{"id":25,"date":"2016-04-13T14:16:22","date_gmt":"2016-04-13T14:16:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.critical-stages.org\/11\/?page_id=25"},"modified":"2016-04-13T17:57:56","modified_gmt":"2016-04-13T17:57:56","slug":"editorial-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/11\/editorial-2\/","title":{"rendered":"\u00c9ditorial"},"content":{"rendered":"<p><strong>Savas Patsalidis <a href=\"#end1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"160\" data-permalink=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/11\/editorial\/savas_patsalidis\/\" data-orig-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/11\/wp-content\/uploads\/sites\/13\/2016\/04\/Savas_Patsalidis.jpg\" data-orig-size=\"140,187\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Savas_Patsalidis\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/11\/wp-content\/uploads\/sites\/13\/2016\/04\/Savas_Patsalidis.jpg\" class=\"alignnone size-full wp-image-160\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/11\/wp-content\/uploads\/sites\/13\/2016\/04\/Savas_Patsalidis.jpg\" alt=\"Savas_Patsalidis\" width=\"140\" height=\"187\" \/><\/p>\n<p>Je voudrais tout d\u2019abord remercier Yun-Cheol Kim, ex-pr\u00e9sident de l\u2019AICT, de m\u2019avoir invit\u00e9 \u00e0 devenir le nouveau r\u00e9dacteur en chef de <em>Sc\u00e8nes<\/em> <em>critiques\/Critical Stages<\/em>, la revue en ligne qu\u2019il a lanc\u00e9e en 2009. Je lui en suis profond\u00e9ment reconnaissant. Pratiquement sans aucun argent, mais avec enthousiasme et bonne foi, Yun-Cheol, soutenu par une \u00e9quipe de taille et gr\u00e2ce au d\u00e9vouement de collaborateurs de l\u2019AICT de diff\u00e9rentes nationalit\u00e9s, d\u2019ant\u00e9c\u00e9dents, d\u2019\u00e2ge et d\u2019expertise vari\u00e9s (Lissa Tyler Renaud, Maria Helena Ser\u00f4dio, Patrice Pavis, Maria Shevtsova, Don Rubin, Mark Brown, Michel Va\u00efs, pour n\u2019en nommer que quelques-uns), a r\u00e9ussi \u00e0 transformer cette revue pour en faire une plateforme d\u2019acc\u00e8s libre v\u00e9ritablement ouverte sur l\u2019international. Qu\u2019il suffise de dire que le dernier num\u00e9ro de la revue (#10) a re\u00e7u plus d\u2019un million de visites, ce qui correspond \u00e0 environ dix fois le nombre de visites r\u00e9colt\u00e9es par toute autre revue th\u00e9\u00e2trale ou savante dans le monde.<\/p>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 les changements occasionn\u00e9s par la culture internet, il s\u2019agissait d\u2019une initiative non seulement courageuse mais aussi opportune, car elle a offert un forum d\u2019\u00e9change aux critiques de th\u00e9\u00e2tre et des arts du spectacle pour discuter de la fonction et de la viabilit\u00e9 de la critique ; pour r\u00e9fl\u00e9chir davantage \u00e0 leur position dans la culture (mondiale) et \u00e0 la mani\u00e8re dont leur travail d\u2019\u00e9criture se rattache aux relations sociales ordinaires ; pour voir comment leur travail est utilis\u00e9 et comment ils r\u00e9ussissent \u00e0 survivre dans un monde ayant peu d\u2019int\u00e9r\u00eat pour les arts.<\/p>\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 et l\u2019\u00e9criture (et \u00e9videmment, la repr\u00e9sentation) sont des \u00e9l\u00e9ments ins\u00e9parables du monde dans lequel nous vivons. Au c\u0153ur d\u2019une \u00e9poque multiculturelle et \u00e9lectronique o\u00f9 tout se d\u00e9veloppe rapidement, dans un paysage o\u00f9 les pierres fondatrices de l\u2019\u00c9tat providence sont progressivement d\u00e9mont\u00e9es, avec de nombreuses formes de protection sociale, et o\u00f9 le financement public des arts se tarit au point d\u2019\u00eatre r\u00e9duit \u00e0 un mince filet d\u2019eau, il importe que nous, critiques du th\u00e9\u00e2tre et des arts du spectacle, avec les artistes, r\u00e9examinions nos instruments critiques et artistiques et nos responsabilit\u00e9s sociales. Nous devons \u00e9largir notre compr\u00e9hension en remaniant toutes nos connaissances ant\u00e9rieures sur le th\u00e9\u00e2tre, sur le monde et \u00e9videmment, sur nos publics. Il est bien \u00e9vident qu\u2019il ne suffit plus de satisfaire une client\u00e8le, ni d\u2019explorer des champs de recherche et des projets artistiques familiers. Les critiques, essayistes, chercheurs et artistes doivent continuer \u00e0 s\u2019adapter s\u2019ils veulent \u00eatre encore au c\u0153ur de la situation. Pas question d\u2019un retour au bon vieux temps. Les effets transversaux de notre \u00e8re post-industrielle ont secou\u00e9 beaucoup de vieilles convictions artistiques, culturelles et philosophiques. Nous ne vivons plus en silos, mais au milieu d\u2019intersections, ce qui signifie que nous devons d\u00e9velopper un discours permettant de tenir compte de l\u2019\u00e9volution des conditions sociales, culturelles et \u00e9conomiques allant de la mondialisation aux migrations, en passant par la politique de l\u2019identit\u00e9, le multiculturalisme, les cultures hybrides, le trafic culturel transnational, etc. La r\u00e9alit\u00e9 change et, comme le disait Brecht : \u00ab Pour la repr\u00e9senter, les modes de repr\u00e9sentation doivent changer. Rien ne vient de rien ; le nouveau provient de l\u2019ancien, mais c\u2019est pour cela qu\u2019il est nouveau. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019ambition de <em>Sc\u00e8nes<\/em> <em>critiques <\/em>est de cro\u00eetre, d\u2019atteindre un lectorat encore plus grand et vari\u00e9 en s\u2019ouvrant \u00e0 d\u2019autres formes d\u2019expression artistique que le th\u00e9\u00e2tre, comme la danse, l\u2019art de la marionnette, le th\u00e9\u00e2tre d\u2019ombres, le cirque, entre autres. <em>Sc\u00e8nes<\/em> <em>critiques <\/em>veut relever les d\u00e9fis de la situation contemporaine avec cr\u00e9ativit\u00e9 et courage, pour permettre la cr\u00e9ation de nouveaux horizons sociaux et artistiques convergeant tous vers l\u2019espoir. Nous avons la conviction qu\u2019il y a encore de la place pour une revue comme celle-ci pour interroger des sens et des paradoxes, offrant une parole critique sur le travail du th\u00e9\u00e2tre et de la repr\u00e9sentation, engag\u00e9 sur les plans local et international. Nous avons la conviction que la fonction d\u2019une revue artistique, comme la fonction de l\u2019art lui-m\u00eame, est de plaire et d\u00e9ranger. Plaire en canalisant des informations utiles, et d\u00e9ranger en for\u00e7ant le lecteur \u00e0 affronter ou \u00e0 r\u00e9examiner les valeurs re\u00e7ues dans un monde de plus en plus \u00ab interconnect\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Comme l\u2019\u00e9quipe \u00e9ditoriale de <em>Sc\u00e8nes critiques<\/em>, nous estimons que ce dont nous avons le plus besoin, c\u2019est d\u2019un th\u00e9\u00e2tre et d\u2019un discours critique pr\u00eats \u00e0 se d\u00e9placer eux-m\u00eames et \u00e0 repositionner le regard du public et des lecteurs, afin d\u2019embrasser le multiple. Nous voulons que nos lecteurs \u00e0 travers le monde consid\u00e8rent <em>Sc\u00e8nes critiques<\/em> comme leur revueweb \u00ab locale \u00bb, d\u2019une port\u00e9e mondiale.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent num\u00e9ro (#11) offre une s\u00e9rie d\u2019entrevues r\u00e9v\u00e9latrices dirig\u00e9e par Herv\u00e9 Guay du Qu\u00e9bec, un dossier fascinant sur la nouvelle \u00e9criture dramatique dans le monde, dirig\u00e9 par notre coll\u00e8gue japonais Manabu Noda, cinq expos\u00e9s p\u00e9n\u00e9trants sur la critique de th\u00e9\u00e2tre pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 deux colloques en 2014, l\u2019un organis\u00e9 par la section indienne de l\u2019AICT en collaboration avec le Festival international de th\u00e9\u00e2tre du Kerala, l\u2019autre par l\u2019Association chinoise des critiques de th\u00e9\u00e2tre en collaboration avec l\u2019AICT, dossier dirig\u00e9 par Deepa Punjani. Quant \u00e0 notre coll\u00e8gue de Serbie Ivan Medenica, il a r\u00e9uni pour cette publication deux articles int\u00e9ressants sur la probl\u00e9matique du th\u00e9\u00e2tre contemporain. Il y a aussi un essai fort utile sur l\u2019art de la critique par l\u2019\u00e9crivaine et critique de spectacle britannique Diana Damian Martin, huit comptes rendus de spectacles dans le monde s\u00e9lectionn\u00e9s et r\u00e9vis\u00e9s avec soin et professionnalisme par Matti Linnavuori de Finlande et cinq comptes rendus de livres tr\u00e8s utiles sous la direction de notre coll\u00e8gue et ami canadien Don Rubin. Comme un des r\u00f4les de<em> Sc\u00e8nes critiques<\/em> consiste \u00e0 offrir au lecteur en g\u00e9n\u00e9ral des informations utiles, nous avons ajout\u00e9 \u00e0 ce num\u00e9ro, comme contribution sp\u00e9ciale, un Guide international des festivals de spectacles compil\u00e9 par Katerina Delikonstantinidou (doctorante \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Aristote de Salonique, en Gr\u00e8ce), sous ma supervision.<\/p>\n<p>Pour terminer, je dois adresser des remerciements particuliers \u00e0 Jeffrey Eric Jenkins, directeur de la publication de<em> Sc\u00e8nes critiques<\/em> et \u00e0 Don Rubin, directeur g\u00e9n\u00e9ral. Ils sont toujours pr\u00eats \u00e0 prodiguer aide et conseils. Je tiens \u00e9galement \u00e0 remercier la pr\u00e9sidente de l\u2019AICT Margareta S\u00f6renson et les membres du comit\u00e9 ex\u00e9cutif, qui ont offert soutien et encouragement. Je ne remercierai jamais assez tous les responsables du comit\u00e9 \u00e9ditorial qui ont travaill\u00e9 tr\u00e8s fort pour d\u00e9nicher et r\u00e9viser les meilleurs articles. Mes remerciements chaleureux et particuliers vont aussi \u00e0 Lissa Tyler Renaud, Michel Va\u00efs et Mark Brown qui ont, \u00e0 coups de suggestions, de corrections et de lectures m\u00e9ticuleuses, \u00e9norm\u00e9ment aid\u00e9 au maintien du caract\u00e8re bilingue de notre revue. Et, derniers mais non les moindres, je veux remercier la nouvelle \u00e9quipe Web de la revue, Tasos Paschalis et Katerina Delikonstantinidou, qui ont travaill\u00e9 de longues heures \u00e0 t\u00e9l\u00e9charger, formater et mettre en ligne les articles pour que tout cela se r\u00e9alise, et les lecteurs anonymes de la revue dont les commentaires ont toujours constitu\u00e9 des avis pr\u00e9cieux.<\/p>\n<p>J\u2019esp\u00e8re que ce num\u00e9ro sera fid\u00e8le \u00e0 leurs attentes ainsi qu\u2019\u00e0 celles des personnes qui me font confiance.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong><a name=\"end1\">[1]<\/a> Savas Patsalidis<\/strong> est professeur de th\u00e9\u00e2tre au D\u00e9partement des \u00e9tudes anglaises de l\u2019universit\u00e9 Aristote de Salonique. Il enseigne aussi au D\u00e9partement de th\u00e9\u00e2tre dans la m\u00eame universit\u00e9, au sein du programme des \u00e9tudes de 3<sup>e<\/sup> cycle, ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00c9cole dramatique du Th\u00e9\u00e2tre National de Gr\u00e8ce du Nord. Parall\u00e8lement, il collabore, en tant que critique de th\u00e9\u00e2tre, \u00e0 deux quotidiens grecs. Son livre intitul\u00e9 <em>Th\u00e9\u00e2tre, Soci\u00e9t\u00e9, Nation<\/em> a obtenu en 2010 le prix de l\u2019Association grecque des critiques de th\u00e9\u00e2tre pour le meilleur essai en th\u00e9orie du th\u00e9\u00e2tre. Note : pour une notice biographique d\u00e9taill\u00e9e, voir : <em><a href=\"http:\/\/savaspatsalidis.blogspot.com\" target=\"_blank\">savaspatsalidis.blogspot.com<\/a>.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Savas Patsalidis [1] Je voudrais tout d\u2019abord remercier Yun-Cheol Kim, ex-pr\u00e9sident de l\u2019AICT, de m\u2019avoir invit\u00e9 \u00e0 devenir le nouveau r\u00e9dacteur en chef de Sc\u00e8nes critiques\/Critical Stages, la revue en ligne qu\u2019il a lanc\u00e9e en 2009. 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