pas une vision vraiment originale de la pi\u00e8ce. Pas franchement de parti pris novateur : Robert Sturua assure simplement le strict minimum que l\u2019on est en droit d\u2019exiger d\u2019un metteur en sc\u00e8ne de son talent. Le spectacle se laisse voir sans d\u00e9plaisir d\u2019autant que la distribution de pas moins de dix-sept com\u00e9diens fait preuve de conviction.<\/p>\n<figure id=\"attachment_239\" aria-describedby=\"caption-attachment-239\" style=\"width: 700px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"239\" data-permalink=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/un-panorama-partiel-du-festival-de-tbilissi-en-georgie\/img_0703\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/IMG_0703.jpg\" data-orig-size=\"1400,933\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;2.8&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;Canon EOS 5D&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1433184849&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;70&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;1600&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.00625&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"IMG_0703\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;La parfaite ma\u00eetrise de Robert Sturua dans les mouvements d&amp;#8217;ensemble autour de Jules C\u00e9sar.&lt;\/p&gt;\n\" data-large-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/IMG_0703-1024x682.jpg\" class=\"size-large wp-image-239\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/IMG_0703-1024x682.jpg\" alt=\"La parfaite ma\u00eetrise de Robert Sturua dans les mouvements d'ensemble autour de Jules C\u00e9sar.\" width=\"700\" height=\"466\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/IMG_0703-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/IMG_0703-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/IMG_0703-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/IMG_0703.jpg 1400w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-239\" class=\"wp-caption-text\">La parfaite ma\u00eetrise de Robert Sturua dans les mouvements d&#8217;ensemble autour de Jules C\u00e9sar.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Beaucoup moins r\u00e9ussi fut l\u2019autre spectacle pr\u00e9sent\u00e9 par l\u2019\u00e9quipe du Th\u00e9\u00e2tre Pchavela de la ville de Thelavi, une adaptation consistant surtout \u00e0 raccourcir <em>La Cruche cass\u00e9e<\/em> d\u2019Heinrich von Kleist, mise en sc\u00e8ne cette fois-ci par Nikoloz Haine-Shvelidz\u00e9 qui est loin de poss\u00e9der le talent de Robert Sturua,lequel appara\u00eet cependant quand m\u00eame dans le g\u00e9n\u00e9rique du spectacle. Quand le classicisme flirte avec le poussi\u00e9reux, il ne reste pas grand-chose de la belle pi\u00e8ce de Kleist. Passons\u2026, de la lourdeur \u00e0 la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. Soit de cette <em>Cruche cass\u00e9e<\/em> rat\u00e9e \u00e0 un spectacle dont le titre est on ne peut plus clair : <em>Play at the table<\/em>,\u00ab Jouer \u00e0 table \u00bb ; avec pour tout d\u00e9cor une table et quelques objets dont une machine \u00e0 coudre (on songe \u00e0 la phrase de Lautr\u00e9amont parlant de la \u00ab rencontre fortuite sur une table de dissection d\u2019une machine \u00e0 coudre et d\u2019un parapluie) pour une sorte de m\u00e9lange surr\u00e9alisant de diff\u00e9rentes formes et figures th\u00e9\u00e2trales assum\u00e9es avec gr\u00e2ce par un com\u00e9dien, Onise Oniani, qui nous embarque en douceur dans un univers d\u00e9cal\u00e9 imagin\u00e9 sous la houlette de Besso Koupreishvili, le metteur en sc\u00e8ne.<\/p>\n<figure id=\"attachment_281\" aria-describedby=\"caption-attachment-281\" style=\"width: 700px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"281\" data-permalink=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/un-panorama-partiel-du-festival-de-tbilissi-en-georgie\/per-tbilissi-les-bonnes_3-nata-murvanidze-nino-kasradze-baia-dvalishvili-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_3-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze-Baia-Dvalishvili-2.jpg\" data-orig-size=\"1400,927\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"PER-Tbilissi-les-bonnes_3-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze-Baia-Dvalishvili-2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Les deux Bonnes, Nata Murvanidz\u00e9 et Nino Kasradz\u00e9 face \u00e0 Madame, Baia Dvalishvili, leur patronne aim\u00e9e et ha\u00efe tout \u00e0 la fois.&lt;\/p&gt;\n\" data-large-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_3-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze-Baia-Dvalishvili-2-1024x678.jpg\" class=\"size-large wp-image-281\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_3-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze-Baia-Dvalishvili-2-1024x678.jpg\" alt=\"Les deux Bonnes, Nata Murvanidz\u00e9 et Nino Kasradz\u00e9 face \u00e0 Madame, Baia Dvalishvili, leur patronne aim\u00e9e et ha\u00efe tout \u00e0 la fois.\" width=\"700\" height=\"463\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_3-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze-Baia-Dvalishvili-2-1024x678.jpg 1024w, https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_3-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze-Baia-Dvalishvili-2-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_3-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze-Baia-Dvalishvili-2-768x509.jpg 768w, https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_3-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze-Baia-Dvalishvili-2.jpg 1400w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-281\" class=\"wp-caption-text\">Les deux Bonnes, Nata Murvanidz\u00e9 et Nino Kasradz\u00e9 face \u00e0 Madame, Baia Dvalishvili, leur patronne aim\u00e9e et ha\u00efe tout \u00e0 la fois.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Cela aura \u00e9t\u00e9 le seul moment \u00ab l\u00e9ger \u00bb d\u2019un parcours personnel marqu\u00e9 par la duret\u00e9 des drames pr\u00e9sent\u00e9s. Qu\u2019il suffise de dire que le dernier spectacle propos\u00e9 lors du festival fut la <em>M\u00e9d\u00e9a<\/em> d\u2019Euripide transpos\u00e9e dans le monde contemporain. Un spectacle d\u2019une noirceur et d\u2019une violence sans concession, pas forc\u00e9ment toujours convaincant, sign\u00e9 Mikheil Charkviani. Mais on aura compris \u00e0 quel point ce mythe de M\u00e9d\u00e9e semble hanter nos amis g\u00e9orgiens puisque c\u2019\u00e9tait l\u00e0 le deuxi\u00e8me spectacle s\u2019emparant de l\u2019histoire de la fille du roi de Colchide, \u00c6\u00e9t\u00e8s\u2026<\/p>\n<figure id=\"attachment_282\" aria-describedby=\"caption-attachment-282\" style=\"width: 700px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"282\" data-permalink=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/un-panorama-partiel-du-festival-de-tbilissi-en-georgie\/per-tbilissi-les-bonnes_5-nata-murvanidze-nino-kasradze\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_5-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze.jpg\" data-orig-size=\"1400,927\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"PER-Tbilissi-les-bonnes_5-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Les Bonnes, Nata Murvanidz\u00e9 et Nino Kasradz\u00e9 dans leur dangereux jeu de r\u00f4les.&lt;\/p&gt;\n\" data-large-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_5-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze-1024x678.jpg\" class=\"size-large wp-image-282\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_5-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze-1024x678.jpg\" alt=\"Les Bonnes, Nata Murvanidz\u00e9 et Nino Kasradz\u00e9 dans leur dangereux jeu de r\u00f4les.\" width=\"700\" height=\"463\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_5-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze-1024x678.jpg 1024w, https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_5-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_5-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze-768x509.jpg 768w, https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/PER-Tbilissi-les-bonnes_5-Nata-Murvanidze-Nino-Kasradze.jpg 1400w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-282\" class=\"wp-caption-text\">Les Bonnes, Nata Murvanidz\u00e9 et Nino Kasradz\u00e9 dans leur dangereux jeu de r\u00f4les.<\/figcaption><\/figure>\n<p>En fait le vrai bonheur est venu de la pr\u00e9sentation des <em>Bonnes<\/em> de Jean Genet, non pas tant pour l\u2019originalit\u00e9 de la mise en sc\u00e8ne sign\u00e9e Nika Tavadz\u00e9 que pour l\u2019extraordinaire qualit\u00e9 de l\u2019interpr\u00e9tation qui r\u00e9unissait un trio de com\u00e9diennes connues en G\u00e9orgie, Nata Murvanidz\u00e9, Nino Kasradz\u00e9 et Baia Dvalishvili. Ce fut r\u00e9ellement merveille de les voir d\u00e9cliner toute la gamme des sentiments humains les plus extr\u00eames, passant d\u2019un registre de jeu \u00e0 un autre sans coup f\u00e9rir, jouant \u00e0 jouer pour de vrai comme toujours chez Genet dont, para\u00eet-il, c\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois qu\u2019une de ses grandes pi\u00e8ces \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9e ici. Une r\u00e9ussite.<\/p>\n<p>L\u2019un des buts de ce festival est d\u2019offrir un panorama de la cr\u00e9ation g\u00e9orgienne contemporaine aussi complet que possible. Consid\u00e9rant que ce tableau est, en ce qui me concerne, par trop parcellaire, je n\u2019ai qu\u2019un souhait, revenir \u00e0 la prochaine \u00e9dition afin de combler mes lacunes\u2026<\/p>\n<hr \/>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"235\" data-permalink=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/un-panorama-partiel-du-festival-de-tbilissi-en-georgie\/han\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/Han.jpg\" data-orig-size=\"796,531\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Han\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/Han.jpg\" class=\"alignnone size-thumbnail wp-image-235\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/Han-150x150.jpg\" alt=\"Han\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/Han-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/Han-270x270.jpg 270w, https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/Han-230x230.jpg 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/p>\n<p><strong><a name=\"end1\"><\/a>*Jean-Pierre Han<\/strong> : Journaliste et critique dramatique. A cr\u00e9\u00e9 et dirige la revue <em>Frictions, th\u00e9\u00e2tres-\u00e9critures<\/em>. R\u00e9dacteur en chef des <em>Lettres fran\u00e7aises<\/em>. Collabore \u00e0 de nombreuses publications fran\u00e7aises et \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n<p>A enseign\u00e9 l\u2019esth\u00e9tique th\u00e9\u00e2trale et la critique dramatique pendant quinze ans \u00e0 l\u2019IET de Paris III-Sorbonne nouvelle et \u00e0 Paris X.<\/p>\n<p>Ancien pr\u00e9sident du Syndicat de la critique de th\u00e9\u00e2tre, musique, danse fran\u00e7aise. Vice-Pr\u00e9sident de l\u2019AICT (Association internationale des critiques de th\u00e9\u00e2tre). Directeur des stages pour jeunes critiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">Copyright <strong>\u00a9<\/strong> 2015 Jean-Pierre Han<br \/>\n<em>Critical Stages\/Sc\u00e8nes critiques<\/em> e-ISSN: 2409-7411<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/4.0\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/88x31.png\" alt=\"\" width=\"88\" height=\"31\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">This work is licensed under the<br \/>\nCreative Commons Attribution International License CC BY-NC-ND 4.0.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tbilisi International Festival of Theatre. Du 5 au 8 octobre 2015. Jean-Pierre Han* Resserr\u00e9e dans le temps \u2013 elle ne dure que quatre jours \u2013,la vitrine du th\u00e9\u00e2tre g\u00e9orgien qui cl\u00f4t le programme international du Festival de th\u00e9\u00e2tre international de<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":235,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-88","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-performance-reviews-abroad","","tg-column-two"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2015\/12\/Han.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9xLnm-1q","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=88"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1089,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88\/revisions\/1089"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-json\/wp\/v2\/media\/235"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=88"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=88"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/12\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=88"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}