{"id":142,"date":"2016-02-01T18:59:42","date_gmt":"2016-02-01T18:59:42","guid":{"rendered":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/?p=142"},"modified":"2023-03-19T21:25:11","modified_gmt":"2023-03-19T21:25:11","slug":"lorsque-le-quebec-et-la-martinique-se-croisent-le-collier-dhelene","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/lorsque-le-quebec-et-la-martinique-se-croisent-le-collier-dhelene\/","title":{"rendered":"Lorsque le Qu\u00e9bec et la Martinique se croisent : Le Collier d\u2019H\u00e9l\u00e8ne"},"content":{"rendered":"<p><strong>Alvina Ruprecht<\/strong><a href=\"#end1\">*<\/a><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-340\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/Author-Alvina-Rubrecht-Jamaica-250x300.jpg\" alt=\"Author-Alvina Rubrecht-Jamaica\" width=\"250\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/Author-Alvina-Rubrecht-Jamaica-250x300.jpg 250w, https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/Author-Alvina-Rubrecht-Jamaica.jpg 710w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/p>\n<p><i>Auteur <\/i>: Carole Fr\u00e9chette. <i>Mise en sc\u00e8ne<\/i> : Lucette Salibur. <i>Musique<\/i> : Alfred Fantone. <i>Sc\u00e9nographie, accessoires, costumes, graphisme <\/i>: Ludwin Lopez. <i>Distribution<\/i> : Daniely Francisque (H\u00e9l\u00e8ne), Patrice Le Namouric (Nabil), Ruddy Sylaire (plusieurs personnages dans la ville), Lucette Salibur (la femme qui cherche son fils). <i>Production<\/i> : Th\u00e9\u00e2tre du Flamboyant, 2009.<\/p>\n<p><i>Le Collier d\u2019H\u00e9l\u00e8ne<\/i> (2000) a \u00e9t\u00e9 traduit dans de nombreuses langues et jou\u00e9 \u00e0 travers le monde. Cr\u00e9\u00e9e en 2002 par Nabil El Azan et sa compagnie la Barraca compos\u00e9e de com\u00e9diens arabophones, puis reprise au Th\u00e9\u00e2tre du Rond-point en 2003, la pi\u00e8ce vient d&#8217;\u00eatre reprise encore une fois par El Azan avec une distribution palestinienne (voir la critique de Philippe Duvignal)<a href=\"#end2\"><sup>[1]<\/sup><\/a>. En juillet \u00e0 Avignon, \u00e0 la Chapelle du verbe incarn\u00e9, nous avons pu voir une nouvelle mise en sc\u00e8ne du Collier cr\u00e9\u00e9e en 2007 \u00e0 Fort-de-France par la martiniquaise Lucette Salibur : com\u00e9dienne, metteuse en sc\u00e8ne, fondateur du Now Th\u00e9\u00e2tre en 1989, devenu le th\u00e9\u00e2tre du Flamboyant en 1997. Lors de sa sortie en Martinique, le critique Roland Sabra qui dirige le site culturel Madinin-art,&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.carleton.ca\/francotheatres\/spectacles_Le_Collier_Helene.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.carleton.ca\/francotheatres\/spectacles_Le_Collier_Helene.html<\/a>) a fait un compte rendu int\u00e9ressant du spectacle, La compagnie de Salibur est important puisque cette com\u00e9dienne est issue de la premi\u00e8re formation professionnelle des acteurs, assur\u00e9e par un stage organis\u00e9 par Aim\u00e9 C\u00e9saire en 1982. \u00c0 la suite de cette formation, C\u00e9saire a cr\u00e9\u00e9 sa troupe le Th\u00e9\u00e2tre de la Soif nouvelle qui a marqu\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre de toute la r\u00e9gion pendant 20 ans. Mais d\u2019autres h\u00e9ritiers ont pris la rel\u00e8ve et ils continuent \u00e0 marquer l\u2019activit\u00e9 th\u00e9\u00e2trale en Martinique.<\/p>\n<div class=\"imageblock center\">\n<figure id=\"attachment_144\" aria-describedby=\"caption-attachment-144\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-144 size-full\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/1202625732.png\" alt=\"Daniely Francisque (H\u00e9l\u00e8ne) et Patrice Le Namouric (Nabil), dans Le Collier d'H\u00e9l\u00e8ne, 2009 Th\u00e9\u00e2tre du Flamboyant \" width=\"500\" height=\"333\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/1202625732.png 500w, https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/1202625732-300x200.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-144\" class=\"wp-caption-text\">Daniely Francisque (H\u00e9l\u00e8ne) et Patrice Le Namouric (Nabil), dans Le Collier d&#8217;H\u00e9l\u00e8ne, 2009 \u00a9 Th\u00e9\u00e2tre du Flamboyant<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Le Th\u00e9\u00e2tre du Flamboyant est connu pour la diversit\u00e9 de son r\u00e9pertoire : des contes pour jeune public, et du th\u00e9\u00e2tre des marionnettes \u00e0 l\u2019intention de tous publics, et des textes plus murs tels que <i>Travers\u00e9e<\/i>d\u2019apr\u00e8s le r\u00e9cit d\u2019 Xavier Orville ou <i>La Ka esp\u00e9r\u00e9 Godo<\/i>, une version en cr\u00e9ole de l\u2019\u0153uvre de Beckett traduite et adapt\u00e9e par le po\u00e8te martiniquais Monchoachi, jou\u00e9e \u00e0 la sc\u00e8ne nationale de l\u2019Atrium, \u00e0 Fort-de-France et au Centre des Arts et de la Culture \u00e0 Pointe \u2013\u00e0-Pitre, en Guadeloupe.<\/p>\n<p>Cette production du <i>Collier<\/i> est une r\u00e9alisation extr\u00eamement int\u00e9ressante car elle resitue le texte qu\u00e9b\u00e9cois, dans une dynamique nouvelle. Le travail tr\u00e8s d\u00e9pouill\u00e9 d\u2019El Azan a eu recours aux films projet\u00e9s sur un grand \u00e9cran au fond du tr\u00e9teau, \u00e9voquant une ville, ( peut-\u00eatre Beyrouth) d\u00e9truite par la guerre, mais mettant en valeur le personnage principal, H\u00e9l\u00e8ne, une fran\u00e7aise de passage dans le pays pour assister a un colloque universitaire. Tr\u00e8s blonde, cette Europ\u00e9enne blanche est le symbole d\u2019un premier monde arrogant, riche et indiff\u00e9rent aux souffrances des autres. Vision devenue sans doute assez st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e de nos jours puisque les populations se d\u00e9placent, la richesse se distribue et que l\u2019ethnie n\u2019est plus du tout une indication des cat\u00e9gories politico-\u00e9conomiques associ\u00e9es \u00e0 un individu.<\/p>\n<p>Voici donc Daniely Francisque (com\u00e9dienne martiniquaise tr\u00e8s populaire actuellement), jeune bourgeoise antillaise (les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la conf\u00e9rence universitaire ont \u00e9t\u00e9 effac\u00e9es) qui se retrouve dans un pays islamique et arabophone d\u00e9chir\u00e9 par la guerre. Certains y ont vu la Palestine, d\u2019autres non, mais l\u2019absence de pr\u00e9cision est intentionnelle. Entour\u00e9e de gens dont elle n\u2019est m\u00eame pas consciente de l\u2019existence (c\u2019est \u00e0 peine si elle remarque qu\u2019ils parlent une autre langue), elle cherche d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment un collier de perles perdu quelque part dans cette ville o\u00f9 les habitants errent dans la d\u00e9tresse, la col\u00e8re et la folie. Ces personnages victimes qui d\u00e9filent dans les d\u00e9combres, \u00e9voqu\u00e9es de mani\u00e8re tr\u00e8s d\u00e9licate par la sc\u00e9nographie, ne comprennent pas son affolement \u00e0 cause d\u2019un collier perdu, alors qu\u2019ils ont perdu leurs familles, leurs maisons, leur vie enti\u00e8re. La rupture culturelle et \u00e9conomique entre H\u00e9l\u00e8ne et son entourage est totale et cette ali\u00e9nation arrive \u00e0 son comble au moment o\u00f9 Ruddy Sylaire, un pauvre qui erre dans la ville, saisit H\u00e9l\u00e8ne et la soul\u00e8ve en hurlant \u00ab on ne peut plus vivre comme \u00e7a \u00bb.<\/p>\n<p>H\u00e9l\u00e8ne se d\u00e9place dans le taxi de \u2018Nabil\u2019, une voiture repr\u00e9sent\u00e9e par un pneu que l\u2019acteur fait avancer par deux b\u00e2tons comme un jeu d\u2019enfant. Mais ceci n\u2019est pas du tout un jeu d\u2019enfant lorsque cet homme calme, imperturbable, accompagne la femme dans sa qu\u00eate de son objet f\u00e9tiche, l\u2019accumulation de tous les manques attribu\u00e9s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de consommation : la compassion, l\u2019amour de l\u2019autre et toutes les manifestations de la solidarit\u00e9 humaine. La pi\u00e8ce \u00e9volue au hasard des rencontres qui peu \u00e0 peu, transforment H\u00e9l\u00e8ne. Elle peut enfin \u00ab voir \u00bb les autres, et elle peut enfin entendre le refrain \u00ab on ne peut plus vivre comme \u00e7a \u00bb et se reconnecter avec le monde.<\/p>\n<p>Cette mise en sc\u00e8ne, tr\u00e8s physique, \u00e9limine les manifestations filmiques et situe les corps au centre du jeu. Parfois, l\u2019\u00e9nergie corporelle nous para\u00eet tr\u00e8s juste et nous engage \u00e0 fond ; d\u2019autres fois cet exc\u00e8s de mouvement perturbe, sans pour autant enlever de l\u2019ensemble une impression de grande humanit\u00e9, surtout lors de la sc\u00e8ne finale entre le chauffeur de taxi Nabil (un chaleureux, sensuel et s\u00e9duisant Patrice Le Namouric) et une H\u00e9l\u00e8ne \u00e9panouie (bien cern\u00e9e par Daniely Francisque) , enfin lib\u00e9r\u00e9e de sa qu\u00eate n\u00e9vrotique. Ici, Francisque et Le Namouric se fondent l\u2019un dans l\u2019autre, fusionn\u00e9s dans un \u00e9lan de tendresse et de sensualit\u00e9 presque br\u00fblante. En effet, Salibur met en \u00e9vidence par les rythmes corporels l\u2019intensit\u00e9 des \u00e9motions et les bruitages, pour insister sur la confusion et l\u2019activit\u00e9 chaotique de cette ville \u00e9trange qui emporte la femme dans son tourbillon d\u2019intensit\u00e9. Une fois de plus, elle inscrit ce corps assaillis dans une chor\u00e9graphie inspir\u00e9e des mouvements circulaires d\u2019un Islam mystique, les rituels liturgiques soufistes des derviches tourneurs.<\/p>\n<div class=\"imageblock right\">\n<figure id=\"attachment_143\" aria-describedby=\"caption-attachment-143\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-143 size-full\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/1303887591.png\" alt=\"Daniely Francisque (H\u00e9l\u00e8ne) et Lucette Salibur (la femme qui a perdu son fils), dans Le Collier d'H\u00e9l\u00e8ne, 2009 Th\u00e9\u00e2tre du Flamboyant\" width=\"500\" height=\"330\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/1303887591.png 500w, https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/1303887591-300x198.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-143\" class=\"wp-caption-text\">Daniely Francisque (H\u00e9l\u00e8ne) et Lucette Salibur (la femme qui a perdu son fils), dans Le Collier d&#8217;H\u00e9l\u00e8ne, 2009 \u00a9 Th\u00e9\u00e2tre du Flamboyant<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>En revanche, au d\u00e9part, Daniely Francisque, \u00e0 la recherche de son bijou, est frapp\u00e9e par une hyperactivit\u00e9 n\u00e9vrotique qui, \u00e0 mon avis, aurait pu se ralentir plus t\u00f4t, surtout puisque nous comprenons rapidement ce que cette fr\u00e9n\u00e9sie corporelle signifie. L\u2019arriv\u00e9e de Ruddy Sylaire (un excellent Othello dans une mise en sc\u00e8ne r\u00e9cente de Denis Marleau \u00e0 Montr\u00e9al) qui \u00e9tale ses chiffons devenus des cadavres gisant dans la rue, se livre \u00e0 des moments quasi burlesques qui me semblaient d\u00e9plac\u00e9s. Il est vrai que la pr\u00e9sence de Sylaire est si forte que le moindre effort de cet acteur \u00e0 la voix superbe prend des proportions \u00e9normes. Il faut m\u00e9nager cet acteur, une force de la nature, ce que Denis Marleau et Jos\u00e9 Ex\u00e9lis (metteur en sc\u00e8ne martiniquais et fondateur du \u00ab Th\u00e9\u00e2tre des enfants de la mer\u00bb) ont bien compris. De toute mani\u00e8re, une H\u00e9l\u00e8ne moins fr\u00e9n\u00e9tique au d\u00e9but, aurait mieux mis en \u00e9vidence l\u2019explosion de col\u00e8re de Sylaire qui arrive plus tard, lorsqu\u2019il soul\u00e8ve une H\u00e9l\u00e8ne terrifi\u00e9e dans un geste de violence qui annonce des vengeances meurtri\u00e8res possibles. Un moment int\u00e9ressant qui fr\u00f4le une r\u00e9flexion politique tout \u00e0 fait \u00e0 sa place. Ce moment cathartique selon la lecture de Salibur se retrouve aussi (mais marqu\u00e9e par un rythme plus hi\u00e9ratique) dans la rencontre tragique avec la m\u00e8re \u00e0 la recherche d\u2019un fils disparu qu\u2019elle savait d\u00e9j\u00e0 mort. Salibur, qui joue cette m\u00e8re frapp\u00e9e par la folie, les larmes aux yeux, cerne avec une finesse extraordinaire, toutes les nuances de la situation tragique. Sa gestuelle d\u2019une lenteur gracieuse lorsqu\u2019elle manipule les tissus qui recouvrent sa t\u00eate, r\u00e9v\u00e9lait un jeu discret et d\u00e9licat qui donnait \u00e0 sa douleur une d\u00e9licatesse lumineuse. Une douceur presque maladive devant une telle horreur, qui a rendu le jeu de Salibur profond\u00e9ment \u00e9mouvant. Ce sont dans ces moments qu\u2019elle cerne l\u2019essence affective que l\u2019auteure Fr\u00e9chette aurait souhait\u00e9 capter.<br \/>\nJusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent je connais le travail de Lucette Salibur par ses spectacles pour jeune public. Il est \u00e9vident cependant qu\u2019elle est une com\u00e9dienne accomplie qui devrait \u00e9largir son r\u00e9pertoire et jouer plus souvent les r\u00f4les plus difficiles comme celui-ci. D\u2019ailleurs, dans la mouvance de l\u2019esth\u00e9tique sc\u00e9nique actuelle, sa formation \u00e0 la technique des marionnettes \u00e0 Charleville-M\u00e9zi\u00e8res avec Fran\u00e7ois Lazaro (1993), ce qui explique sans doute son approche si physique avec l\u2019acteur, pourrait l\u2019amener \u00e0 inscrire ces figures symboliques dans des mises en sc\u00e8nes pour \u00ab adultes \u00bb et par la m\u00eame occasion, r\u00e9alise en collaboration avec le sc\u00e9nographe Ludwin Lopez (artiste form\u00e9 au conservatoire de la Havane et cofondateur de la troupe martiniquaise Les Corps beaux), une collaboration qui pourrait renouveler les traditions de mise en sc\u00e8ne en Martinique.<\/p>\n<p>Cette production du <i>Collier d\u2019H\u00e9l\u00e8ne<\/i> fera l\u2019objet d\u2019une table ronde en pr\u00e9sence de la metteuse en sc\u00e8ne et de l\u2019auteur lors d\u2019un colloque \u00e0 Montr\u00e9al au mois d\u2019octobre (Les Th\u00e9\u00e2tres francophones en Am\u00e9rique), organis\u00e9 par Gilbert David, professeur \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Montr\u00e9al.<\/p>\n<hr>\n<p><b>Note de fin<\/b><\/p>\n<p style=\"font-size:13px\">\n<a name=\"end2\"><\/a>[1] <a href=\"http:\/\/theatredublog.unblog.fr\/2009\/03\/07\/le-collier-dhelene\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/theatredublog.unblog.fr\/2009\/03\/07\/le-collier-dhelene\/<\/a><\/p>\n<hr>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-thumbnail wp-image-340\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/Author-Alvina-Rubrecht-Jamaica-150x150.jpg\" alt=\"Author-Alvina Rubrecht-Jamaica\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/Author-Alvina-Rubrecht-Jamaica-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/Author-Alvina-Rubrecht-Jamaica-270x270.jpg 270w, https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/Author-Alvina-Rubrecht-Jamaica-230x230.jpg 230w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/p>\n<p><a name=\"end1\"><\/a>*<strong>Alvina Ruprecht<\/strong> est professeur \u00e9m\u00e9rite de l&#8217;Universit\u00e9 Carleton (\u00c9tudes fran\u00e7aises et francophones) et actuellement professeur adjoint au programme d&#8217;\u00e9tudes th\u00e9\u00e2trales de l&#8217;Universit\u00e9 d&#8217;Ottawa. Elle est critique de th\u00e9\u00e2tre a la Radio nationale du Canada (Ottawa Morning CBC), Vice-pr\u00e9sidente de l&#8217;Association canadienne des critiques de th\u00e9\u00e2tre et co-fondateur de l&#8217;Association des critiques de th\u00e9\u00e2tre de la Cara\u00efbe. \u00c0 part ses&nbsp; recherches et ses nombreuses publications universitaires, elle contribue \u00e0 diff\u00e9rents sites de critique th\u00e9\u00e2trale dont&nbsp; <a href=\"http:\/\/www.madinin-art.net\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.madinin-art.net<\/a> (Martinique) et&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.theatredublog.unblog.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.theatredublog.unblog.fr<\/a>&nbsp; (Paris).<\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">Copyright <strong>\u00a9<\/strong> 2009 Alvina Ruprecht<br \/>\n<em>Critical Stages\/Sc\u00e8nes critiques<\/em> e-ISSN: 2409-7411<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/creativecommons.org\/licenses\/by-nc-nd\/4.0\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"https:\/\/www.critical-stages.org\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/88x31.png\" alt=\"\" width=\"88\" height=\"31\"><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center; font-size: 14px;\">This work is licensed under the<br \/>\nCreative Commons Attribution International License CC BY-NC-ND 4.0.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alvina Ruprecht* Auteur : Carole Fr\u00e9chette. Mise en sc\u00e8ne : Lucette Salibur. Musique : Alfred Fantone. Sc\u00e9nographie, accessoires, costumes, graphisme : Ludwin Lopez. Distribution : Daniely Francisque (H\u00e9l\u00e8ne), Patrice Le Namouric (Nabil), Ruddy Sylaire (plusieurs personnages dans la ville), Lucette<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":340,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-142","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-reviews","","tg-column-two"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2016\/02\/Author-Alvina-Rubrecht-Jamaica.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p7d79A-2i","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/142","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=142"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/142\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":765,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/142\/revisions\/765"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-json\/wp\/v2\/media\/340"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=142"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=142"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.critical-stages.org\/1\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=142"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}